‹ La guerre des Iroquois, 1600-1653 [microforme]Chapitre 9 sur 12 · D LT RD + A · texte numérisé non relu

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naitre bien des julousies, Québec n'avait pas oublié l'attitude fière «

chefs montréalais qui ne voulaient point relever de son autorité et maine tenant que lu nécessité contient Ville-Marie à se vallon à lui, c'est À

contrée Qu'il la recevait,"

En 1661, la sœur Bourgeois cerit que Montréal ne compte plus que dix-sept hommes en état de Tatter contre Los lroquois, Le supérieur des jésuites constate qu'il ne reste en tout qu'environ cinquante Français à Montréal" 5 il faut entendre pur ces mots le total de ln population, Voyant la situation comme désespérée, M, de Maisonneuve prit le parti d'aller chercher du secours en France, laissant M. d'Aïllehoust des Musseaux pour commander en son absence avec Liunbert Closset

Cette année 165 on abandonna les cinq ou Six maisons habitées par les colons en dehors de l'enceinte fortitiée

Québec n'était encore qu'une espere de villas dont les trente de. meures étaient éparpillées sur le flame du cap, hohaute-ville et les environs,

Nous ne saurions dire combien de feux iv avait à Trois Rivières, dus on y comptait vingt huit iméauues formant une population stable de 100 mes,

Fout le Canada pouvait renfermer 600 Français : hommes, femmes elentants compris,

Ce qui manquait toujours at pays, c'était une force militaire suthunte pour protéger les cultivateurs et méme kotraite des fourrures, puis que le Faut Canada était perdu pour le commerce ot que le Stint Maurice et le Saguenay venaient de tomber au pouvoir des Froquois, Les gentils. hommes de la compagnie des Habitants S'aveuglaient étrangement sur la ituation et, tant pour leur compte que dans Fintérét de tous, leûr ligne ie conduite attire peu Fadmiration, d'après ee que nous connaissons d'eux et ce qu'exposa vers 1676 Aubert de la Chénave se Tne leur fut pas dif: licile de trouver de gros crédits à lt Rochelle, parce que l'on empruntait au nom de lai communauté, quoiqu'elle ne consistät qu'en Six familles, Lesquelles de pauvres se trouvant dans de gros maniements agrandirent leurs maisons, et leur mauvais ménage altéra leur erédit et leur fit prenire conseil après quelques années de jouissance, pour ne pas payer fa hochelle qui s'en plaignit à Paris et, après beaucoup de sollicitation, on réa un syndic pour faire des obligations au nom de la communauté pour

le urosses sommes encore dues à lu ville de la Rochelle. Leurs vaisseaux

Léon Gérin, La Science sociale, Paris, IS91, pp. 99067, 3646,

Dans l'Histoire des Canadiens-Francais, HE, 27, nous avons pris les mots ‘cin qante Français" pour autant d'homines ; c'était une erreur,

Faillon, Fée de La saur Bourgeois, 1,303; Iistoire dela Colonie, I, 13055 ; l'elation, AG51, p.23: Journal des jésuites, 157-9: Ferland, Cours, E, 399: Sulte, Histoire des Candadiens-Français, TT, 26.

‘Aux Cent-Associés, toujours responsables des affaires du Canada,

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tous portés en Normandie. Ts firent leurs embarquements en partie à lu Rochelle. Le gouverneur et les familles s'entrefaisaient des reproches et le roi avant bien voulu les écouter, eut la bonté de nommer du corps de la compagnie ! des personnes de la première CIEne pour prendre attention à ce qui se passait dans cette colonie, Ce furent MM.de Morangis, de la Marquerie, Verthamont et Charm, et depuis M. de Lamoignon, de Boucherat et de Lauzon. ce dernier, aussi du corps de Ta compagnie, s'of: frit de passer au pays pour accommoder les difficultés. Son embarque: ment se fit à la Rochelle, C'etait un homme de lettres.”

Jean de Lauzon ne figure pas dans la première liste des Cent-Associés en 1627, mais il n'en était pas moins activement occupé de l'établissement du Canada depuis cette date et il continua ainsi jusqu'à 1663, A vrai dire, il fat la cheville ouvrière de lt compagnie durant ces trente-six années, si bien qu'il transporta avee lui à Québec le siôee de l'administration et que de 1651 à 1657. on semble m'avoir point tenu compte du bureau de Paris,

Les trois années du gouvernement de M, d'Aïlleboust devant expirer l'automne de 1651, la compagnie des Cent-Associés tint une séance à Paris chez le sieur Chetfault. son secrétaire, Le 2 janvier 1651 les noms de Jean de Lauzon, Daplessis Kerbodeau et Robinean Bécancour furent présentés au roi et à la reine pour le choix d'un gouverneur pendant trois ans. Lauzon fut accepté

Le 4 octobre M de Lauzon arrivait à Québec avec M. Duplessis- Kerbodeau, nommé gouverneur de Frois- Rivières. Les appointements de ce dernier étaient élevés à 5.250 livres, I y 4 apparence que Robineau avait fuit le vovage avec oux, Tous ces commereants de fourrures s'entendent ensemble.

Pour compenser l'augmentation accordée à M. Duplessis, on venait de retrancher 1,000 francs à M. de Maisonneuve sur ce qui lui était versé annuellement depuis 1648 pour lui et su garnison, le réduisant par là à 3.000 francs. Le vouvermeur général obtenait pour Jui-méême un supplément de 2,000 livres, suis autre charge que d'accroitre la garnison de Québec de trois soldats. Le 9 novembre M, de Maisonneuve s'embarqr a pour li France.”

L'arrivée de Lauzon. en 1651. inaugura les misères et les humiliations de Villemarie, Le premier acte du nouveau wouverneur fut de retrancher à Miisonneuve le supplément de 1.000 livres qui lui avait été accordé sons d'Aïlleboust. À Québec, remarque amèrement M, Faillon., le conscil attribuut des pensions aux Jésuites, aux hospitalières, à la

Parmi ies Cent-Associes,

2 Docronents de la Nouvelle-France. Québec, 1883, EL 250. Ce doit étre un autre individu que Duplessis-Bochart qui commandait la flotte du Canada en 163237. Voirle Bulletin des Recherches historiques, Levis, 1896, * Dollier de Casson, Æistoire du Montréal. Addenda, p, 265. tJListoire des Canadi ns-Frncuis, HT, 15 DK, 30, 34,37, 139 : V, 59,

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