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tout les éclaireurs et les premiers éléments qui entrent en contact avec les populations, mais que rendent très imparfaitement des comptes rendus dont les auteurs ont le souci de ne pas paraître pessimistes. Impression d’ailleurs, qui, même pour les éléments de première ligne, va s’affaiblir bien vite et se perdre dans la joie d’avoir atteint un excellent gîte, après une marche longue et fatigante, sous un soleil brûlant. |
Pourtant, le bataillon wurtembergeois délogé a fait mine de s’accrocher à la crête qui barre la route d’Ethe, immédiatement à l’est de Virton. La compagnie Collin suffit pour l’en débusquer et ce bataillon se hâte vers Ethe où il craint de voir sa retraite coupée par les troupes de la 7€ division dont on lui a signalé l’arrivée à Latour.
Il sera rendu à minuit dans le bois de Saint-Léger où sa brigade (la 53° du XIIIe corps wurtembergeois, composée des 1232 grenadiers et 124€ de ligne) est au bivouac. Fatigué, il se présentera sans doute devant les avant-postes par une direction imprévue et sans avoir pris les précautions d’usage, car il y sera accueilli par des coups de fusil et occasionnera une alerte des deux régiments. Il faut même croire que l’on était plus nerveux que chez nous, dans cette région, puisque, moins d’une heure plus tard, une cuisine roulante française, échappée de Bleïid au gré de ses chevaux emballés, y déclenchera sur toute la ligne une furieuse fusillade qui s'étendant, cette fois, de proche en proche dans les bois, se prolongera très longtemps et rendra tout à fait précaire le repos des troupes qui vont se battre dans quelques heures à Bleid.
La dislocation et les avant-postes (16 h. 30). — I] est 16 h. 30. En attendant que la situation soit completement éclaircie, le général de Lartigue conserve toute la 15e brigade rassemblée en formation articulée au sud du mamelon 280, où le groupe Joly est toujours en surveillance et où sont poussés le bataillon Graff (2°), du 1158, et la compagnie du génie.
À 17 heures, il n’y a plus aucun doute sur la retraite de
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l'ennemi, et tandis qu’un violent orage éclate, que faisait prévoir la chaleur particulièrement lourde de l’aprèsmidi, le général dicte son ordre de stationnement.
Le 115€, cantonné à Virton, avec l'état-major de la 16e brigade, sera chargé de couvrir la division.
Le 1172 aura un bataillon à Virton et deux bataillons à Saint-Mard.
L’état-major de la 15€ brigade sera à Harnoncourt, avec : le 1248, et tout le 130€ couchera à Dampicourt.
Les trois groupes de l'artillerie divisionnaire (31€ régiment) cantonneront à Harnoncourt, où sera le Q. G. de la 8e division.
Le colonel Desvaux règle les détails du service de sûreté. Le bataillon Graff (2e), du 115€, tiendra le secteur compris entre la route d’Ethe incluse et la route d’Étalle exclue. Le bataillon Coquerelle (3€), du même régiment, depuis cette dernière route incluse jusqu’à la route d’Houdrigny, incluse, où doit s’opérer la liaison avec le 2€ corps.
Rien ne s'oppose, dans un brouillard épais qui a succédé à la pluie, à l’imstallation aux avant-postes des deux bataillons du 115€.
Le commandant Graff envoie la compagnie de Lantivy (62) sur la route d’Ethe, où elle s’installe à la ferme Lempereur, poussant une section sur la crête à l’est, et la compagnie Menez (8°) vers le mamelon 265 où elle prend position, couverte par des postes poussés dans le ravin, jusqu’à la lisière des bois. Les compagnies Hartmann (5°) et Frère (7€) restent à la disposition du chef de bataillon, dans les dernières granges de Virton, sur la route d’Ethe.
Le commandant Coquerelle fait occuper la ferme de Bellevue, par la compagnie Cousin (12€) qui place une section sur la route, non loin du bois, derrière une tranchée. La compagnie Fernagu (11°) est installée à la naissance du grand ravin qui court du nord au sud, entre Virton et Houdrigny, avec des postes à 280 et à 295. La compagnie Lacombe (10€) sera à Houdrigny, à côté d’une fraction du 1478, assurant ainsi la liaison avec le 2e corps. Le chef de
bataillon garde à sa disposition la compagnie Roquencourt (9e) à la sortie de Virton.
L'installation au cantonnement est des plus rapides et en somme assez défectueuse. La pluie tombe; les convois n’ont pu rejoindre les corps n1 à Saint-Mard n1 à Virton. Heureusement, en Belgique, nos soldats sont chez des. ‘ amis au cœur chaud et ils trouvent en abondance tout ce qui leur est nécessaire: des vivres et des douceurs, de grands feux pour sécher leurs vêtements mouillés, de la sympathie. Jusqu'ici, pour eux, c’est bien la guerre « fraiche et Joyeuse ».
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us a ui | Commandant Grasssr — Une bataille de rencontre Virton (22 août 1914) JS + CE