Great Br., doc. n
M. SazonofT a ajouté : « L'heure est trop grave pour que je ne vous déclare pas toute ma pensée. En intervenant à Pétersbourg, tandis qu'elle refuse d'intervenir à Vienne, l'Allemagne ne cherche qu'à gagner du temps, afin de permettre à l'Autriche d'écraser le petit royaume serbe avant que la Russie n'ait pu le secourir. Mais l'Empereur Nicolas a un tel désir de conjurer la guerre que je vais vous faire en son nom une nouvelle proposition :
« Si l'Autriche, reconnaissant que, etc.
« Le comte de Pourtalès a promis d'appuyer cette proposition auprès de son gouvernement. »
Finalement, le 30 juillet, M. Sazonoff télégraphie à l'ambassadeur de Russie à Berlin * :
L'ambassadeur d'Allemagne, qui vient de me quitter, m'a demandé si nous ne pouvions pas nous contenter de la promesse que l'Autriche pourrait donner, de ne pas porter atteinte à l'intégrité du royaume de Serbie, — et indiquer à quelles conditions nous pourrions encore consentir à suspendre nos armements. Je lui ai dicté, pour être transmise d'urgence à Berlin, la déclaration suivante : « Si l'Autriche, reconnaissant que la question austroserbe a assumé le caractère d'une question européenne, se déclare prête à éliminer de son ulimalum les points qui portent atteinte aux droits