Livre Orange, doc. n
rAllemagnc. Mais quand Sir E. Goschen, l'ambassadeur d'Angleterre, rentré le même jour à Berlin, se rendit chez M. de Jagow, celui-ci déclara à l'ambassadeur d'Angleterre que la conférence proposée serait en réalité une cour arbitrale et qu'il lui semblait impossible de convoquer une cour arbitrale pour juger les dijïérends austrorusses, si la Russie et l'Autriche ne la demandaient pas. C'est en vain que l'ambassadeur tâcha de lui prouver qu'il n'y avait rien de commun entre la conférence proposée par l'Angleterre et une cour arbitrale ; le ministre ne se laissa pas convaincre et il ajouta que, puisque l'Autriche et la Russie voulaient causer ensemble, il lui semblait mieux d'attendre l'issue de ces pourpalers ava:it d'essayer autre chose '. En apparence, la diplomatie allemande revenait à un jugement optimiste de la situation. Le danger n'étant pas urgent, on pouvait attendre. En réalité, l'Allemagne paralysait les puissances de la Triple Entente, tandis que r Autriche agissait. L'Autriche avait déjà oublié les confidences du 26 au gouvernement anglais ; elle voulait faire la guerre à la Serbie, et, ce même jour, déclara aux Puissances que, la réponse de la Serbie n'étant pas satisfaisante, elle se préparait à employer les « moyens énergiques », sans préciser autrement ^ Il est évident que la France, l'Angleterre, la Russie ne pouvaient pas