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les compagnies Roy (10€) et Nivlet (12°), ces dernières en échiquier, la 12€ débordant à gauche.
Aucun cheminement. C’est un glacis mollement ondulé, parsemé de chaumes, de champs de pommes de terre et de boqueteaux, qui monte, à pente assez raide, vers 280. On n’est pas vu de Robelmont; balles et obus passent très haut au-dessus des têtes. |
Le bataillon Treillard (12T)}, pour gagner sa place en arrière et à gauche du dispositif, prend la route de Virton à Dampicourt, puis celle de Dampicourt à Houdrigny, entièrement à l’abri, au moins des vues, et dès qu’il a franchi la voie ferrée, se forme, d’abord en colonne double ouverte, puis en échelons, la droite en avant, avec, de la droite à la gauche, les compagnies Collin (1'€), Mourgeon (22), de la Gasnerie (3€) et Guillo Lohan (4°), cette dernière compagnie montant le long du ruisseau d’Houdrigny.
C'est ainsi qu'à 10 heures, le 117€, aiguillé sur Robelmont, se trouve déployé tout entier, ses compagnies échelonnées, la droite en avant, toutes en ligne de sections par quatre : celle de droite, la 5°, dans le ravin de la Patte d’Oie, ayant déjà atteint le chemin de Virton à Houdrigny; celle: de gauche, la 4€, étant à proximité de la ferme de Beauregard. |
Situation autour de Virton à 10 heures. — En somme, à 20 heures, la 8 division est tout entière déployée :
a) A droite, à mi-pentes, face à la crête 265—fontaine Lempereur, qu’occupe l’ennemi, sont les 6€, 7€ et 8e compagnies du bataillon Graff (2°) du 115€. La compagnie Hartmann (5°), de ce bataillon, moins une section gardée en réserve par le commandant Graff, en est séparée et se relie à gauche à la compagnie de Bertier (11°) du 124°;
b) À gauche du gros du bataillon Graff, face au nord et au nord-est, les 4e, 3e et 17e compagnies du bataillon Lambert (1er) du 1242. La compagnie Moureaux (2€) et la section de mitrailleuses Fourtier, de ce bataillon, ont été maintenues dans le cimetière transformé en forteresse;
c) À gauche du bataillon Lambert, reliés, non à lui,
mais à la compagnie Hartmann (5°) du bataillon Graf, sont, avec le capitaine de Bertier, les débris des 11e et 10€ compagnies du bataillon Favier (3€), du 1249 et à la gauche de ces débris, en échelon refusé, trois sections de la compagnie Moriceau (9°) arrêtées sur les pentes sud. du mamelon 260, derrière la ligne du bataillon Brunet (2e) du 1248, dont le capitaine Moriceau ignore la présence dans cette région. La cure Roussel (12€) est toujours dans Virton où elle n’a pas reçu d’ordres;
d) À gauche de la 40° compagnie du bataillon Favier, sur la crête descendant de 260 vers le sud-ouest, les 4 compagnies du bataillon Brunet (2°) du 1242, mélangées, sont clouées au sol. Une seule section de la compagnie Lemaire (8) est encore disponible dans le chemin de Virton à Houdrigny;
e) Derrière cette ligne de 4 bataillons fatigués, éprouvés ou disloqués, les débris désorganisés et très réduits du 1308, renforcés par la compagnie Fernagu (11°) du bataillon. Coquerelle (3€) du 115%, revenue d’Houdrigny, tiennent les jardins et les maisons de la lisière nord de Virton, avec la section de mitrailleuses Dufour, placée de manière à interdire la route d’Étalle:
f) Comme seule troupe fraiche disponible, il n’y a plus, rassemblé près du couvent de Saint-Joseph, que le bataillon Travers (17) du 115€, auquel est venue se joindre la compagnie Lacombe (10°) du bataillon Coquerelle, revenue d’Houdrigny avec là compagnie Fernagu;
g) Comme seul appui de l’infanterie, les 3 batteries du groupe Gadois (1er) du 312 régiment d’artillerie, sont toujours en position dans le verger du couvent de Saint-Joseph et couvrent de leurs projectiles la région au nord de Virton, tandis que les deux autres groupes du régiment sont en route vers le mamelon 280, au sud du Ton.
Devant nos quatre bataillons, la ligne ennemie est arrêtée et se renforce. Aux 17 et 3€ bataillons du 154€, déployés face à Virton, le 2€ bataillon de ce régiment vient se joindre, appuyant à gauche à la route d’Éthe. Cette ligne s’incurve’ face à Houdrigny, à hauteur de la.