‹ La guerre en action, VirtonChapitre 69 sur 98 · III. — P. C. à Vélosnes, à partir de 4 heures · texte numérisé non relu

III. — P. C. à Vélosnes, à partir de 4 heures

IV. — Les trains régimentaires se porteront, cette nuit, aussitôt après les distributions à Flavigny (8° division) par T'orgny, Vélosnes et Othe et à Marville (7e division).

BOËLLE.

Mieux que tout commentaire, ce document réflète l’idée que le général commandant le 4€ corps se faisait du résultat général des chocs d’Ethe et de Virton. Pour lui, la lutte était indécise et il comptait bien la changer au plus vite en victoire; mais elle avait prouvé que l’ennemi était trop fort pour qu’on pût, sans autres précautions, continuer contre lui l’offensive à fond, commencée la veille. Une attitude provisoirement défensive était nécessaire, pour regrouper les unités.

Les pertes. — Les pertes étaient graves, en effet. Le colonel Chabrol, commandant la 15€ brigade, était mort. : CS < |

Le 130€ avait perdu le colonel Laffargue, tous ses offciers supérieurs ‘et presque tous ses officiers subalternes. Ses débris formaient un faible bataillon, commandé par le capitaine de la Chesnelière. |

Le 124 avait perdu ses trois chefs de bataillon et 770 hommes de troupe. Il n’avait presque plus d’officiers.

Au 115€, le bataillon Coquerelle (1€7) était réduit à deux compagnies, et le commandant était mort.

Le 1172 avait perdu un chef de bataillon et 725 officiers et soldats.

Sur les pertes subies par les régiments allemands, nous n'avons que des renseignements très vagues, les historiques de ces régiments (sauf celui du 19€) n’ayant pas paru. Elles furent certainement lourdes, surtout au 154, si l’on en croit les récits de quelques soldats qui prirent part à l’action et la jugèrent « terrible et fort coûteuse ». Les seuls chiffres que nous possédions sont donnés par le capitaine Mutius, dans sa monographie de la bataille de Longwy, où 1l dit que la 18e brigade (7€ grenadiers et 154€) perdit 40 officiers et 700 hommes de troupe. Ces chiffres, si on les accepte comme à peu près exacts, bien que cités dans une œuvre écrite à la gloire de l’armée allemande, se rapprochent des nôtres et expliquent pourquoi le Ve corps dut être, après cette “RESUNS, retiré du front pendant quelques Jours.

Arrêt de la lutte au 2°.corps. — Du côté du 2€ corps aussi, la lutte a pris fin. Le 128€, dont l’attaque sur Robelmont avait été suspendue, était resté le long de la voie

ferrée, attendant la reprise de l’opération.

Cette reprise, le général Regnault ne l’ordonna pas. I} s'attendait à voir déboucher à chaque instant une attaque sur son flanc gauche et il savait qu'il ne pouvait compter sur l’arrivée du 72e à la ferme du Hayon, avant 19 heures. 11 décida finalement de reporter l’opération au lendemain et de s'organiser pour la nuit sur le terrain.

En conséquence, les ordres suivants sont donnés :

— Au général Carré, commandant la 5° brigade, de tenir Villers-la-Loue, à tout prix, et jusqu’au dernier homme.

— Au colonel commandant le 17€ régiment d’artillerie, de laisser en position les groupes Deslions (2€) et Montlebert (3€), tandis que le groupe Defrance (1er) irait bivouaquer près de Thonne-la-Long avec les deux groupes du

29e régiment d’artillerie de corps.

— Au colonel Leroux, commandant le 51€, de laisser

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le bataillon Berthon (1er) à Meix-devant-Virton, où il n’était pas menacé et de grouper les bataillons Mayer-Samuel (2)

et Agel (3°) à Villers-la-Loue, dont la défense avait été

organisée par le bataillon Agel.

— Au colonel Rauscher, commandant le gTe. de conserver jusqu’à la nuit ses positions sur le nanas 280, au nord d’'Houdrigny, puis de replier ses deux bataillons sur Sommethonne.

Le 128€ était très peu éprouvé; il n’avait perdu que

11 hommes tués et 30 blessés au cours de sa marche d’ap-

proche. Le 72e était intact. Toute la 5° brigade était réunie.

dans la main de son nouveau chef, prête à toutes les éventualités.

Tandis que le général Regnault installait à Sommethonne le quartier général de la 3e division, sous la garde du bataillon Caumel (3°) du 72e, laissé là dans ce but, les régiments gagnaïent les emplacements qui leur avaient été assignés.

Le 72€ arrivait au Hayon à 19 heures, avec deux pelotons de l’escadron divisionnaire. Les 3e et 4€ groupes du 29e d'artillerie de corps, qui s’y rendaient avec lui, avaient reçu, en route, l’ordre de rebrousser chemin et d’aller bivouaquer près de Sommethonne.

Le 1289 arriva à la ferme du Hayon à 21 heures. Il ee battu en retraite par échelons, sans être inquiété d’ailleurs par l’ennemi, et ramenait avec lui le bataillon Mayer-Samuel (3€) du 51e qu'il avait rallié et qui partit tout de suite pour Villers-la-Loue.

Dès l’arrivée du 128, le colonel Toulorge, qui avait.

fait prendre au 72€ un dispositif de couverture, face au nord, autour de la ferme du Hayon, envoya à Villers-la- Loue un bataillon du 128€, et par les deux autres bataillons de ce régiment, relia le 72° au Haut-Bois, de façon qu’en définitive, la ligne Vullers-la-Loue—Bois Lavaux—

Meix-devant-Virton, crêtes au nord de la ferme du Hayes |

était occupée par nos troupes, à la nuit tombée.

Quant au 87, il est en retard. Par le bataillon Char-

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Commandant Grasser — Une bataille de rencontre - Virton (22 août 1914)

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