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LES PRÉCÉDENTS, LE HETTMAXN

Le hettmann, fendant la presse. Feld-maréchal, ce n'est rien... l'ennemi tire à poudre. 20

Ogiski, à part. Ils tirent pour la victoire de Masse'na 1

SouwoROW, penché sur sa carte. Ils s'étendent sur ma droite ! {Suivant du doigt. ) Schwi tz . . . Glarus . . . Wésen . . .

Mandrikine. L'esiall'tte se ranime...

Sou., accourant. Voyons, qu'on lui relève le corps... la 25 tête... {Se penchant.) Linken était à Glarus, quand vous êtes parti ?

L'estafette, d'une voix faible. Il commençait sa retraite.

Sou. Sa retraite?... 30

L'estafette. Oui. ..sur les Grisons...

Sou. Et Hotze.^

L'estafette. Il est mort !

Sou. Mort! On a donc livré bataille?... On a donc attaqué avant le jour convenu?... On a voulu gagner sans 35 \XiO\\. . .{S" emportant.) Oh! les misérables !... les misérables!... \L officier fait des efforts pour répondre. — Silence.\

Ogis., aux soldats, en étouffant sa voix. Linken se sauve ...Hotze est tué !

L'estafette, d'une voix entrecoupée, une main appuyée sur sa blessure. Non, feld-maréchal...Les républicains nous ont 5 prévenus... Ils ont commencé leur attaque dans la nuit... du 24 au 25... Vingt mille hommes se sont portés... sur la Linth ...par Wésen...Ils ont écrasé le régiment de Bender...et un bataillon de Hongrois. ..Le général Hotze est accouru... avec son état-major... Il a été tué... et son corps d'armée 10 mis en déroute... (// s'arrête, épuisé. — Faisant un effort suprême.) Tout ce que le général Linken a pu faire... c'était de vous pré venir... du désastre...

\^Il pousse un cri de douleur et s'évanouit^

Sou., se penchant, — d'îme voix déchirante. Et Korsakow?

15 ...Korsakow?... (&7<?;^ri?, — se relevant, la face co?it?'actée.)

Allons... il faudra périr ici, sans rien apprendre de plus...

Hotze. .. Linken. ..Jellachich... Tout est perdu. ..tout est en

déroute... tout !...

Ogis., ajix soldats, l>as. Le feld-maréchal dit que tout 20 est perdu... en déroute...

[Les soldats se l'egardeiit stupéfaits. En ce moment,

t horizon à gauche s'éclaire sur toute retendue du lac.'\ Ogis., étendant le bras. Regardez ! les républicains illuminent !...

25 \La foule se 7-e tourne et pousse U7i long murmure de stupeur. SouwoROW regarde. Entre le chirurgien Sthâl.]

LES rRÉCÉDENTS, LE DOCTEUR STHÂL.

SouvvoROW, retournant à sa carte. Voyez ce qu'il reste

30 à faire pour cet homme... qu'il parle... Non ! j'en sais assez !

{Avec rage.) On me promet tout... j'avance... je renverse

les obstacles... Encore un jour. ..je suis le maître! Et au

lieu de soixante mille hommes en bataille... je ne trouve

plus un soldat. ..plus rien. ..rien !...

35 [fl froisse sa carte. Les officiers autour de lui fi' osent lui

parler. Il s'assied, se relève, tourne comme une bête

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