‹ La guerre en action, VirtonChapitre 59 sur 98 · CECI RE PERTE EURE · texte numérisé non relu

CECI RE PERTE EURE

Le capitaine allait s’y employer, de concert avec le colonel :

Bertrand, en utilisant une batterie qui arrivait et quelques compagnies des 101 et 102€ que des officiers ralliaient, quand, tout à coup, il se trouve en présence du général de Trentinian.

Sur son magnifique cheval, la tunique déboutonnée, le général commandant la 7e division n’a rien ni d'un déprimé, n1 d’un vaincu. Le capitaine ne peut s’empêcher de remarquer qu’ «il a grand air ». Le général dit en quelques mots comment il est sorti d’Ethe, après en avoir organisé la défense ; que les pertes sont lourdes à la 14 brigade; que le général Félineau est sans doute tué, maïs que tout cela est réparable. Le capitaine rend compte de la situation de la 8 division; des instructions qu’il a reçues et il insiste, au nom du général commandant le corps d’armée, pour que le plateau de La Malmaison soit conservé. Le général répond qu’il ne peut s'engager à rien; qu'il a besoin d’y voir clair, mais que, suivant ce qu’il pourra «rameuter », il agira au mieux des circonstances, dans le sens des instructions du général commandant le cour d'armée. Il était 18 heures.

A 20 heures, le capitaine Leboiteux était de retour auprès du général Boëlle, à qui il rendait compte de sa mission.

La 7e division très éprouvée; à sa droite le 5e corps rejeté au delà de Tellancourt et fort malmené, le plateau

de La Malmaison, débordé, allait-il pouvoir être tenu?

En dépit de l’énergie bien connue du générai de Trentinian, il était difficile d'y FQUDIE d’une manière ferme.

Avec le bataillon Boone (6°) du 317°. — Le capitaine Audet avait quitté le P. C. du 4€ corps à 16 h. 30, persuadé que la 7e division était en déroute. Au galop de son cheval, il rejoignit le bataillon Boone (6e), du 317€, au moment où ce bataillon quittait Harnoncourt, allant vers le bois Lahaut. Il n’y a là que trois compagnies, une compagnie ayant été laissée à la garde des convois.

Page 1