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La guerre des Iroquois, 1600-1653 [microforme]

Avant de pouvoir expliquer les luttes que la colonie du Canada eut à supporter au XVI siècle contre les Froquois. il faut se rendre “ompte des populations découvertes dans ces territoires piur les premiers explora tours, nsuite le reste se présente facilement à notre intelligence ; les motifs des aggressions des Froquois viennent à la surface et rendent les événements plus compréhensibles, tandis qu'on 4 pris trop souvent habitude d'en parler sans chercher à voir elair dus lt eanse unique qui les 4 produites.

Une carte géographique sous les Yeux, partons de lt Pennsylvanie, et traversons le Connecticut, le Rhode-Island, le Massehusetts. 1e Now Hiunpshire, le Maine, le Nouveau-Brunswiek, la Nouvelle-Écosse, toute la province de Québec, la rivière Ottawa, le lac Nipigon, le saut Suinte- Marie, le lac Supérieur, le Wisconsin, le Michigan, lindiana et l'Ohio Nous sommes, dans tout ce vaste cercle, parmi des tribus algonquines. peuples chasseurs et pêcheurs, sans habitations stables, sans wouverne ment, sans caractère élevé. Imprévoyants de toutes manières, ces gens vivaient au jour le jour, souffrant des rigueurs du elimat, qu'ilsne savaient pas combattre, de la famine qui résultait souvent de leur manque d'orga nisation, de l'abondance pareillement, dont ils faisaient abus lorsqu'elle se présentait. Quant à la langue, c'était bien lt même dans toute l'étendue en question, mais elle se divisait et se subdivisait en une infinité de dialectes et de patois qui la rendaient presque méconnaissable de 100 lieues en 100 lieues, Le parler le plus pur se rencontrait sur lOttawa, à l'ile Manitoualin, au Wisconsin, aux Hinois. Le type physique était plutot celui des Européens que des Asiatiques. La peau était blanche et non pas rouge, parait évident que ces peuples avaient une origine commune. peu différente de la nôtre, Ces hommes étaient des sauvages, des primitits, n'ayant pas encore su comment s'élever au-dessus de la brute et ne je désirant pas. C'est le bas de l'échelle de l'humanité,

Examinons maintenant l'intérieur du cercle qui vient d'être tracé : le Haut-Canada, l'Etat de New-York et le nord de la Pennsylvanie, avait pour oceupant la race huronne-jroquoise, composée de tribus sédentaires, ayant des villages fort bien bâtis, cultivant le sol, possédant une administration publique efficace, et des industrie de beaucoup supérieures à celles des tribus algonquines. Très prévoyants en toutes saisons, ces gens vivaient confortablement et, de plus, le climat de leur pays les favorisait, de sorte qu'ils présentaient l'aspect d'un groupe quasi eivilisé au milieu des bar

Sec, I, 1897. 5,

es

les ontourietnit Leu développement en ce sons ferait d'eux caujourd hui un empire comme on CAL VUE AU temps des anciens D AL érique n'eût pasété découverte, Cette supposition ne signitie pus qu'ils se seraient détiuts de leurs pratiques ruelles, car la cruauté est ce qui résiste le plus longtemps chez les hommes, témoin l'Egypte, lu Grèce, Rome et FÉspagne mass pote toutes tins, on les verrait. en 1900, approcher di l'état où nous avons trouvé Île Mexique et le Pérou. sinon dans le luxe, du moins dans une position sociale avancée, La teinte rouge de leur peau indique ue SOUrCe autre que celle des Alwonquins, dont ils différent généralement sous les mipports essentiols. [faut admettre qu'ils avaient fait quelques pas pour SOrTTU UE ke condition du sauratyes et, pur là méme, ils tenaient une supériorité sur leurs voisins du grand cercle ci-dessus décrit. Comme les habitants de it Germanie, is pouvaient se

