SIÈGE DE LA CITADELLE
« avait consenti à ne laisser que 50 hommes dans chaque 4 1; redoute et que du second piquet l'on mettrait 20 honimes nt dans le redan ; le reste se retirerait à # 1/2 heures avec le ds capitaine auprès de la maison ou muraille du Palais, la nt plus voisine, qui n’en était pas à 100 pas, avec ordre de ri ui rentrer dans la redoute au premier mouvement des en- | ” nemis ou au premier coup de fusil que l’on entendrait Le tirer ». Les capitaines ne devaient retirer « ces 30 homn- mes que par parcelles de 3 à # hommes pour que les enne- “ti mis ne s’en aperçussent pas ». Cette manœuvre, mal exé- 1 né cutée par l’un des commandants, attira l'attention des : ns assiégeants qui attaquèrent la redoute n° 1; « reçus de is facon à les rebuter par le capitaine de Guienne qui vint 1 de soutenir son camarade à la tête de ses 30 hommes, les 4 nt Anglais se portèrent sur la redoute n° 2 dont ils se ren-
dirent maîtres sans tirer un coup de fusil, grâce à la | e mauvaise conduite de deux officiers (1), dont l’un aban- | u
donna l'ouvrage sans résistance, dont l’autre n’essaya pas de rejoindre son poste ». Cet incident entraîna la perte de la redoute n° 1 dont l’assiégeant, soutenu par les troupes de tranchée, s’empara après une vive résistance. et Force fut d'abandonner les autres ouvrages extérieurs et ir de s’enfermer dans la citadelle.
e A partir de la prise des redoutes, les opérations du e siège furent menées avec activité; la seconde parallèle fut t ouverte le 15 tandis que le feu des batteries de mortiers ; et d'obusiers provoquait dans la place de nombreux in-
cendies dans les magasins non blindés et infligeait des pertes sérieuses à la garnison. « Le 19 (2) les ennemis con- ; tinuèrent leur feu; ils travaillèrent à perfectionner leurs 4 différentes batteries, débouchèrent en plein jour de leur a communication près du redan placé entre les redoutes ) n°2 et 3 et gagnèrent par deux zig-zags la croix de mis-
(1) Ces deux officiers passèrent au conseil de guerre. (2) Mémoire Le Cauchois.