II
••) Etaient employés d'antre part: Régt jt, porpa et j^-
***) Avaient saccombâ, parmi les officiera sepérienre: majors Ëodrea, nsoh et de Rnoesch.
t) Etaient employés d'antro part: ^ et ^- — Voir, pour la oomitiOD de l'avant-gardo, 11° Partis, page 614.
Allemands. Les défenseurs essayaient d'un court retour offensif pour reprendre la position perdue; mais le feu rapide des bataillons du 75® les contraignait à faire volte-face. Pendant ce temps, Tavant-garde avait ouvert le feu de ses deux batteries contre un mouvement de terrain que Tennemi occupait fortement au nord-est de Beaugency; peu après, la 6® batterie légère et la V^ à cheval commençaient, de leur côté, à canonner, de Margottière, des masses épaisses postées auprès de Yernon. Le 2® bataillon du 90®^), s' élançant ensuite à Fattaque, emporte du premier élan le mouvement de terrain, au prix de pertes sensibles, et s'y maintient contre plusieurs efforts des Français pour l'en déloger. Le 14® bataillon de chasseurs, qui marchait en tête de Tavant- garde,, s'était approché, sur ces entrefaîtes, jusqu'à 400 pas de Beaugency, et, après un long combat de mousqueterie sur la grande route, il avait pénétré dans la ville par le côté du fleuve; mais parvenus au chemin de fer, les chasseurs y rencontraient de nouveau une vive résistance qu'ils^ ne surmontaient que grâce au concours du 1^^ bataillon du 89® et des fusiliers du 75®. Une batterie française, qu'une fausse direction amenait à ce moment sur Beaugency, y tombait au pouvoir des Allemands. Cependant, la présence de troupes ennemies à Yernon constituait une menace sérieuse pour la position de ces derniers. Vers minuit, sur Tordre du commandant de la division, le 1®"^ et le 2® bataillon du 75® marchent donc contre ce village; l'adversaire, surpris par cette brusque attaque, s'enfuit en désordre sur Bonvalet, abandonnant plus de 200 prisonniers. Le gros de la division s'était cantonné dans la soirée aux alentours de Meung; des bacs avaient été disposés vis-à-vis do cette ville ainsi que de Beaugency, afin d'établir la communication avec le IX® corps, qui s'était avancé sur la rive gauche jusqu'à Lailly. Dans le courant de la journée, huit batteries de ce corps d'armée avaient canonné Beaugency jusqu'au moment de son occupation par la 17® division, tan* disque la 25® division, escarmouchant avec de petits partis
*) Ce bataillon avait formé la garnison de TonI jusqu'au 18 novembre. (Voir II« Partie, pages 90 et 148*). Une fois relevé, ilavait suivi son régiment par Châlons et Corbeil, et il le ralliait dans la journée du 8 décembre.
anémia, était Tenue, sur la route de Blois, jnsqaes an delà de [aulnes.
Le grand-duc de Mecklenbonrg avait suivi la marche e l'action, à partir de 10 heures da matin, des environs de Frand-Ghâtre; estimant, d'après l'issae de la journée, que l'adersnire, ainsi repoussé sur toute la ligne, reprendrait des le indemain son mouvement de retraite, il donnait, pour le 9, ordre de le poursuivre. A cet effet, l'avant-garde de la 17' ivision devait s'avancer par la route de Beai^ency à Tours; ne brigade de la 2* division de cavalerie prendrait par Villorsauj une brigade de la 4? division de cavalerie se dirigerait ir Séris.*) Le I" corps bavarois devait être relevé dès l'aube ar la 22^ division, en raison des pertes considérables qu'il vait subies. —
Vers 2 heures du soir, on avait reçu, au quartier général u prince Frédéric-Charles, un rapport du quartier-maître Lipérieur de la II* armée, envoyé en mission auprès du granduc, d'après lequel ce dernier semblait avoir devant lui deux ivisions pour le moins. D'autre part, dans la matinée déjà, !s troupes jetées sur Gien et sur Vierzou avaient fait parvenir es renseignements plus détaillés sur les rencontres du 7, ainsi ue les déclarations des prisonniers. Il ressortait de ces dierses informations que l'ennemi devait avoir pris la direction e Bourges et de Vierzon avec trois ou quatre corps. Le prince )ld- maréchal , maintenant en conséquence les résolutions qu'il vait adoptées la veille, envoyait l'ordre, vers 3 heures du soir, Il III" corps de passer la Loire, le 10, avec la 1" division de ivalerie, soit à Sully, soit à Oîen ou à Châtilion, et de se iriger par la Sologne vers La Chapelle d'Angîllon de manière y être rendu le 12; sur la rive gauche de la Loire, le IX" corps evaît se maintenir à hauteur de la subdivision d'armée du rand-duc jusques en face de Blois, puis obliquer à gauche de
*) Dans U aoirée, la i^ division avait été rejointe par la petit coqis issê auprès de Lft Perte-Bernard soaa le commandement dngénéral de Ranch )nr observer Le Mane, et auquel un ordre nltérienr avait prescrit de allier la 17< division. (Toir II» Partie, page Ul.)