dive cmeun (allemands). les hommes par exvellence, Leur langue était

belle, pleine de ressourees, et ne varit pas trop d'une tribu à une autre Vers l'année 1600, les Hurons Froquois étuent placés conime suit duus de Haut-Canadu ils oc upaient moitié sud-ouest de cette province où sont les meilleures terres, sous un ciel plus favorable que li partie Hot S Ceux qui étiuient upprot hes du luc Simeoc et de la baie Geor

sienne furent appelés Eurons par les Frances. & euuse de Hit mode qu'ils

aviuient de relever leur cheveux comme une hure de sungler. Les autres se hommident la nation Neutre, le peuple du Fabia Ces derniers S'éten-

ent vers Goderich. sur delue Huron: les Nentres, vers Saint Thomas, sur uv Erié

A l'est des deux grands faces, à Butulo, Rochester. DU PACUSC, Oswerro, Ctiea, Alban, étuent cinq tribus que les Francais nommèrent Froquois parce que Jeurs oruteurs terminaient leurs harungues, à la facon des Grecs d'Homere, en prononçant /re où plutôt Hir Pair dit. Une sixième fumille habitait le nord dela Pennsylvanie et portuit ie nom d'Andastes, Une septieme, les Eriés, occupait Je sudeest du lac de ee nom: la huitième Sétendait jusqu'a la Virginie; cétaient les Tuscurorus.

Les urons, vers 1600, se trouvaient nombreux et pouvaient mettre trois mille hommes sous les armes, Si nous ne nous trompons. Les Fro quois he comptaient guère dans de monde”. par suites à ce qu'il paraî trait. des défaites subies dans les combats naiss nous verrons bientôt que “ce pe qui en restait, comme un germe généreux, poussa vigoureuse ment et remplit koterre”, selon que S'exprimait un père jésuite cinquante ans plus tard,

Dans tous les pass d'Amérique nous avons trouvé les nations sauvages aux prises les unes avec les autres; ainsi en at-il été partout sur le globe, depuis Adam et Eve

Les Froquois d'Albany. appelés Agniers (en anglais Mohawks) étaient les plus belliqueux des cinq groupes dont nous avons parlé. Ts descendaient par la rivière Chambly et ravageaient les campements des Algon-

«ULTH | LA GUERRI DES FROQUOIS 67 d'eux L joins sur le Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, Telle était la situn ncicns Le Don lorsque Claomplain arriva, en 160%, Comme cet explorateur fréquen. nitie u Lait nécessairement les Algonquins il tinit par se battre de leur côté pour ité ent & a sauvegarde personnelle (1609). Les historiens ont tiré de te, lu va 4 1900, > redoutable confédération indienne que l'histoire de | Amérique du Nord

sinon 10 nous fut connaitre. Fn'attaquait pas il se défendait

rouge

ce fuit des nelusions exagérées. jusqu'à dire que Champlain <attaquait à la plus

de plus, la con.

iédération t'existuit pas encore, et ce ne sont pus les coups darquebuse de nt ils "18 Champlain qui Pont fait maitre. Mutant dire qu'Énée ciportunt SON pére qu'ils “1 en Halie prévovait la conquête du monde pau les Romains. ‘t, pur |

Observons aussi que les Awniers ne tirent point la guerre aux Français pour com cercle mencer, maius qu'ils en voutdient aux Mwonquins et que les Français, sur lent se vent dans le pPuvs pour A premiere fois, se trouvérent méôlés st conflit

e était C'était un début assez malheureux. pourtantils ne pouvaient éviter. Le

autre pire, c'est Qu'ils auraient dis attendre et couper de mal dans ko racine

suit en allant écraser les Auniers chez eux, Québec étant gouverné de Paris,

‘ovince : il tut impossible à Champlain d'obtenir maintforte, Toute hr question partie v est là

“(ieor En ét les Hollandais où Flumands établirent le poste d'Orange, où e qu'ils tt est Alban à présent. année suivante quelques d'entre eux accom

Ut TCs de pagnerent les Proquois qui allaient combattre une tribu quelconque, amie

s'éten- 72 les Hurons. Trois Hollandais furent pris mais renvorvés tssitôt pur es

