‹ La guerre des Iroquois, 1600-1653 [microforme]Chapitre 2 sur 12 · SULTE] LA GUERRE DES IROQUOIS · texte numérisé non relu

SULTE] LA GUERRE DES IROQUOIS

passage est du mois de juin 1643) en nombre de deux mille, et attaquérent un bourg bien muni d'une palissade et qui fut fortement détendu pur neuf cents guerriers qui soutinrent Passant: entin ils le foreérent, après un siège de dix jours. en tuèrent bon nombre sur la place, pire huit cents captits. tant hommes que femmes et enfants, après avoir brulé soix ante et dix des plus guerriers, crevé les yeux et cerné tout le tour de la bouche aux vieillards. que par après ils abandonnèrent à leur conduite atin qu'ils trainent ainsi une vie misérable, Voilà le fléau qui dépeuple tous ces pays, eur leur guerre n'est qu'à Sexterminer. Cette nation du Feu est plus peuplée, elle seule, que tous ensemble ceux de fa nation Neutre. tous les Hurons et les Troquois ennemis des Hurons : elle contient crand nombre de villages qui parlent la langue algonquine, qui (liquelle) règne encore plus avant”?

On peut considérer les Mascoutins. au cours des années 1613-1660, comme le principal peuple de l'État actuel du Michigan, depuis la ville de Détroit jusqu'au passage de Makinuw.

Le spectacle de ces luttes de barbares, semblable à celui que le centre de l'Europe avait vu il y a vingt siècles, se présente à nous sous son aspect géographique: c'était un mouvement rotatoire autour du lac Huron, Les Hurons, les Petuns (nation du Tabac), les Neutres, les Froquois aliaient attaquer vers le sud les Ériés et les Mascoutins. Ces derniers semaient à eur tour lu terreur chez les Ottawas du comté de Bruce et de File Manitoualin. et jusque chez les Amikoués (peuple du Castor) dans Le district d'Alvoma. sur la terre fermes au nord du lac furon, Autour de cette nappe d'eaux courait ainsi le tourbillon militaire qui affaiblissuit sept ou huit peuples vaillants au bénétice futur des Troquois.

L'année T4 fut marquée par un changement notable dans la stratégie des Froquois, Jusqu'alors is S'approchaient de nos postes en troupes nombreuses, et cela pendant l'été seulement, quand les rivières étuent libres: mais, à partir de cette époque, Hs moditièrent leur plan de eaumpagne et se divisèrent par bandes de vingt, trente, quarante, cent honimes, et se répandirent sur tous les passages du Saint-Laurent. Quand une bande s'en va. écrivait le P. Vimont, Pautre Tui succède : ce ne sont que petites troupes bien armées qui partent, les unes auprès les autres, du pays

es froquois, pour occuper li Grande-Rivière (Ottawa) et y dresser pare tout des embuseades, dont ils sortent à limproviste, se jetant indifférenment sur les Montagnais, les Algonquins. les inrons et les Franeuis. On nous à écrit de France que le dessein des Hollandais est de faire tellement harceler les Français par les Froquois, à qui ils fournissent des armes, qu'ils les contraignent à quitter le pays et mème d'abandonner la conversion des sauvages" La colonie française n'avait point de soldats pour la détendre, encore moins pour aller faire la guerre au Haut-Canada

Les Troquois, voulant à tout prix, isoler les Français de leurs alliés lo), formèérent dix bandes qui se partagèrent tout le pays Les deux

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premières occupaient les portages de la Chaudière et du Rideau (où est In la ville d'Ottawa): la troisième surveillait le Long-Saut ; la quatrième se tenait dans Jes facs dos Deux-Montaones et Saint Louis : li cinquième occuput File même de Montréal : la sixième interceptait le passage de la branché nord de lOttawa où riviere des Prairies ; les septième, huitième et nenvième se tenaient sur le Richelieu, le lac Saint-Pierre et aux environs de Trois-Rivières: at dixitme. enfin. colonne volante et plus considerable, se réservait pour l'attaque du pays des Hurons.

