‹ La guerreChapitre 80 sur 178 · HATTOUINE, IVANOWNA · texte numérisé non relu

HATTOUINE, IVANOWNA

Hattouine, à part, regardant Ivanowna. Oui... oui...

c'est comme cela..., elle ne pense qu'à Ivano\vitche...les

5 autres ne sont rien. ..Oh! la jeunesse. ..la jeunesse !...(^//^

va rainasser le foin qu'a laissé le cheval et le jette sur la

voiture) Enfin... voilà... tout est prêt... quand le Rymnik

arrivera, nous partirons. {Tournant autour de la voiture et

regardant chaque chose en détail.) Pourvu que le kibitk ne

I G casse pas en route. ..Ces mauvais chemins l'ont tout de'-

traqué...Ah! je voyais bien que ces gueux de re'publicains

nous attiraient dans l'entonnoir... je le voyais bien... mais

Souworow ne voyait rien, lui... Il criait: — En avant '...En

avant!... — comme un vieux fou!. ..Et maintenant nous

15 sommes battus. ..entoure's... affamés. ..il faut partir la nuit

comme des voleurs... prendre le chemin des neiges !...Oui...

je l'ai vu, ce chemin. ..je l'ai vu de loin. ..il monte. ..il monte

...et les pre'cipices montent aussi... et là-haut ceux qui ne

périront pas de fatigue, ou qui ne tomberont pas dans les

20 abîmes. ..mourront de faim. ..Oh! Souworow... qu'as-tu fait

de tes enfants? La vieille viatouchka aimerait mieux être

morte ! . . .

\Pendafit les scènes précédentes, la torche qu'o?i a vue des le début, tout au fond, s'est rappj-ochée peu à peu. Aux 25 dernières paroles de Hattouine, elle débouche dans la

rue qui traverse la scène ; le docteur SthÂl parait au milieu d'un groupe d'aides et de soldats portant des civières^

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