AS, Sur pi Sauvages, qui les crurent Français d'après ce que tes Hurons leur avaient

dit des homines blanes de Québec, Ces Européens supportaient done les sweuo, 24 roquois à li guerre ?

loquois En 1615, les Hurons pousserentuneexpedition jusqu'à Svracuse, dans

RS Grecs qu. Ptat de New-York. et retraitèrent sans succès: Champlain était avec

sixième fr | EUX, 66 qui est bien plus grave que Fatuire de 1609,

idastes, î Nous voilà parfaitement certains que les Furons et les Froquois se

utième 4 comportaient dès lors comme deux puissunees rivales Test impossible i 4 le savoir depuis combien de temps durait cet antagonisme: en tous ets

mettre À # ilne finit qu'avec la dermère bourgade huronne, quarante ans plus tord,

ee [ro ÿ M" Etienne Brulé était en 1615 chezles Andastes (Pennsvivanie). et ce peuple

pa rai tôt que

de lungue huronne-iroquoise fusait ht guerre aux Froquois d'Onnontagué.

La Relation de 1660 (p. 6) nous fournit une bonne entrée en matière ireuse au sujet de ces deux frères ennemis Des cinq peuples qui composent quante toute lt nation iroquoise, ceux que nous appelons Agnicronons ont été tnt de fois au haut et au bas de la roue en moins de soixante ans, que 1H Sa U- nous trouvons dans les histoires peu d'exemples de pareilles révolutions...

ut sur Vers la tin du dernier siècle, ils ont été réduits si bas par les Algonquins

quil n'en paraissait presque plus sur lu terre, néanmoins ce peu qui res-

étaient LR tait, comme un germe généreux, avait tellement poussé en peu d'années, lescen- à qu'il avait réduit réciproquement les Algonquins aux mêmes termes que Algon - x lui. Mais cet état n'a pas duré longtemps, eur les Andastogehronnons

Rs Ets — rs F Item . Pr eriereres u = .

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et > à

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r OCIÉTÉ ROYALE DU CANADA

tirent 1 bonn ucrre, pendant dix tiens qu'ils turent renversés pour la seconde fois, et nation en lui presque éteinte, du moins telle ment humiliée que Le nom seulement d'Algonquin les faisaient frémir et son ombre semblait es pourstiv re Tusque dans leurs fovers7 Cet écrase ment des Agniers par les Anduxstes,on ontre que la confédération iroquoise elle existait déjà (1620-1680), n'était pas encore assez bien formée pour HCCONTIE COUT de ses membre qu'un aunæotr SÉTICUX imentneuit, Lau lb lation continu C'était su tempsoû les Hi Handuis s emparerent de ces cotes-lù et qu'ils prirent goût au castor de ces peuples, 14 a quelque trente ans" Los Helations de 1637 Cp 158) et ET CPS), ajoutentices lenselwnoments ‘Los suuvaues d'Andustohé Que HOUs CTOVONS être Voisins de la Virginie, avaient autrefois de grandes alliunces avec les Hurons, en sorte qu'il se trouve encore dans leur PUS US LOTS de leurs contrées (des Hurons). Les Andustes habitaient sur les bords de la Suquehana et se rendaient jusqu à la mer d'où ils rapportent des coquillages qui servaient de mon naie duns les échanges entre tribuseest pourquoi on les appelaient #7 peupie de la poreelain

Les cinq nations iroquoises étaient placées à peu près duns l'ordre suivant: Agniers (Mohawks), au nord d'Albany et de Sehenectads Onnevouts (Oneidu), derrière Oswego : Onnontagués (Onondasros), vers Syracuse : (rovogonins (Cavugas). près Rochester: Fsonnontouans (Senecas), à Fest de Buffude. Les Eriés venaient ensuite, Je Tong d'une partie du lac Erié, près de Cleveland et de Sandusks

Champlain écrit: Proquois, Frocois, Y'rocois ; les jésuites : Hiroquois, lroquois, Les Hollandais appelaient les Xgniers : Maquois : les Angluts en ont fut Mohawks. Quand les Algonquins voyaient venir les Froquois, ils s'écritient Vattaoué! es ennemis.

