‹ La guerre des Iroquois, 1600-1653 [microforme]Chapitre 6 sur 12 · PT EE · texte numérisé non relu

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[sULTK] LA GUERRE DES TROQUOIS 41

suites: Pierre Tourmente, Charles Roger, Pierre Oliveuu et un nommé Raison,

Vers le 22 septembre le P. Bressani revint des missions du Hit Canada voyageant en compagnie des bandes de Sauvages amis et des Français qui se rendaient à Trois-Rivières, ‘Les Français upportérent pesant cinq mille de castor, qui était plus de 26 mille livres pour eux ; et Destossés,! soldat, avec son frère, qui y avaient été un an aux Hurons, apportérent pour leur part 747 livres pesant, qui leur fut pavé à + francs la bvre, et l'autre à 5 livres 9 sols,”* Les autres Francais, formant partie de la même expédition apportent 25,000 livres pesant de eustors. qu'ils faillirent perdre en arrivant à rois-Rivieres, eur les Froquois les surpri rent à une demi-licue du fort et ne furent repoussés qu'après un combat très animé,

Le P, Bressaniet les Hurons repurtirent au commencement d'octobre, muis ils durent rebrousser chemin à la rivière des Prairies, au nord de Montréal, par crainte des Froquois. Ceux-ci infestaient les bords du Saint Laurent par petites bandes, dit Charlevoix, pillaient et brûlaient les ma sous, tuent les colons isolés, Chaque jour, on les voyait jusqu'aux portes de Québec. TS ravagenient aussi les territoires du Saint-Maurice et de Ottawa.

Non contents de poursuivre dans le nord et dans Pouest les débris des tribus huronnes et algonquines vaineues et dispersées, les Froquois en cugeaient partout autour d'eux des hostilités nouvelles. Leur auduce leur habileté, leur esprit de gouvernement, joints aux tristes cireonstunces que notre administration traversait, devaient leur assurer, durant plu: sieurs années, la prépondérance, par la terreur, sur tout le cours du Saint Laurent et autres pays,

Les Sokokis, sauvages du sud-ouest, du Maine et du New Eiunpshire, prenaient à leur tour les armes contre les Agniers. Ceux-ci, dans hiver de 1691-52, envoyaient un parti de guerre au pays des Andastes, mais Is étaient repoussés avec perte.f

Le P, Raguencau écrivait de Sainie-Marie de Manitoualin le 15 mars 1690 : Nous restons encore treize Pères dans cette mission, avec quatre Frères condjuteurs, vingt-deux domestiques qui ne nous quittent jamais, et onze autres, gagés pour un temps plus où moins considérable, six sol dats et quatre enfants—en tout soixante personnes.”

L'année 1650 fut une longue série d'angoisses pour le Bas-Canada, mais les malheurs que l'on entrevoyait ne se produisirent point. Les lroquois empioyèrent cette année à anéantir la nation Neutreet à étendre leurs conquêtes vers l'ouest. A l'automne de 1650 ils remportèrent une première grande victoire sur ce peuple et, au printemps suivant, lui por-

Journal des jésuites, p, 129,

Simon Desfossés est parrain d'un Sauvage à Trois-Rivières, le 22septembre 1619,

Journal des jésuites, 19 avrilet 5 juin 1652.

Sec, I, 1897, 6.

térent le dernier coup. La moitié des malheureux Neutres devinrent fugitits, le reste prisonniers ou tués duns les combats. Le septembre LB, da mere de lineurnation écrivait que l'anéantissement de ce peuple rendait les Hroquois plus insolents que jamais,

En méme temps qu'arrivait à Québec la nouvelle de l'abandon du Haut Canada par les Français et les Sauvages attachés à notre cause, on apprenait qu'une autre guerre était commencée dans le Sud, Le 30 août 1690, la mere de lnearnation écrivait de Québec : Un captif qui s'est sauvé des Froquois rapporte que les wuerriers andoovesteronons et Ceux de la nation Neutre ont pris deux cents Froquois, Si cela est vrai, on les Lraitera d'une terrible façon, et ce sert autant de charge pour nous.” Les Audastes avaient, er eftet, levé la hache contre les Fsonnantouans, de concert avec les Neutres D'après d'autres nouvelies. reçues à Québec le 22 avril 1691 et notées an Journal des jésuites, les Froquois, au nombre de quinze cents, avaient à leur tour attaqué la nation Neutre, l'automne pré cédent et enlevé un village mais, poursuivis comme ils se retiraient, ils perdirent deux cents hommes, Les Cinq-Nations, résolues à triompher, avaient CHVOYÉ douze cents guerriers contre les Neutres,

En 1649 [es bandes iroquoises avaient déjà atteint le territoire du Saint-Maurice en passant du lac Saint-Pierre par la rivière Machiche, et elles massaeraient tes Attikamégues ainsi que les autres Algonquins vivant lis ces territoires, Des groupes de Nipissiriniens, de Hurons, de peuples du haut de FOR, arrivent pau les cours d'eau du nord pour se réfugier à rois Rivières et à Québec. La désolation était répandue à AU eues à fa ronde du côté de Fouest. Le TT mai deux hommes furent massierés strune terme prés de Trois Rivières et deux autres à lt rivière Cliumplon. Laomere de Unearnation parle des coups qui se faisaient ce printemps autour de Québec. Le T juin 1650 1e P. Bressani s'embaurqua avec vingt-cinq ou trente Français et autant de Sauvages pour tenter de revoir les missions huronnes du Faut-Canadu, mais tous ensemble revin rent avant que d'avoir remonté FOttuwa. Les hommes qui n'avaient pus de tanalle Senfuyaient vers le bas du fleuve dans l'espérance de rencontrer CS HAVITES QUE ICS tméneruent hors de ce Puvs. Au cominencement duoût, neuf Francis furent tués à Trois-Rivières, L'année 1651 présenta

ll pet ta le semblable,

Les Hurons, fuyant lt hache de l'ennemi, arrivaient sans relâche im plorer li protection de notre petite colonie," Si cette poignée de monde que nous sommes en Canada d'Européens, ne sommes plus fermes que trente nulle Hurons que voilà défaits par les Iroquois, il nous faut résou dre étre brûlés ici à petit feu avec In ons grande cruauté du monde coimine tous ces wens Font quasi été,

Le secours ne peut venir que de la France parce Qu'il n'y à pas assez de force dans tout le Pays pour résister aux Froquois,”!

La M, de l'Incarnation, 40 août 1651.

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