AULTE] LA GUERRE DES IROQUOIS PA
Le tort de Trois-Rivières, situé sur la terre haute uppelée le Pluton, qui domine le fleuve, était, en 1641, entouré d'un fossé sec que l'on fran. chissait sur un pont-levis, [n'y avait point de palissade pour entourer le fort, mais simplement quelques pièces de canon, Le village était placé à 300 pieds à wuuche, côté nord-est, sur un autre platain, un peu plus bas, communément nommé la Table, et dominant aussi le fleuve. A droite, on descendait brusquement plus de 60 pieds pour tomber dans la basse ville aujourd'hui où iv avait des cultures,
est dit, en Iü4S, que des prisonniers ioquois étaient détenus duns un bastion du fort, ce qui donne à croire que ce dernier formait une erande maison carrée, avant aux ungles des bustions où demi-tourelles pour faciliter la défense. C'était lt toute lt fortitication de lu place, ur Le village était sans palissade, Toute la Table ou plateuu de fa haute ville actuelle était cultivée, où du moins en bonne partie défrichée, eur elle était toute concédée : c'est pourquoi il ne restait d'ulfecté aux pâturages que li prolongation de li busse-ville, dont M. de Montmagny accorda lu concession aux habitants (IG4S) pour en faire une commune, Vers cette date, où comptait une vingtaine de terres concédées pres du village et au cap de la Madeleine,
Le P, Jacques Buteux éerivait le 21 septembre 1649: € Dans cette résidence des Frois Rivières où nous donnons nos soins taux Françuis et AUX NUUVHSOSs, HOUS H'AVONS pus d'autres forts que des forts en bois, et d'autres remparts que des marais desséehés où l'on peut aisément mettre le fou.”
Le 6 juin 1691, à Trois-Rivières, Pierre Boucher, reçoit du gouver. neur général une commission de capitaine de milice pour cette ville, por. Lunt instruction de diviser tes habitants par escouades et de les exercer au maniement des armes." Nous considérons cet acte comme le premier étublissementofliciel de la milice, dont lt pensée fut reprise où développée par le comte de Frontenac en 1673.
Le 1% mars 16950, la mère de Finearnation écrivait : * On assemble a eunesse pour aller sur Les lroquois”, est possible que cette Jeunesse de Québec fat déjà organisée en milice, mais nous n'en savons rien de plus.
Les maraudeursiroquoissavaient fort bien S'attaquer aux bestiaux pur Lout où ils en trouvaient, La commune de Trois-Rivières en renfermait un bon nombre dès IG4S, et il y avait des prairies à foin au sud du fleuve, à Sainte-Angèle aujourd'hui. Au printemps de 1649 on envoya du blé à Québec, où régnait li disette. 4 avait alors près de vingt ans que le pays produisait du blé, des bestiaux, des cochons, des pois, du foin, sans compter le mais indigène, ® Les trois quarts des haaitants ont par leur travail à lu terre de quoi vivre”, disait lu mère de lfnearnation le 1 septembre 1692. [est évident qu'elle oubliait Montréal, où cette proportion étuit beaucoup moindre.
Voir Revue canadienne, 1879, p, 4
SRI E DE HOYALE DE CANADA
ë& * 6 Lo secour | eo L'rance cette année est absolument nécessaire fl l'rois Hivicres ur à vrad dire, ee DONEC GE pu subsister que par ii Val | | Le 23 octobre 1681 on apprit que los Froquois avaient tué vingt cinq
Attikamégues sur He riviere Saint \aurico Le avait six aus que bi colonie dé Montréal était renfoermée dans su
palissade, vivant des provisions apportées de France, lorsqu'elle se décida,
en LOd8.4, à faim des detrichements comme on en voyait autour de Qué bec. de Sillerv. à Portneufet à Trois Rivières, La société dite de Mont véul venait de SG TéOMDAUTIIRe l'u Paris En 1651 ot récolti du blé NU CON
nouvelles TOTTUOs bien qu on FH SAIS CUSSC harcele pur les lroquois, Etrayés
pur ces marandeurs, les Alwonquins «4 loignaient de la place, diminuant
par là même ses moy nsdle déftonsus Enfin, toujours remplis d'espoir
ttendiient des jours metiers.
les colons 4 “ Les hommes qu CONTFIONIU Hit les Pros pr'entieres l'OCTUON de Mont
furent pus es PH SETs (l une bien torte trempe, Le progrès de
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l'agriculture, pendant les premières années fut, en eftet, trés lent, En Lui, d'après Dollier di Caisson. « faisait encore tout venir de France, La sœur Morin nous apprend qui ous ces colons restèrent près de onze
ans rentermés dansle tort, v vivant en commun sans se créer d'établisse ment propre, Pendant ce temps. dé puis plusieurs années déjà, dans le
voisinage de Québec, les gens du Perche S'étaient établis sur des domaines
isolés Toutetois, n'oublions pus que les colons de Montréal étaient plus
ex Hiosés que tous autres aix attaques des Troquois, et ceci exnlique sans
doute, en grande partie, leur longue inactions Maisonneuve, d'Ailleboust, Closse étiuent avant tout des chefs militaires Maisonneuve était entré dus le métier des armes à l'âge de treize ans et iv était toujours de. meuré depuis, D'Aileboust était très entendu dans Fart des fortitications, l'ous deux se trouvaient éminemment qualitiés pour conduire les opéra tions militaires de la colonie, mais il faut reconnaître en même temps qu'ils étaient beaucoup moms aptes à jouer le rôle de patrons agricoles. Les jésuites, come fa Société de Montréal, avaient eu, à l'origine
les protecteurs puissants et généreux : le due de Ventadour, le marquis de Giunache, le commandeur dé Sillery * iméme lu duchesse d'Aiguillon Nintéressuit à eux. et leurs premières Æelations célèbrent le grand nombr de personnes qui luvorisent Ieurs missions d Amérique, Avec Île temps a plupart de ces fondateurs étaient morts où s'étaient désintéressés, ct leouvre commencée réclament LOUIours de HOUVOAUx SCCOUTS.
L'œuvre de Montréal avait une raison pour ne point compter beuu coup sur l'appui du gouvernement de Québec; celui-ci lu voyait d'un
Relation. 661, p.22 Quel était ce secours 2 La mere de l'Incarnation le menu tionne aussi dans ses lettres, édition Richaudeau, EL 460.
Faillon, {Listoire de la Colonte, Il, 102-3, 107. 117.
Resultat it fallait que le conseil de Ja colonie sustentät ces necessiteux.