L'apparition des Françcus dans le Haut-Canadu n'était pus de nature äintimider les Froquois, puisqu'ifne S'agissuit que de quelques hommes, les uns missionnaires, les autres courant à la recherche des pelleteries, mais en 1654 ce nombre augmenta, et bientôt toute une politique nouvelle et à longue portée Fat conçue par les Cinq-Nations. comme on désignait les Froquois, Eux-mémes se qualititient d'Onguehonue : hommes su pré ricurs ; etencore de otinnonchiendis: es cabanes où maisons parfaites. La tendance à former re umon entre les cinq branches se manifesta à mesure que les chefs comprirent les changements qui s'opéraient, Derrière eux. ils avaient les Anglais de la Virginie, les Suédois du New-lersev. Tes Hollandais du Manhattan (New-York) et d'Orange, lesquels ne leur disaient men de bon tu cœur, mais cependant les incitaient à ke procurer du castor, dont le commerce était protitable aux deux parties. Les plus belles peaux se rencontraient dans le Haut-Canada, et les Hurons et les Froquets les Hvruient aux Francais Ces Froquets, peuple de langue algonquine qui disait avoir possédé l'ile de Montréal, occupaient le territoire compris entre Kingston. Vaudreuil et Ja rivière Rideau.

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[sULTK] LA GUERRE DES TROGOUOTS (He)

Les Froquois avaient done devant eux leurs anciens ennemis doublés d'éuropéens accapareurs, comme ils avaient derriére eux d'autres hommes de race blanche prêts à tout envahir Hs décidèrent d'emplover lt diplos matie afin de n'être pus serrés entre ces deux influences et de los exploiter uleur profit, De ce plan, qui fat poursuivi avec une tenucité et une adresse rares, naquit la guerre permanente contre les Hurons et tes Fran quais. non pas lu guerre de 1600 ù 1630, consistant en une ou deux maraudes d'Agniers chaque année où tous les deux où trois ans, muis une suite d'opérations calculées d'avanes et visant à un but unique à double ettet ; contenir les Européens, agrandir la doinination des lroquois. Cette conception nationale est digne du génie des Romains,

N'oublions pas les Sokokis, de li rivière Connecticut, et les Loups (Mahinguns, Mohicans), des deux rives de l'udson. gens de langue algonquine. ennemis des Froquois, mais que ceux-ci battirent complètement sous les veux des Hollandais. de manière à tenir ces deux peuples sauvages sous leur dépendance, De fait, à partie de 1650, on trouve les Sokokis et les Loups naturalisés Froquois,

En regardant autour d'eux, les Froquois pouvaient voir dus le Maine les Abénakis, dans Le Bas-Canadu, les Algonquins, puis les Froquets, les urons, les Neutres, les Petuneux, les Muscoutins, les Eriés, les Andastes, I s'agissait, pour exécuter leur plan, de détruire toutes ces nations les unes après les autres où les unes pair les autres,

Limpéritie du gouvernement français ne mit que peu où point d'obstacles à son exécution. Quant aux Anglais, Suédois et Hollandais, ils recucillaient des bénétices du triomphe de nos ennemis, parce que le commeree des fourrures passait ainsi de leur côté sans sacrifice de leur part.

Les Français qui allaient faire la truite dans le Haut-Canada n'y séjournaient pas longtemps chaque fois-et les Troquois le savaient bien. n'y avait à craindre que les Furons et, pour ce qui est des six où huit ‘robes noires” qui demeuraient tout à fait duns la contrée, on les prenait pour les principaux commercunts françuis—les premiers qu'il fallait détruire, Ce fut à tout le mobile de lfroquois dans son acharnement à poursuivre les missionnaires, car d'idée de religion il n'eut jamais, et il n'a à cela absolument rien compris. On 4 prétendu que le diable inspirait à ces Sauvages da haine du christianisme: cela est possible, mais nous H'avons aucun moyen de nous en assurer. L'Froquois étant un être oui matériel ne se trompait pas sur ses interêts immédiats en ce bus monde; c'est pourquoi, voulant prendre du castor, il anéantit les Hurons qui le génaient et enveloppa dans su vengeunce les hommes blancs qui tavorisaient ses ennemis héréditaires, Les apôtres de Jésus-Christ n'eussent probablement pas été inquiétés si les commerçants de fourrures n'avaient pas vécu à leurs côtés,