Au printemps de cette année, le PP Bressant fut enlevé près de Trois- Rivières. 6t ses COMpRLSNONS SU fes. massacrés. Dans la bande qui exéeuta ee coup iv avait Six Hurons et trois Loups (Mohicans) naturalisés Froquors Pendant un demi siècle on rencontre dans les ranes des Cing-Nations des mélanges de ce ventre provenant des peuples conquis. En septembre (64 M Williun Kieft. gouverneur général de la Nouvelle-Beleique’ tra te pere Bressnt des mains de ses bourreaux et le tit passer en Hollunde,

\umois de juillet FO arrivèrent de France un certain nombre de personies parti lesquelles une compaunie de soldats commandée par un nommé Laburre Les Froquois régniaient en maitres par tout le Canada, aitis corn prenant que la chance des HARRIS, pouvant tourner contre CUXx si les troupes Françaises entraient en lutte is parlèrent de la paix, espérant

par cette démarche ture discontinuer Fenvoi des rentorts de cette nature,

et cleulint bien qu'il serait toujours temps. une fois la quiétude rétablie pion nous, de preparer quelque terrible surprise contrée [x colonie, ou les Fuirons où les Alwondquins et peutétre les trois ensemble, Ce strata-

gène leur réussissait invariablement, parce que les Fraineuis SV laissaient

prendre avec une inerovable facilité-et d'ailleurs is n'étaient pas en Hièsure d'agir autrement Vinet deux soldats parürent, l'automne de Lit. avec les Furons descon: Wa la crande traite de Trois Rivières : ils

devinrent à Frois-Rivières je 7 septembre 1645 en compagnie de soixante

canots hurons charges de pelleteries TP v eut en co Heu une assemblée solennelle de toutes les nations, où ltpaix générale fut proclaumee à la ACCRO CS CROIS FO UOIS Hitis ue sunée ne s'était pat écoulée apres

ü UN-C1 OVH Ehaclie de guerre en apprenant que lai France

He promet ane nouveau secours à Ja colonie. Tous les Francais du

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; wietises Unies en trois chdroits : Québec, Trois:

Les Froguois parnrent eh armes Pautoimmne de [646 au Homent ou

P. Jouues Sombarquit à Trois-Ri |

| uvieres pour aller passer Fhiver parmi CUS SEION QUES en avitent exprimé le désir Ce missionnaire fut assom mit Heonpide hache et on tit également périr Lalande, son domes-

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[&ULTE] LA GUERRE DES TROQU'OIS 78

Le tort Richelieu (aujourd'hui Sorel) avait perdu deux hommes assommés par les maraudeurs ; un autre gisait blessé dangereusement. On abandonua la place sans garde, faute de troupes; les Troquois lt brûlèrent. Bientôt après, leurs bandes se répandirent à li sourdine, depuis Montréal jusqu'à Québec et le long de FOttawa, pour surprendre les chasseurs alsonquins et français,

Le P, Vimont, dans la Pelotron de 1645 Cp. 19) dit: + La guerre des [roquois n'est non plus la guerre des Français, que li guerre des Parthes n'était la guerre des Romains”

Lutter contre les Lroquois était impossible, Les Hlurons. bien que de la même race qu'eux. n'avaient aucun esprit militaire, ne devinaient rien de linminence du péril ne savaient mettre de l'ordre nulle part et utilisaient comme des enfants Les arquebuses dont les Français commencaient à les armer. Les Algonquins avaient pour font partage une certune bravoure individuelle sans la moindre discipline, et ils étaient toujours prêts à commettre quelques étourderies 4 tout water, après quoi ils se replinient sur Trois-Rivières, Sillers on Québec, attirant l'ennemi sur ieurs pas. Les Froquois aviient des plans d'opération adoptés dans leurs conseils et sagement MUrIS 5 IS auissaient avec ensemble: leurs bandes pouvaient se mettre à l'abri dans des lieux où personne n'osait les poursuivre, pas méme les Françus, qui manquaient absolument de soldats. La partie étiuit inévule et le résultat évident. La colonie franetuise restait suis défense sous le couteau de lfroquois, et ilest inconcevable qu'elle n'ait pas été anéantie jusqu'au dernier homme, Examinonsuneautre scène,

+ Au delà de a nation Neutre, écrivait le P, Ragucneuu qui était dors chez les Furons, Grant un peu vers l'Orient. on va à lt Nouvelle

