TOUS
Jlarquis de Vaubert!
KARL
Si vous en doutez, allez le demander à la croix de Saint- Louis, qui est dans son atelier. C'est l'héritage de son père.
LE DUC
Vous seriez le fils du marquis de Vaubert, l'un de mes anciens frères d'armes?
FERNAND (froidement).
Oui, M. le Duc; mais avant tout, je reste le fils de nies œuvres. Vous ravezdil : La vraie noblesse commence au travail, et finit à Toisiveté.
LE DUC {après hésitation).
Eh bien, Valenline? Décide !
VALENTINE [donnant sa main i Fernand).
Vous voyez bien que le Prince n'était pas votre rival.
KARL [à Valentine), Eles-vous contente de moi?
VALENTINE
Je vous savais une belle âme. (Fernand parle à Karl),
KARL [à Fernand).
[Bas). Au lieu d'un adversaire, [haut) vous aurez un témoin^
MAURICE
Nous serons deux.
FERNAND
Merci, mes amis, je n'osais vous le demander.
• LE DUC
Eh bien, mon cher Comte, nous avions oublié le troisième blason.
LE COMTE
Celui du travail. La victoire lui reste.
MAURICE [à part).
Avec la belle.
LA COMTESSE
Avais-je deviné? Mon bouquet a-t-il fait fausse route? GERMAIN {à part).
Je savais bien que monsieur le marquis ne faisait des bonshommes de plâtre que pour ses menus plaisirs.
LE DUC
Germain aurait-il quelque opposition à faire?
GERMAIN
Au contraire, monsieur le Duc. Depuis ce fameux accident où monsieur le Marquis avait sauvé Mademoiselle, il était de la famille pour moi.
LE DUC
Alors...
GERMAIN (humblement.
Mais j'ai gravement manqué à monsieur le Marquis. Dans ma joie, j'osai lui serrer les mains.
vALENTiNE [à Femand).
11 m'a élevée!
FERNAND
Voici ton pardon {Il lui tend la main).