TABLEAU VIL SCENE V
général en chef Masséna écrasait les Austro-Russes devant Zurich, le moment du repos semblait venu. Mais Souworow s'avance à son tour. Il remonte le Schaechenthal à la tête de vingt mille hommes. Le vainqueur de Cassano, de la Trébia et de Novi vient rejoindre ses lieutenants qui 5 n'existent plus, et réparer les fautes d'une armée en pleine déroute. C'est à vous encore qu'il appartient de l'arrêter, de venger nos frères tombés en Italie et de donner aux généraux Masséna et Lecourbe le temps d'accourir et de l'enfermer dans les montagnes! — Soldats de la 84% la 10 République se repose sur vous. Notre position est excellente : dans un défilé, trois bataillons résolus en valent cinquante. ..Je ne vous en dis pas plus; les soldats de la France ne comptent pas leurs ennemis ! — Vive la République ! " 15
Le capitaine, levant son chapeau. Vive la République !
Tous. Vive la République !
[MoLiTOR et Ogiski paraissc7it sur les ynarches delà 7naison du fond. Ils descende?it l'allée du jardin en causant. Quelques officiers d'état-niajor les salivent à dista?ice ; des 20 hussards vien7ienf derrière, tenant des chevaux, Ogiski est en costufne de montagnard suisse?!^
Le capitaine, commandant. Présentez armes 1
LES PRÉCÉDENTS, MOLITOR, OGISKI, OFFICIERS 25 D'ÉTA T-MAJ OR, HUSSA RDS.
MoLiTOR, s' arrêtant à Ventrée du jardifi, devant la porte. Et vous avez eu le temps de voir Lecourbe ?
Ogiski. Je l'ai vu le soir même à Séedorf, en quittant le camp russe. C'est en ma présence que ses courriers sont 30 partis pour Schwitz, prévenir le général en chef du mouvement de Souworow dans le Sch^echenthal. J'ai voulu vous porter moi-même l'avis de ce mouvement et vous mettre en garde contre toute surprise.
Mol. Je vous remercie au nom de la République. 35
[^Il/ait uji signe de la main au cap it aine. '\ Le capitaine, comma7idant. Portez armes !... Armes bras ! Fixe !
\Arrive au galop, par la droite, un officier de hussards.']
ii6 LA GUERRE.