Au mois d'août 1639, Champlain s'adressant au cardinalde Richelieu, insistait sur la nécessité de restreindre pur la force les courses désastreuses

des Hroquois : #Hne faut que cent vingt hommes, armés à la légère, dit il, pour éviter les flèches, ce que Aya avee eux deux où trois mille Suu vases de guerre, Nos HO, CHANSON OT NC rendrait maitre ubsolu di tous ces peuples, en y apportant Pordre requis. et eecr ti mentera le culte de la relwion un trail Hi royable , Le ministre ne tit rvion, Champlain mourut 9% décembre de cette annee Le Canada fut laissé à Dai méme et, pour surerort de désolation, les Hollandais d'Albans ven divent des armes à leu aux Droguois Ceuxeci se mirent résolument en campagne (1696-37) et leurs bandes intesterent à lu fois le Faut et Le Bus Canada. La guerre contre les Turons étuit en plein mouvement dès 1636 Env a pas de doute que, pur les Hollandais et les Suédois, les oinq Nutior VAIO ut a France était enouvée duns deux otl trois euerres dont elle pouvait difficilement sortie victoriense Devonsnous comme les Froquois, Orer une conclusion et dre que fi France ne pouvait ven HUre pour st COTON ; La peu de secours que hous fui demandions H'atiritil dininué ni ses l'ESSOUrOCS, HE SON Tee, HE son prestige on Europe, et, en nous l'accordant. elle eût établi sonempire dans l'Amérique du Nord

Le spectacle que nous présentent certaines parties de FAfrique en ce moment est fa r'épetit on de ct qu s'est vu en An rique entre os pre miers conmmerçgints européens de nations différentes qui ont paru dans ces pays nouveaux: ils ne font pas ht uuerre eux-mèmes, is portent les su vagres à attaquer les comptoirs FAUX

Les Wénrohronons (ainsi nommés dans une Relation) qui vivaient

au delà du lac Er. à plus de 0 lieues des Furons. étaient d'anciens amis

des Neutres. Les Froquois les attaquérent en 1639 et les dispersérent; plus de six cents de ces malheureux. ktplupart femmes et entints, furent recueillis put Hurons et pur les Neutres de Khiatou, dont hobourgad étut sitnée au nordeest de Sarnia-plus God mission Saint-Michel Ces

Wenrobhronons devient étreune branche des Érviérohinons, peuple du Chat

étaDi Vers Cleveland et NSundusks Hot loin de ALL ques bouresdos des Neutres, lesquelles S'avancaient usqu'u Poledo auprés avoir franchi la rivière P'éti : Leu neue était celle des urons. des Noutres et des IE quo Lu dispersion de 16:09 refoula princrpuul sroupe dus Érics VOrs Le cet Etat actuel de FObio, ou ils demeurérent une dou ZA une LHUIS runs Villages cnitivant la terre pour vivre, SCIOIL IOUI AHCICHHE COoUtUIne,

Les Neutres (Attiwindorons QUI. Jusqu'à GS. aviient gardé leur

RENTAL raditionnelle entre les Hurons et les Froquois, devinrent en

butte aux coups de ces derniers. TK 0 cupiuent espace compris entre fa riviere Nbr lil Sur Goderi h ol Lfin Iton (hi comptent trente-six villawes renfermant quatre mille guerriers on 1616.16 méme nombre en 1641. avec une population de 12,000 mes à cette c|

dernière date: inuis ce dtire avait ete j'itis leve ŒUEIQUES ANNECS Up Avant, Sur la carte de

