‹ La guerre des blasons: comédie en trois actesChapitre 22 sur 22 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Jlarquis de Vaubert!

KARL

Si vous en doutez, allez le demander à la croix de Saint- Louis, qui est dans son atelier. C'est l'héritage de son père.

LE DUC

Vous seriez le fils du marquis de Vaubert, l'un de mes anciens frères d'armes?

FERNAND (froidement).

Oui, M. le Duc; mais avant tout, je reste le fils de nies œuvres. Vous ravezdil : La vraie noblesse commence au travail, et finit à Toisiveté.

LE DUC {après hésitation).

Eh bien, Valenline? Décide !

VALENTINE [donnant sa main i Fernand).

Vous voyez bien que le Prince n'était pas votre rival.

KARL [à Valentine), Eles-vous contente de moi?

VALENTINE

Je vous savais une belle âme. (Fernand parle à Karl),

KARL [à Fernand).

[Bas). Au lieu d'un adversaire, [haut) vous aurez un témoin^

MAURICE

Nous serons deux.

FERNAND

Merci, mes amis, je n'osais vous le demander.

• LE DUC

Eh bien, mon cher Comte, nous avions oublié le troisième blason.

LE COMTE

Celui du travail. La victoire lui reste.

MAURICE [à part).

Avec la belle.

LA COMTESSE

Avais-je deviné? Mon bouquet a-t-il fait fausse route? GERMAIN {à part).

Je savais bien que monsieur le marquis ne faisait des bonshommes de plâtre que pour ses menus plaisirs.

LE DUC

Germain aurait-il quelque opposition à faire?

GERMAIN

Au contraire, monsieur le Duc. Depuis ce fameux accident où monsieur le Marquis avait sauvé Mademoiselle, il était de la famille pour moi.

LE DUC

Alors...

GERMAIN (humblement.

Mais j'ai gravement manqué à monsieur le Marquis. Dans ma joie, j'osai lui serrer les mains.

vALENTiNE [à Femand).

11 m'a élevée!

FERNAND

Voici ton pardon {Il lui tend la main).

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