REPONSE DE GEORGE II
demandé aussi si j'avais recu des instructions au sujet des troupes des ducs de Brunswick et Gotha; je lui ai répondu que je les attendais par le premier courrier. »
A l'appui des observations royales, Mitchell recut une note (1)sur « les opérations projetées par la cour de France pour la prochaine campagne », et un résumé (2) « des moyens dont la Grande-Bretagne pourrait se servir pour ruiner les projets de ses ennemis. » Sauf une invitation à s'emparer de la Corse et quelques suggestions sur le langage à tenir à Constantinople et à Copenhague, cette derniére pièce ne fait que reproduire les conseils déjà donnés.
Enfin, après un silence de plus de cinq semaines, parvint à Dresde une dépèche de Holdernesse (3), affirmant que le cabinet nouveau ne modifierait en rien la politique étrangère de ses prédécesseurs. Puis le ministre anglais accusa réception (#) du mémoire et du plan d'opérations du 20 novembre, et comme preuve de bonne volonté, annonça le renvoi à bref délai, sur le continent, des Hanovriens et Hessois qui tenaient garnison dans le royaume insulaire, depuis le printemps de 1756.
De son côté, le roi George adressa à son neveu un billet où il le remerciait de ses offres d’entente (5). « Puisque Votre Majesté veut bien s'ouvrir envers moi des avantages qu'on pourrait retirer de cette guerre si elle tourne avantageusement, je souhaite que Votre Majesté m'en fasse part à moi-même, et pour sauver du temps à cause de l'éloignement et des hasards des vents contraires, en fasse part, par un de ses ministres, à mon Président des finances de Münchhausen que j'instruis là-dessus. »
Quoique le ton de cette épitre ne fût ni empressé, ni en-
\ vol. XIV, p. 167.
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t 172 LA GUERRE DE SEPT ANS. — CHAP. IV.
courageant, et que le choix du ministre hanovrien comme intermédiaire ne fût pas pour plaire à Frédéric qui se méfiait du personnage, il fit à son oncle une réponse gra- | cieuse, et s'emparant du mot «avantages ur lequel son | correspondant avait appuyé, insinua l’ide d'un agran- Il dissement pour la maison de Hanovre aux dépens des évé- | chés d'Osnabruck et de Paderborn. I Laissons Münchhausen et Podewils converser à loisir et l | échanger des dépêches qui d’ailleurs n'aboutirent à rien, Il et revenons avec Frédéric à la question bien autrement | importante de l'armée d'observation. C'est en van que le IS roi de Prusse avait envoyé auprès de la régence du Ha- |, novre le général de Schmettau pour presser l'établisse- | ment des magasins; le président de Münchhausen (qu'il ne faut pas confondre avec son frère de Londres), ne voulait, ou ne pouvait prendre de décision sans en retérer à | Sa Majesté britannique. C'est en vain que le due de 8runs- lance | wick écrivait lettre sur lettre à son beau-frère pour activer et di la conclusion le son traité Ce subsides, en suspens pour paie une « douceur » de 59,000 thalers que lui refusait e mi- disp( nistre hanovrien; rien n'avançait, et cependant !2 :emps une passait. De Londres, Michel, le chargé d'affaires prussien, l'ord dépeignait la situation sous de tristes couleurs !1). Holder- SUSp4 nesse élait découragé; la nouvelle administration. bien coul qu'animée de bonnes intentions, n'avait pas encore pris de On É détermination pour l'Allemagne. « On n'était convenu de | nistt | rien de précis à cet égard, tant à cause de l'incommodité des à du sieur Pitt qui n'avait vu le roi qu'une seule fois depuis mise qu'il était secrétaire d'État, que parce que le reste de ses prop: collègues étaient encore trop occupés des arrangements qui regardaient l'Angleterre en propre, pour songer, comme a il serait à souhaiter, à ceux du dehors, et de l'Allemagne D en particulier, » | vor. XI " (3) H 1) Michel à Frédéric, 14 décembre 1756. Correspondance politique, (4) H
vol. XIV, p. 176. commu
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