HATTOUINE, IVANOWNA
Hattouine, à part, regardant Ivanowna. Oui... oui...
c'est comme cela..., elle ne pense qu'à Ivano\vitche...les
5 autres ne sont rien. ..Oh! la jeunesse. ..la jeunesse !...(^//^
va rainasser le foin qu'a laissé le cheval et le jette sur la
voiture) Enfin... voilà... tout est prêt... quand le Rymnik
arrivera, nous partirons. {Tournant autour de la voiture et
regardant chaque chose en détail.) Pourvu que le kibitk ne
I G casse pas en route. ..Ces mauvais chemins l'ont tout de'-
traqué...Ah! je voyais bien que ces gueux de re'publicains
nous attiraient dans l'entonnoir... je le voyais bien... mais
Souworow ne voyait rien, lui... Il criait: — En avant '...En
avant!... — comme un vieux fou!. ..Et maintenant nous
15 sommes battus. ..entoure's... affamés. ..il faut partir la nuit
comme des voleurs... prendre le chemin des neiges !...Oui...
je l'ai vu, ce chemin. ..je l'ai vu de loin. ..il monte. ..il monte
...et les pre'cipices montent aussi... et là-haut ceux qui ne
périront pas de fatigue, ou qui ne tomberont pas dans les
20 abîmes. ..mourront de faim. ..Oh! Souworow... qu'as-tu fait
de tes enfants? La vieille viatouchka aimerait mieux être
morte ! . . .
\Pendafit les scènes précédentes, la torche qu'o?i a vue des le début, tout au fond, s'est rappj-ochée peu à peu. Aux 25 dernières paroles de Hattouine, elle débouche dans la
rue qui traverse la scène ; le docteur SthÂl parait au milieu d'un groupe d'aides et de soldats portant des civières^