‹ La guerre des BalkansChapitre 9 sur 35 · CHAPITRE TECHNIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE TECHNIQUE

Enfin, en plus de ces il régiments d'infanterie (20 de premier ban, 15 du deuxième ban et 6 surnuméraires), 41 bataillons complémentaires (un par régiment) avaient été formés avec des bommes du premier et du deuxième ban.

Ils servirent, au cours de la campagne, à combler les vides (tués, blessés ou malades) de façon à maintenir, autant que possible, dans chaque régiment une force numérique constante.

L'artillerie lourde de siège, ses cadres et ses servants ne sont pas indiqués dans ce bref exposé des forces de l'armée serbe, qui utilisa 80 pièces de siège au cours de la campagne.

En Serbie, le service, obligatoire pour tous, est d'une durée de deux ans pour l'artillerie et

LES TICTOIUKS SERBES

la cavalerie, et d'un an et demi pour l'infanterie et les autres armes. Les étudiants diplômés et les soutiens de famille profitent de certaines dispenses qui abrègent le temps de leur présence sous les drapeaux.

Les sous-officiers sont recrutés de deux façons ; ceux qui sortent du rang et ceux qui passent par des écoles spéciales pour chaque arme.

Les officiers sortent également du rang, de l'académie militaire serbe ou des écoles militaire de l'étranger (de France, de Russie et, en faible proportion, d'Autriche).

La mobilisation, d(5crétée par ukase du roi signé le 30 septembre 1912, commença le 3 octobre.

Le 30 septembre, un deuxième ukase décrétait la formation et la composition des armées serbes :

La ■première armée, commandant en chef Son Altesse Royale le prince héritier Alexandre, était forte de six divisions.

Les divisions de premier ban de la Morava, de la Drina et du Danube, les divisions de deuxième

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ban du Danube et du Timoc et la division indépendante de cavalerie.

En plus de l'artillerie de corps, elle avait à sa disposition de l'artillerie de montagne, des obusiers et des mortiers.

La deuxième armée, commandant en chef le général Stépan Stépanovitch, était formée par la division du Timoc, premier ban, une division bulgare et, en plus de l'artillerie de corps, de 2 batteries de montagne et de 2 batteries d'obusiers.

La troisièms armée, commandant en chef le général Boja Yankovitch, comprenait la division de la Choumadia, premier ban, les divisions de la Drina et de la Morava, deuxième ban, et la brigade indépendante de la Morava (premier et deuxième régiments d'infanterie surnuméraires), premier ban. En plus de l'artillerie de corps, elle avait 2 divisions d'artillerie de montagne, 2 batteries d'obusiers et 2 batteries de canons de 12 centimètres, modèle 1897.

La quatrième armée, qui se subdivisait en deux colonnes :

1" L'armée de l'Ibar, du général Michel Jivkovitch, composée de la division de la Choumadia, deuxième ban, et du cinquième régiment d'infanterie surnuméraire, avec une division

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d'artillerie de montagne, 5 batteries d'obusiers et 1 batterie de canons de 12 centimètres, modèle 1897 ;

2° La brigade indépendante de Javor, du colonel Milivoî Andjelkovitch, composée du 4" régiment d'infanterie du deuxième ban, du 3^ régiment d'infanterie surnuméraire, du 5^ escadron de cavalerie de la division de la Drina, deuxième ban, de 4 batteries de canons de Bange, d'une batterie de canons de 75 Schneider et de la batterie de la position d'Ougitsé.

L'état-major général disposait en outre directement du 6* régiment d'infanterie surnuméraire, de cinq détachements de mitrailleuses et d'une batterie de montagne.

Le 7 octobre, toutes les troupes étaient mobilisées et prêtes à se diriger vers leurs points de concentration.

L'intendance générale commença à fonctionner le iO octobre.

Le i3 octobre, à midi, le ministère des affaires étrangères remit au représentant de la

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