‹ La guerre européenneChapitre 29 sur 58 · Gresit Br., doc.n · texte numérisé non relu

Gresit Br., doc.n

« Je lui ai fait remarquer que la proposition de Sir Edward Grey ouvrait la voie à une issue pacifique. M.de Jagow m'a répondu qu'il était disposé à y entrer, mais il m'a fait remarquer que si la Russie mobilisait, l'Allemagne serait obligée de mobiliser aussitôt. Je lui ai demandé si l'Allemagne se croirait engagée à mobiliser dans le cas où la Russie ne mobiliserait que sur la frontière autrichienne ; il m'a dit que non et m'a autorisé formellement à vous faire connaître cette restriction. »

Le même jour, Sir Edward Grey télégraphiait à l'ambassadeur anglais à Berlin (Greaf^r.,n" 46): « L'ambassadeur d'Allemagne m'a informé que le gouvernement allemand accepte en principe la médiation des quatre Puissances entre l'Autriche et la Russie, réservant, naturellement, son droit d'aider l'Autriche, si l'Autriche était attaquée. » Le même jour la France donnait son adhésion *■ î et la Russie déclarait que « si des explications directes avec le cabinet de Vienne se trouvaient irréalisables » elle était prête à « accepter la proposition anglaise ou toute autre de nature à résoudre favorablement le conflit* ». Il y eut donc un moment, pendant la journée du 27, où l'on espéra qu'avant le soir les quatre grandes puissances s'accorderaient pour sauver la paix du monde. Il ne manquait plus que l'adhésion de

l.Great Br., doc. n. 51.

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