‹ La guerre des paysans [microforme]Chapitre 1 sur 22 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

La Belgique est le pays natal de la liberté; quelque profond que soit le regard que nous nous efforcions de eter dans notre histoire, nous trouvons toujours, même

Dans les temps les plus éloignés de nous, les habitant: Hes villes belges jouissant de larges libertés. (Ces libertés dérivaient d’un droit populaire, droit faisant partie des moeurs et de la législation de nos ancêtres, dès aant leur venue sur le sol de notre patrie,

Grâce au progrès rapide de la civilisation chez les peuples de la race germanique, les communes du plat Pays acquirent aussi, peu à peu, la consécration légale de leur indépendance. A Ja fin du moyen âge, alors qu’en beaucoup de pays plus grands, alors qu’en France surtout on était encore frop accoutumé à la servitude Pour pouvoir songer à la liberté, —les rapports entre le

prince et le peuple s’appuyaient chez nous sur de 8

des fondements, et les devoirs et les droits de chac

étaient réglés par des lois écrites. == Que la passion du libre développement et de lin

pendance constitue un élément essentiel du

nous ont transmis nos aieux, c’est ce qu?

tage à la Belgique depuis qu’elle existe, en effet, la vie de l qu'à nos jours? Ne fut-ce pas un combat : non interrompue, une continuelle effusion de + gigantesque deploiement d'efforts pour la défense de liberté ? | Malgré tous les malheurs que eu à supporter pendant tant de siècles, et bien Prouvés que tout autre peuple au monde, 1 avaient, jusqu’à la fin du XVIIIe sièele, gardé intac

A la même époque, se Préparait sur le sol françai une tempête qui devait ébranler l’Eur

ope entière jus L’immuralité publique et liniquité déhontée de ceux chefs légitimes du peuple celui-ci, avaient, dans ce

scandaleux déportements.

D’orgueilleux es de l

ET

” de soli- Bt niaient le Dieu du ciel; ils allumaient dans toutes ® chacun es âmes le sentiment des droits de l’homme et étouf- — aient jusqu’à la dernière étincelle du sentiment du e l’indé-Hevoir.

ang queR Pleins de haine contre tout ce que leurs pères avaient

e incon- Édifié ou vénéré, ils jetaient la raillerie à pleine mains en par- ur la religion et la moralité, sur toute espérance, sur le a été oute foi;—trop ardents à l’oeuvre et trop superbes ine jus- pour nettoyer le champ envahi par l’ivraie, ils préféne lutte Braint bouleverser le sol de fond en comble afin de pouang, ur Evoir interroger un stérile désert et voir ce qui surgirait se de 1: Ede son sein dévasté, En un mot, ils appelaient la malé-

diction et Panéantissement sur tout ce qui existait, et entraînèrent le peuple français dans une voie qui n’avait pour jalons que les ruines éparses d’une société qui n'était plus.

avaient ue plus Belges

intacteR Bientôt, lorsqu'il ne demeura plus rien dans jes oi fon- coeurs que la haine et l’incroyance, que la soif de la les de- Evengeance et laveugle désir de Pinconnu, —les fruits

fde l’arbre du doute se manifestèrent.

Paris, comme si l’enfer même eût été couvé sous son

sol depuis des siècles, Paris entra en éruption et éclata

en une inconcevable furie... Ce volcan, gros de toutes

des passions humaines, versa sa lave en torrents furieux

= jusqu’au-delà des frontières de la-France.

e ceux L'étranger qui s’érigea sur-le-champ en réformateur

peupleMüu monde, nous offrit sa liberté à la condition que nous

ins ceMaCcepterions les chaînes de l'esclavage en France.

r une Nous qui étions nés avec la liberté et qui l’avions pos-

nblaitsédée pendant tant de siècles, nous ne reconnfimes pas

et de cet héritage de nos aieux dans la repoussante image de Pesprit de doute, du meurtre, de la dévastation et de la

urces M violence. L'indépendance de notre pays nous était tou-

c une jours chère par-dessus tout.. Nous refusâmes et fûmes

n dumetresés sous la brutale supériorité du nombre.

sien En novembre 1792, la bataille de J emmapes livra

chaque e anti-

rançais re jus-

nu LUN de tar nb nt à |

| | —— notre patrie, sans défense et abandonnée de tous, plus terrible Oppression.

émissaires des clubs et Robespierre trônaient co

répandirent sur la Belgiq beaux avides de curée.

Pour cette fois ils ne demeurèrent que quatre .

ans notre pays: et Cependant ce court laps de te leur suffit Pour mettre au Pillag

Parisiens, où Danton, 1 mme des dieux du néar ue comme un nuée de

ur, et emmener à:

or et les richesses de atiables, vers Paris in

sur d'innombrables chariots ]’

Ÿ impuissant contre linnombrable mu titude des envahisseurs.

Et pourtant il vint un jour de d trichiens battirent Varmée fr 18 mars 1793.—T’étran

Alors notre patrie, délivrée de l

amère oppression, reprit haleine. Lois, moeurs, langage, religion, tout re.

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