Galnée, 1670, on voit, près de M iplacement de fa ville de Familton. ces

AULTK | LA GUERRE DES TROQUOIS 71

dre, dit ! mots, placés à la tôte d'une rivière 5 0 el était autrefois ho nation Neutre lle Sau # nu défrichant le sol duns cette localité, on a trouvé sur l'étendue d'une solu di 14 terme ordinaire, huit cents cusse-tôtes te Tuissés probablement à lu suite htera le L: lune bataille où les gens de l'endroit auraient eu le dessous puisqu'il n'est tit rien, qe POSTE Personne PO MENASSEr Ces armes, La Mviôre en question via tom ut laissé ver au lac Erié ; vers son embouchure, hon loin de Suint Thomas, comté nv ven L d'Elgin, a été déconvert des vestiges abondants et curieux d'un village, PRE en À ou méme, croiton, de he eapitale "du peuple Neutre, Les missions ou lu Bus 4 chapelles les plus importantes que les jésuites établirent Jusqu'à 1690 duns ent dès À e territoire de cette nation se nommaient Notre-Dame-des Anges, pros dots. les # Brantford, Saint-Alexis, près Suint-Thonmus, Sun Joseph, dans le comté où trois k de Kent, Saint-Micael, au nordeest de Sarnia, et Saint François, un peu à néeNotis 4 l'est de Sandwich; il avait en outre quatre où cinq villages de Neutres pouvait ee de l'autre côté de la rivière Détroit. sur le sol actuel des États Unis, anditons " La conquête en règle du HauteCanada commença par une attaque Europe, #1 des Troquois contre les Neutres, dé tianière à cravercenx-ci et à les con- Lu Nord 4 tenir tandis que, par la suite, les Furons serient envahis a leur tour. De Lo en Co 24 Huit l'écrasement final des Neutres n'eut lieu qu'en 1650, après la défaite les pre Ë totale des Hurons. Le génie des Troquois leur dietu, à partir de 1639.40, dunsévs un plan d'opérations comparable à celui qui S'empara de Napoléon en lea writt- D. 1S05. Subjuguer, les unes après les autres, les races qui les entouraient et traiter comme des quantités négligeubles les établissements des Frunçuis, vivaient ‘ des Hollandais, ete, devint leur politique visible, et ils a poursuivirent ens amis sans relâche durant un quart de siècle, c'estècdire jusqu'à l'arrivée du ré sérent : cunent de Carignan, furent Charlevoix, commentant a situation, dit Les Troquois assurés ouregcde } étre soutenus des Hollandais qui leur fournissaient des armes et des el, Cvus Hiutitions el à qui ils vendaient Les pelleteries qu'ils entevaient ù nos allics, Lu Chat continnaient leurs courses et leurs brisandages Les rivières et les lues actes: dus 1 éluent infestés de leurs partis; le commerec ne pouvait plus se faire sans mehi la ii de grands risques. Les Furons, soit par indolence, soit par la crainte

Pirriter un ennemi qui avait pris sur eux une supériorité qu'ils ne pou valent plus se dissimuler, soit entin qu'ils ne fussent point encore persti dus que les Froquois en vouliuient à toute lu nation. laissent désoler leurs lrontières, sans prendre aueune mesure pour éteindre un incendie qui les ehvironnait de toutes parts.” dé leur ni Le trére Sagard (1625) homdnic les Efurons Houtndates, dont ON & irelit en 274 Rut Orendat, Wyandots et Yandots. Hs habitaient entre les baies Matches: entre lit dash et Notawasauu, et li rivière Severn et le lue Nimcoc, Leurs cultures

ontesix | cobsistaient en citrouilles, blé d'Inde, fèves, tabac. chanvre, Voici les

nbre en il noms de leurs quatre principales tribus : l'Ours (Antigouantans), le Loup

iitis ce nn me mare :

carte de Voir les ouvrages de M, David Bo;le sur les Sauvages du Haut Canada,

«it , , , * , , * + DE] - | Voir The Country of the Neutrals, par Jiumes 1 Coyne, StThomas, IS05 ton, ces ‘

nie 2

Autiwonenons). le Faucon (Arendoronons), le Héron (Tahontaenrats).! Les din ou six principales missions des pères jésuites se nommaient Sainte- Marie { Attasonchronons), Saint-Joseph (Hhonatiria), Suint-Fgnuce, Saint- Michel, la Conception (4ssossani), Saint-loseph (Feanaustayiæ),

