LES PRÉCÉDENTS, L'OFFICIER DE HUSSARDS
L'officier. Général, le commandant Bergeron vous prévient qu'une forte colonne russe est en vue de nos 5 avant-postes.
MoLiTOR. Elle descend le Pragel ?
L'officier. Oui, général ; tous les chemins de la montagne se couvrent de baïonnettes.
Mol. C'est bien.. .nos dispositions sont prises pour les lo recevoir. Dites au commandant de faire replier nos avantpostes sur le défilé de Glotten. {L' officier part au galop. Se tournant vers Ogiski.) Vous n'avez rien à me demander, Ogiski ?
Ogiski. Pardon, général.. .une grâce.
15 Mol. Laquelle?
Ogis. Ma mission est finie... Souworow est cerné dans les montagnes... Avant d'être ce que je suis... j'étais soldat... Mol. Vous voulez combattre ?
Ogis. Oui, général... c'est la seule récompense que 20 j'ambitioime.
Mol. Vous l'avez bien gagnée ! {Se tour7iant vers ses officiers.) Capitaine Barroy ?
Le capitaine, sortant vivement du groupe. Général ? Mol. Vous allez présenter le citoyen Ogiski au colonel 25 Dubourg; qu'on lui remette des armes, et qu'il choisisse, parmi les chevaux des hussards tués hier, celui qu'il voudra ...Il combattra dans nos rangs. ..C'est un soldat !... Ogis., avec émotion. Merci, général ! [// s'éloigne avec le capitaine. Au vicme instant., e?itre par 30 la gauche l'officier de hussards qui est venu an?ioncer
l apparition de la première colontie russe^