PRÉFACE
On a souvent reprochf aux ministres des différentes religions d'être restés, en France au moins, depuis qu'il y existe des sociétés de la paix, trop indifférents aux efforts de ces sociétés. L'un d'eux, président d'une société chrétienne des Amis de la Paix, M. le pasteur Allégret, se faisait, il y a quelques mois encore, l'écho de ces plaintes; et nous-même, en plus d'une occasion, nous avons cru devoir nous y associer. Il ne faudrait pas cependant (et nous le faisions observer à M. Allégret) exagérer le reproche et laisser croire qu'aucunes voix généreuses ne soient jamais venues rompre le silence général. J'ai rappelé le nohle exemple donné, dès le début de nosappels,parle père Gratry, tenant à être, disait-il, « le premier grenadier de l'armée de la paix » ; par le père Charles Pcrraud, son élève favori, prêchant, dans l'église Sainl-lioch, l'Evangile de la paix ; plus lard, par le père Hyacinthe, prononçant, à la seconde assem-