CONCENTRATION
pressés par l’armée du Bas-Rhin, le prince Ferdinand ne sera pas nécessité de ra:“embler ses troupes pour s’opposer à ses progrès ».
Pour ses premières étapes en Westphalie, l'armée du Bas-Rhin n'a plus à craindre du prince Ferdinand une attaque probable, il y a un mcis, lors que celle du Haut- Rhin était encore dans ses quartiers d'hiver, mais « il n’en est pas de mème à présent, l’armée du Haut-Rhin va être en état de tout point, et vers le 20 du mois de juin si la terre ne produit pas des subsistances assez abondantes pour des camps stables et à demeure, elle en donnera partout assez pour nourrir l’armée une nuit. D'ailleurs il est impossible de supposer que l'ennemi laissera Paderborn et le pays de Hanovre complètement dégarnis; si l’on tient compte des détachements nécessaires des garnisons et « des malades qui sont en grand nombre, il ne lui sera pas possible de rasssmbler plus de 70 ou 75.000 hommes ». D'autre part, l'armée du Bas-Rhin « devra s'arrêter au bout de # ou 5 marches et séjourner le temps nécessaire pour la construction des fours ». Pendant cette halte forcée, les troupes du Haut-Rhin seraient exposées aux coups de l'ennemi. D'après Broglie, ce n'était pas le moment du départ des points de Dusseldorf et de Wesel qui devrait être combiné avec celui de la marche sur la Dymel ou le Bas-Weser, mais « celui où l'armée du Bas- Rhin, ayant fait, soit à Hamm, soit à Dortmund, ses établissements de farines et de fours, s’ébranlera pour opérer soit sur Munster, soit sur Lippstadt ».
Conformément à ces prémisses, Broglie proposait la date du 10 juin pour le commencement des opérations en Westphalie et celle Au 20 pour le rassemblement autour de Cassel de ses propres forces. Il craignait que la simultanéité du départ des deux armées n'entrainât des retards qui reporteraient au 15 juillet l'ouverture des hostilités décisives et donnait des appréciations fort sages sur
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l'inconvénient de la dualité de commandement : « Mais ce
qui en consommera encore bien davantage, c’est l'envoi
réciproque de mémoires entre les deux généraux, les ré-
ponses, les réponses aux réponses par lesquelles on se
persuade rarement, soit parce qu'étant dans des points
de vue différents on voit différemment les objets, soit }
parce que l'intérêt plus grand qu’on prend même sans
s'en apercevoir à la partie dont on est chargé, aveugle. Il
en résulte que la campagne se passe sans convenir de
rien, que les moments se perdent et qu’on laisse échapper
les occasions les plus importantes et les plus décisives. Le
seul remède à ce mal, dont les conséquences peuvent être |
si funestes, c’est qu’il n’y ait qu’un général qui ne se conk
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