‹ La guerreChapitre 84 sur 178 · TABLEAU VIII. SCENE VI · texte numérisé non relu

TABLEAU VIII. SCENE VI

Le colonel, troublé. Feld-maréchal, la rue est remplie de blesse's russes...

Sou., au docteur. Pourquoi ne les a-t-on pas relevés?...

Le docteur. Nous avons fait notre possible, feld-mare'chal...Nous ne savions pas que la retraite... 5

Sou., rint£rro7iipant. Y a-t-il un autre chemin ?

Le colonel. Non, feld-maréchal, les autres rues sont trop étroites, et d'ailleurs remplies de décombres !

Sou., avec une fureur concentrée. Je ne veux pas laisser de canons à l'ennemi !...(^?^ docteur.) Combien faut-il de 10 temps pour relever ces blessés?...

Le docteur. Une bonne heure, feld-maréchal, en y mettant beaucoup de monde.

Sou., à un de ses officiers. Faites avancer deux compagnies...Qu'on s'y mette tout de suite. 15

[ Un aide de cajfip entre a^i galop^

L'aide de camp, s^ arrêtant prés de Souworow, le chapcaii à la main. Feld-maréchal, une colonne ennemie est en route pour nous couper la retraite.

^ov., (^ un ton furieux. Qui vous envoie?... 20

L'aide de camp. Le général Bagration... Voici ma dépêche !...

[// lui remet raie dépêche. Le docteur lève la torche ; Souworow ///.]

"{^^ 'SL.Y.S'&Y., se soulcvatit. Vive Souworow ! \Il retomhe.'\ 2'i^

Sov., froissant la dépêche. Oh! ce Molitor !...(// y^//*? 7in regard terrible autour de lut, puis il eiifonce ses éperons dans le ve?itre de son cheval, et part en criant :) Sauvez les canons !...

\Son état-major le suit. Les conducteurs d'artillerie 30 fouettent leurs chevaux ; les pièces défient ait grand galop, et s'engouffrent dans la rue, à droite, oit s'élèvent les cris épouvantables des blessés qu'elles écrasent. Hattouine et IvANOWNA se couvre7it la tête pour ne pas entendre ; le docteur lève les mains au ciel.'\ 35

Page 1