façon à se trouver, le 13, auprès de Mennetou-sur-Cher; le X* corps avait ordre de ramener »ur Orléttns, pour le 10, les troupes portées le long de la Loire d'amont et d'être massé, pour le 13, aux alentours de Salbris, tandis 'qtêe la 6® division de cavalerie eontmuerait à se maintenir en contact avec 'radversaire. Dans la soirée, quand le quartier-maître supérieur, de retour 'au quartier général, complétait verbalement le com{yte-rendu des événements de la journée^ lecommandant enchef Se préoccup^ait aussitôt de la nécessité d'assurer au grand-duc un appui 'prochain autant que direct, et, à cet effet, il prescrivait au X® corps de concentrer dès le 9, dans Orléans, sa 20® division qui s'était étendue jusque vers Saint-Denis de rHôtel. Dans les premfères heures de la nuit, le IIP corps mandait que, à l'approche de l'avant-garde, Tennemi, tout en se retirant précipitamment, avait coupé le pont de Gien, mais que, selon toute «ap^rence, le passage pourrait être rétabli pour lelendem'ain; tin détacheàient envoyé de Briare sur Châtillon y trouvait aussi le pont hors de service. La 6® division de cavalerie, qui s'était avancée en escarmouchant jusqu'à Yierzou, avait fait détruire, ce jour-là, la voie ferrée auprès de Mennetou-sur-Cher par une colonne de flanqueurs de droite, tandisqu'un autre parti lancé en éclairéur sur le flanc gauche, poursuivait jusqu'à Neuvy-sur-Ba^rangeon l'arrière-garde des masses françaises en retraite sur Bourges. —
Cependant, dès le 9 décembre, d'importantes modificatfons 9 décembre. étaient apportées aux dispositions arrêtées la veille par le commandant en chef. Vers 10 heures du matin, en effet, le prince Frédéric-Charles recevait, par voie télégraphique, du général comte de Moltke, notification d'un ordre de S. M. le Bol aux termes duquel le Prince était invité & faire soutenir par une division au moins sut la rive droite de la Loire le mouvement que la subdivision d'armée du grand-duc était chargée d'exécuter au plus vite sur Tours; le même ordre, qui confiait désormais au Priûfee la 4iau1)e direction des opérations sur la lioire, lui laissait d'ailleuts toute latitude de porter en même temps des forces imposaiïtes sur la rive gauéhe du fleuve;
1 présence d'une sitoation ainai modifiée, le prince feldlal prenait le parti d'abandonner le moaTemeut préparé nrges et de faire appel à tontes ses forces disponibles ippayer le grand-duc. Â 10 heures et demie du matii],
corps recevait l'ordre d'acheminer immédiatement sur les troupes stationnées dans Orléans et aux alentours, me temps, le général d'Alvensleben était invité à leil marches forcées sur Orléans, avec le in* corps et la isioQ de cuTalerie, en maintenant cependant provisoirement achement en observation auprès de Gïen. La 6' division alerie, après avoir détruit le chemin de fer à Yierzon,
rapprocher, le 10, son aile droite dn IX* corps, dirigé enue, tout eu continnant à éclairer par sa gauche dans ée du Cher.
