‹ La guerre des Iroquois, 1600-1653 [microforme]Chapitre 10 sur 12 · ULTE] LA GUERRE DES IROQUOIS · texte numérisé non relu

ULTE] LA GUERRE DES IROQUOIS

fabrique de li paroisse, au chirurgien, au boulanger et à beaucoup d'au-

tres, et il n'y avait pour Villemurie que 3,000 livres destinées au gouver-

neur et à sa garnison, et 1,006 livres pour le garde-magasin de li compa. unie des Habitants.”

L'état des affaires, à Paris, était déplorable. La guerre civile SY con tinuait de plus belle. L'arrangement où paix de Rueil. en 1649, avait bien terminé la vieille Fronde où Fronde parlementaire, mais la dispute se ravivant sous une nouvelle forme, mademoiselle de Montpensier et le prince de Condé se prononcèrent contre la cour, tandis que Turenne, tournant le dos aux mécontents, se mit au service de cette même cour qu'il venait de combattre, La reine, Mazarin, avec le roi (âgé de neuf'ans), avaient une première fois quitté Paris, le 13 septembre 164$, pour Saint- Germain ; ils étaient rentrés dans li capitale peu après, mais le 6 janvier 1649, 11 leur avait fallu retourner à Saint-Germain. C'est après cela que la grande Mademoiselle s'était révoltée, se mettant à la tête de li Fronde des seigneurs, parce que les princes de Condé, de Conti et de Longueville venaient d'être arrêtés (18 janvier 1650). Condé fut bientôt libéré et prit les armes. Au premier moment, Mazarin feignit d'assumer tout Ie blime que lon imputait à la cour et, pour sauver celle-ci, s'exila à Cologne. Telle | était la situation lorsque M. de Maisonneuve arriva en France, La cour était réfugiée à Saint-Germain, Le roi venait de déclarer sa majorité par

un lit de justice, le 7 septembre 1651. Condé, battu par Turenne sous les

murs de Paris, rentra dans la ville ayant son adversaire sur ses talons, le

2 juillet 1652. Mademoiselle tit tirer le canon de la Bastille pour protéger la retraite du prince et se crut un moment victorieuse pour toujours , cependant les intérêts en jeu de part et d'autre semblèrent se concilier, Ia cour retourna à Paris le 21 octobre. Mademoiselle fut envoyée duns ses terres, Mazarin reprit le pouvoir (3 février 1653) avant même que tout fut pacitié, cur la lutte ne se termina qu'à la tin de 1653.

Les nouvelles de France avaient parmi nous un retentissement qui purulysait les courages. Les Troquois étaient au courant de tout cela et redoublaient d'ardeur et de confiance, La mère de Ffnearnation dit ch quelques mots (26 septembre 1652) combien peu l'on comptait sur le secours de li mère-patrie,

L'année 1652 S'annonçait au Canada sous de fâcheux auspices, Le lunger de plus en plus menaçant du côté des Froquois, joint à la certitude maintenant acquise du peu de secours sur lequel on pouvait compter de li part de la France, mettait li petite colonie au bord d'un abîme dans quel chacun se voyait rouler, pour ainsi dire.

Les nouvelles reçues de sources diverses portaient que le point de vucentration et d'attaque des Troquois serait Trois-Rivières. IT y à apparence que le camp volant passa dans ce lieu une partie de l'hiver de 1661-52, où qu'il Sy rendit de bonne heure au printemps. Dès les pre-

Léon Gérin, {a Science sociale, Paris, 1891, p. 566.

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miers jours de mars, M. de Lauzon, grand sénéchal, accompagné de René Robineuu et de quinze soldats, y fit une visite. Déjà les ennemis avaient commencé leurs ravages dans les environs,

Voici un trait que raconte M, Dollier au sujet de M, de Lauzon : Celui-ci avait promis à M. de Maisonneuve dix soldats dont il lui avait fuit passer les armes par avance : il envoya ces dix hommes au Montréal,

mais il

chaionpe qu'ils Y pensèrent gelel de froid ; on les prenait pour des spectres

les tit partir si tard (automne de 1652) et les mit si nus dans une

vivants qui venaient, tout squelettes qu'ils étaient, affronter les rigueurs de l'hiver, C'était une chose assez surprenante de les voir venir en cet 4 | NT étui < bre : cela fit équipaue en ce temps-là, d'autant plus qu il étuit le 10 décembre : cela tit

douter longtemps que ce fassent des honmmeset on ne s'en put convaincre | que lorsqu'on les vit de fort près: au reste ces hommes étaient les plus ti malineres si nous regurdons leur constitution : même deux de ces dix Liuent encore enfants. lesquels à la vérité, sont depuis devenus de fort

à bons habitants dont lun s'appelle St-Anui Jet Fautre se nommait La Cha-

pelle # Ces pauvres soldats ne furent pas plutôt ei (à Montréal) qu'on tâcha de les réchauffer le mieux qu'on put en leur faisant bonne chère ct en leur donnant de bons habits. et ensuite on S'en servit comme des gens à repousser les Froquois que nous avions tous les jours sur les bras,

Montréal n'espérait rien de bon du nouveau gouverneur général et

CCiu explique 1e 1592, M, de Lauzon fut souverneur à la place de M. d'Ailleboust

vovave de M, de Maisonneuve en France, à ae

bersceuta Lemoine et retrancha mille livres à M. de Maisonneuve que la

compagnie fui donnait, dont il fut purs, en ce que les Troquois prirent

dus cette année Je reste des Hfurons refuviés à File d'Orléans. tuèrent

Painé et une partie de la famille du sieur de Lauzon, le tout à lu vue de

Québec. Le Montréal était dans un grand péril 74

£ En 1642. Lauzon supprima le camp volant: c'est à-dire qu'il fit

perdre à Villemarie la piupart des avantages qu'elle avait retirés de l'ad

minsiration de M, d'Aifleboust. lus tard même. il tenta. sans y réussir,

de prelever un droit sui marchandises qui passaient devant Québec à

destination &e Mont

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