Suede, où habitent les Andastoëronnons, alliés de nos Fhurons. et qui parlent conne eux, éloignés dé nous en ligne directe de cent emquunte ieues . (Aelation, IG48 l' E5.) Les Andastes (nord de li Pennsylvanie) au commencement de LOT. nvovérent demander aux Furons de se joindre à'eux contre les Froquois Ces sauvages, dit le P Ragueneau ChRefation. 6480 p 58). sont peuple de angue huronne et de tous temps alliés de nos Furons. sont très bell jueux et comptent, en un seul bourg, treize cents honmes portint urines,” Les deux envovés des Andastes dirent aux Hurons ‘que, Sis perdaient ouraive ef se sentaient trop! bles contre Jeurs ennemis. ils fe fissent avoir... Nous avons appris. ex, liquèrentils que vous aviez des ennemis; ous n'aurez qu'à nous dire: levez la hache, et nous vous assurons ou qu'ils feront lt paix où que nous leur ferons la guerre... Charles Ondaaiondont, excellent et ancien chrétien fat député vers eux. partit d'ici pays des Furons) le 15 d'avril (GA) et n'arrive à Andastoë qu'au con-

eheement de juin... pour les solliciter à leur moyenner une paix entière

La reprendre la guerre qu'ils avaient, Env a que fort peu d'années,

avec les Froquois annicronnons Les Andastes envoyèrent une embase

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sade aux Froquois de quatre cantons pour arranger te paix entre eux et

les Hurons, et par là forcer les Agniers à mettre bas les armes, cr c'étaient

toujours ces derniers qui tenaient campagnes contre toutes les nations. Relations, 1647, pe 8: 1648. pp. 48. 98-60.)

Charlevoix aioute: * L'occasion était belle pour reprendre sur Îles Eroquois la supériorité que Les Furons avaient eue autrefois, mais il ne voulurent en proiitor que pour se mettre en état de parvenir à une bonne paix: et, parce qu'ils n'avaient pas pris les moyens les plus sûrs pour y réussir, qui était de se bien préparer à la guerre, is furent les dupes de la mauvaise foi et des artifices de leurs ennemis.”

En d'autres termes, les Hurons trahirent le secret et tirent Savon aux lroquois les propositions à eux fuites par les Andastes: en retour de cette contidence, les froquois leur promirent mer et monde: eétait ce que voulaient les Hurons—et aussi les Froquois. Nicolas Perrot ne tarit pas sur les lâchetés des Furons.en parlant des quarante années durant lesquelles il les a connrs

Charlevoix poursuit: "1H a bien de Fapparence que les Hurons remercièrent (refusèrent les offres) les Andastes.. Tandis qu'ils 'amusaient à négocier avec les Onnontagués. les Agniers et les Fsonnontonans tombérent à limproviste sur deux grands partis de chasse de Et bourgade de Saint-Penace et les détirent entièrement, On fut ensuite quelque temps sans entendre parler d'aucune hostilité, et il n'en flut pas davantage pour replonger les Hurons dans leur première sécnrité.

Charles, que nous avons laissé chez les Andastes, eut occaston de vis: ter la Nouvelle-Sucde et de constater qu'il n'y aviut pas de missionnaire parmi les Européens de cet établissement, lequel était en correspondance réculière avec les Hollandais du Aeuve Hudson, C'est même par cette voie qu'il apprit Passassinat du P, Jogues, survenu quelques mois auparavait chez les Froquois. © Nons jugeons, rapporte le P. Ragueneau sur le dire de Charles, que cette habitation d'Européens, alliés des Andastoeronnous, Sont là plupart Hollandais et Anglais. où plutôt un ramuas de diverses nations qui, pour quelques raisons particulières, S'étant mis sous la protection di roi de Suéde, ont appelé ce pra sl la Nouvelle-Suède, Leur inter prete dit à Charles quil était Français de nation. (Relation. 1648, p. 99-60.) Charles partit d'Andastoë le 15 août et rentra à Sainte-Marie des Hurons le 3 octobre avant été poursuivi par les Fsonnontouans.

La premiére nation qui abandonna le Haut-Canuda fut celle de l'Froquet dont le gros se rupprocha de Trois Rivières,

Lau seule truite de pelleteries qu'il eût à Trois Riviéres en 1647, se Hit pur les Attikamewues du Saint-Maurice et quelques Froquets. Les Jlurons ne descendirent pris de leur PAS, it Cause dela œucrre,

De 1640 à LG48, le nombre des colons arrivés an Canada est insigni-

ant ce qui explique par le désarroi des affaires de France, linertie des

ent-Associés, les l'EUVALFES QUE les Lroquoi: exerçqaient aux portes de nos

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