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ques de cette ère si riche en péripéties dramatiques, et, hélas, souvent sanglantes. Au milieu du découragement général , nous avons puisé dans cette étude, de nouvelles forces pour l'avenir, une foi inébranlable aux principes de liberté et de raison, qui, tôt ou tard, sortiront victorieux de la lutte contre les privilèges, les préjugés, Tégolsme et la force brutale.
La vérité ne meurt jamais, a dit un sage de l'antiquité. De môme que le soleil, elle ne se couche que pour se lever plus radieuse, plus fertilisante, plus puissante. Le jour où meurt un grand homme, un autre naît, afin de poursuivre l'œuvre sacrée, d'autant plus féconde en résultats, que, durant cet intervalle, elle a sommeillé sous terre, pour y prendre de nouvelles racines, pour y puiser de nouvelles forces.
Or , il en est des peuples comme des hommes. Tous ensemble ne forment qu'une grande armée, distinguée seulement par le langage et l'uniforme, mais obéissant au commandement de Dieu, soit pour défendre, les armes à la main, le terrain gagné sur le passé, soit pour étendre le vaste domaine de l'humanité par les sciences, les arts et l'industrie; tous enfin se remplacent
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et se suppléent ; tous sont solidaires les uns des autres.
L'histoire universelle des peuples, c'est la charte une et indivisible de l'humanité ; c'est le traité synallagma- Uque entre Dieu et l'homme ; c'est l'odyssée du ciel et de la terre !
Être historien, ce n'est donc pas tomber sur des faits historiques plus ou moins curieux, et les transcrire; ce n'est pas apprendre au monde quelque chose que d'autres, longtemps avant, ont mieux su, mais^c'est plonger dans le passé pour préparer l'avenir. Être historien, c'est couver l'œuf des grands hommes et des grands faits accomplis, pour faire percer la coque aux grands hommes et aux grands faits à venir. Pour cela on n'a pas besoin d'être un Tacite, ni un Gibbon, ni même un Cornélius Népos, il suffit d'être un homme ; mais dans cet homme, il faut qu'il y ait un cœur, et dans ce cœur, il faut qu'il y ait un principe grand, juste, fécond, large et indépendant I
Expliquons-nous.
Dans chaque fait historique il y a une cause première
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qui est intellectuelle, 11 n'est point de fait, si futile qu'il paraisse, qui ne soit la conséquence d'un principe.
Le principe est inné et vient de Dieu. L'âme est un tissu cellulaire de principes, tissu indissoluble et indestructible. Il se peut que le principe révélé ne produise pas toutes les conséquences dont il est gros, mais cela ne l'empêche pas d'être. Si l'homme n'avait pas été créé pour glorifier Dieu, celui-ci en existerait-il moins?
Le principe de l'humanité, son essence divine, c'est sa marche continue vers le bonheur, à travers les luttes et les obstacles. L'histoire n'en est que la preuve écrite sur parchemin. C'est la ruche où le philosophe, ce prêtre de l'humanité, prend son miel; c'est la table d'airain, où, en lettres ineffaçables, est gravée la révélation permanente et incessante de la divinité. Mais loin d'être la loi, le fait historique n'en est que l'esclave. La loi, c'est le principe, irradiation divine; c'est la raison, éclair céleste ; le fait n'en est que la conséquence logique et forcée. Seulement, de même que Cuvier découvre une loi organique dans la forme d'un os, l'historien philosophe, d'un seul fait, extrait et pénètre le principe qui l'a produit, même si ce principe s'est perdu
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dans les temps, Et c'est ce qu'on appelle être historien I
Et non-seulement l'historien remonte par le fait & l'Idée, mais encore, se posant hardiment sur la flèche du principe et laissant planer son regard sur l'horizon de l'humanité, il voit l'avenir se dérouler devant lui comme la Palestine devant Moïse sur la montagne. Un prophète, c'est un philosophe logique, déduisant le présent du passé et les faits de l'avenir, comme conséquences inévitables du présent. La prophétie , c'est l'intuition de la logique.
Il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'une seule science une et indivisible, il n'y a enfin qu'une seule raison f et c'est la logique. (Logos, Vtrbwn), Au commencement fut le Verbe, il régnera jusqu'à la fin.
Être historien, c'est donc être prophète t
Pour être historien, prophète et philosophe, on n'en est pas moins patriote; mais l'historien qui n'est que patriote n'est rien du tout , car il est dans le faux.
Que dirait-on d'un médecin, qui, méprisant la loi générale de la circulation du sancr. et nrenant ifiûlément