D'après Champlain, les Hurons, en 1615. comptaient de 20.000 à 30,000 âmes, ce qui embrasse probablement les gens du Fabuc ou Petuneux. En 1659, les missionnaires portent à 12.000 mes le croupe huron, sans y inclure la nation du Tabac (Finnontates) qui habitait les pentes occidentules des montagnes Bleues, à hutète de la baie de Nottauwasaga, dans le township dece dernier nom. à deux jours de marche des villages hurons, et avait neuf ou dix boureades renfermant à peu près 10,000 mes en tout. Ou a retrouvé les traces de trente-deux villages et de quarante cimetières ou dépôts d'ossements humains dun: cette région, À partir de 1640, les letuneux furent plus que jamais unis aux Hurons Les chapelles de Suint-leun. Saint-Mathieu et Saint-Mathias étaient, chez eux. le centre de dix où douze missions dispersées dans les comtés de Simcoe et de Grey, M. David Bovle, bien connu pur son crudition en ces matières, dit que ce peuple était plus intelligent et plus mdustrieux que les autres sauvages de Amérique du nord,

Au mois de juin 1641 les Huürons, descendant à la traite de Trois iivieres, trouvèrent ce posté bloqué par les Froquois que lon pensait occupés bien loin de là: mais aussitot que Pune de leurs expéditions avait porté un coup quelque part. ces infatisubles destructeurs féignaient de ne plus poursuivre leur fortune, pour aller se rabbattre sur un autre point et, par ce moyen, faisant toujours htguerre, ils excreaient leur jeunesse de imanicre à recommencer des CHUMPALTICS SUIS COSSC tructucuses et que notre faiblesse éncourageut

Les Neutres devaient leur nom au rôle pacitique qu'ils jouent entre

les diverses tribus huronnesiroquoises du nordet du sud des faces Ontario et Erié. HS n'avaient pasla méme attitude visavis certains autres peuples, principalement les Mascontins où gens du Feu, de lanoue algonquine, qui démeuraient au delà de la rivière Détroit. Cette nation très norubreuse étendait sa droite jusqu'à l'extrémité ouest du lac Érié tandis que sa

wauche touchait la baie de Saginaw, Les Neutres. coulisés avec les Otra Was, tuisuient fa mucrre aux Mascoutins dès 1615, de sorte que ces derniers répondent aux attaques qui leur venaient pur le lac Erié et par le lac Huron, eur les Ottawas (lanene algonquine) habitaient le comté de Bruce et lie Manitoualin, Ces hostilités duraient encore en 1642. comme

ie montre la Relation de IG44 p. 97 : “Le peuple des Noutres est toujours

en cuerre avec ceux de la nation du Feu. Hs v'ullèrent l'été dernier (ce

Voir Pelation du P. Bressani, publiée en IS53, p.22, Nous suivons l'étude

que M Fable We R, Harris, doyen de St-Catharines, nous donne dans son bel ou rage : History of he Eurly Missions

où Western Canada, publie par Hunter, Rose, Toronto, IS05

—— . — RES SR ER Te ee Un

taenrats).!

ent Saintece, Suint- ).

e 20.000 à Petuneux.

l'on, SANS V #s occidenwa, dans le s hurons, et es en tout.

cimetières le 1640, les hapelles de le centre de ee trrev, M.

dit que ce

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ent entre es Ontario res peuples, nquine, qui hotubreuse ndis que sa ec les Otra ces derniers tparle lac

comté de 642, comme Us toujours dernier (ce ivons l'etude

ù bel ouvrage :

lunter, Rose,

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