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A la suite d’un forestier belge, on s’est enfoncé dans le bois de Guéville, et après quatre heures d’une marche pénible, on débouche à 18 X. 30 sur le plateau de La Malmaison. Ce plateau, vaste et dénudé, était désert. De troupes en retraite, point; d’Allemands, pas davantage. Un silence profond, impressionnant. A 19 h. 30, tandis que le soleil disparaissait derrière le bois de Ruettes, on arrive à La Malmaison, coquettes maisons blanches, blotties dans des jardins. Là, une charrette, remplie de blessés. On dit que la 7€ division est déjà passée et que l’arrièregarde vient de partir, se dirigeant vers Charency. Le commandant Boone, à qui le capitaine Audet rappelle sa mission de couvrir en ce point la 7€ division retirée sur la Chiers, fait observer combien trois compagnies isolées, sans artillerie, sans cavaliers, sans mitrailleuses, sont insuffisantes pour une pareille tâche. Il prend bravement son parti, cependant, dispose des postes à l’entrée des bois, sur les chemins, et se tient prêt à résister dans les maisons et derrière les murs des jardins.
Le capitaine Audet rejoint la colonne de la 7€ division, à la scrtie d’Allondrelle. C'était le 102€. Les troupes cheminalent par quatre, dans un ordre parfait. Les deux compagnies du génie de corps du commandant Favery formaient l’arrière- garde.
Arrivé à Charency, à 21 euree le capitaine rendait compte au commandant Macker, chef d’état-major de la 7e division, de la situation du bataillon Boone, isolé sur le plateau de La Malmaison devant la lisière d’un bois, puis il retournait auprès du général Boëlle (1).