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S'EMPARENT D'ARCOTE ET DE KARIKAL. — LALLY

BLOQUÉ DANS PON- DICHÉRY, — SIÈGE ET CAPITULATION DE LA VILLE, — EXPÉDITION CONTRE LES PHILIPPINES. — REDDITION DE MANILLE,

Aux Indes Orientales, l’année 1760 fut aussi désastreuse pour la puissance française qu'elle l'avait été au Canada, Brillamment inauguré par la prise du fort St-David, le commandement de Lally se heurtait à des difficultés sans cesse grandissantes et les plus sérieuses jusqu'alors n'étaient pas du fait de l'ennemi. Au commencement de Janvier 1760, quoique fort compromise, la situation n'était pas désespérée : la révolte des troupes avait été con- Jurée ; Crillon était de retour du Sud avec une partie des troupes si malencontreusement lancées dans ce mouvement excentrique ; Bussy, bien qu'il eût échoué dans la négociation entamée pour s'assurer le concours de Bassalet-Sing, ramenait à Arcote 350 Européens, quelques ci-

payes et 2,000 cavaliers mabrattes; l'effectif français était supérieur à celui de leurs rivaux, malgré l’arrivée en octobre d’un demi-régiment expédié directement d'Angleterre ; en dépit de l'exemple récent d'indiscipline, le moral du.soldat était bon. 11 ÿ avait donc de bonnes ‘aisons d'espérer le succès, quand Lally reprit dans les derniers jours de décembre la direction de l’armée concentrée sous les murs d'Arcote,

Quelques jours après, les Français étaient en route

pour Vandavachy dont les Anglais, mettant à profit l'i-

naction de Lally, s'étaient emparés le 30 novembre et qu'il était essentiel de ne pas laisser entre leurs mains. Par une marche rapide, le général français trompa son adversaire le colonel Coote, lui enleva ses magasine à Conjivarou, s’y ravitailla, et parut devant Vandavachy le 16 janvier au matin avec 600 Européens et quelques indigènes, laissant Bussy pour couvrir l'opération avec le gros des forces à Tripatou. C'était contre son gré que celui-ci se trouvait à l'armée; sous prétexte de santé, il avait sollicité la permission de se rendre à Pondichéry. Lally la Jui avait refusée (1) : « Votre départ de l'armée mettrait la colonie dans le plus grand danger où elle ait encore été... en la privant du secours de 2.000 cipayes qui ne veulent obéir qu'à vous. »

La ville de Vandavachy fut assez facilement emportte, mais le fort, défendu par une garnison de 150 Anglais et 6 compagnies de cipayes, devait offrir plus de résistance. Il eût été possible de brusquer l'attaque, mais le colonel de l'artillerie Durre voulut procéder méthodiquement. On mit # jours à construire les batteries qui ouvrirent le feu le 20 janvier, 2 jours à les rectifier, si bien qu'on donna le temps à Coote d'arriver au secours de la place. Ce dernier était parvenu le 21 à Tripatou que Bussy avait éva-

(1) Lally à Bussy, 14 janvier 1760, lettre cilée par la Revue des Questions historiques, 1‘* janvier 1907.

Sas

Belin

au LS

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