i subdivision d'armée du grand-duc avait été avisée vers 1 mouvement prescrit au X* corps; mais, sur ces entrefaites, ation avait pris nne. tournure tout autre que ne le prëat les mesures adoptées dans la soirée du 8. Fendant t, les avant-postes bavarois avaient fait la capture d'un ir d'ordonnance français, porteur de dépêches qui révé-
l'intention de l'ennemi de se maintenir jusqu'à nouvel 9ur ses positions actnelles. Informé de ce fait, le grande Meelïlenbourg envoyait Tordre, de Meung, à 7 heures tin, à la 17" division et à la 22* de se former en première à Messas et à Beanmont, à la 4" division de cavalerie indre position à la droite de la 22* division, an P' corps lis et à la 2* division de cavalerie de s'établir en réserve de Grand - Châtre. Mais , avant qne ces dispositions t pn être exécutées, les troupes du grand-duc se trouvaient '.ea dans une latte fort vive.
n ordre du général Chanzy avait prescrit â la V" division ' corps d'appuyer vers la division Camô, qui avait rétro-
jnsqu'à Tavers; vers 8 heures du matin, le 17* corpa
avancer sur Ternon des lignes épaisses de tirailleiira
louvrir ce mouvement. Accueillies par un fea rapide tréa-
du 2* bataillon du 75°, anqnel succédait une contre-attaque, oupes faisaient volte-fece. D'antre part, l'artillerie que auçaîs avaient déployée en même temps, se trouvait biendnite au silence par la 5* batterie lourde, venue en po
dition au nord de Messas, et par quatre autres batteries qui arrivaient successivement.^)
L'action était plus sérieuse sur le front du I®' corps bavarois, dont les avant-postes étaient directement en contact avec les Français. Vers 7 heures du matin, des colonnes CDuemies s'avançaient sur Le Mée; mais deux bataillons de la 3® brigade^*) jetés au sud-ouest de cette ferme, et la 5® batterie lourde de la 17® division les criblaient d'un feu si meurtrier qu'elles se hâtaient d'abandonner le terrain au plus vite. Dès le début du combat, l'ordre avait été envoyé au reste des troupes de la brigade bavaroise, à Beaumont, de prendre les armes par alerte, et, vers 8 heures et demie, ces troupes arrivaient en position.***) Pendant que la 5« batterie de 6 du 3* régiment d'artillerie dirige son feu sur Villorceau, six compagnies du 12® régiment s'approchent jusqu'à 200 pas environ du village, qu'elles emportent ensuite d'assaut, vers 10 heures et demie, malgré la résistance très- opiniâtre des défenseurs, qui laissaient une centaine de prisonniers entre les mains des Allemands. Quelques instants avant midi, les 2® et 3® bataillons du 12% réunis successivement dans Villorceau, repoussent, avec le concours de la batterie précitée, un nouvel eflfort tenté de Villemarceau par les Français. Sur ces entrefaites, le 1®' bataillon de chasseurs s'était détaché des autres troupes de la 3® brigade laissées à l'ouest du Mée, pour donner la main par Villevert à la 4® brigade.
Dès 7 heures du matin, les troupes avancées postées par cette dernière brigade auprès de Villechaumontf) avaient ouvert
*) D'abord les deux batteries à cheval, qui, après avoir commencé
par prendre une position an nord-ouest de Yemon, avaient dû Tabandonner
bientôt par suite de la violence du feu de mousqueterie; puis laG^ batterie
légère et la 6® lourde.
Il® **) jgë ®t 1«' bataillon de chasseurs. H restait encore aux avant-
V2 l^^ et III® 1®'
postes, au Mée et aux alentours, ^ et 4e chev. lég. '
2® de 4 ***) La j^er bav *^^* rétrogradé sur Grand -Gh&tre pour reconstituer
ses munitions.
3® et 4« -
t) 10® régiment, 4e chev lég ®* ^^^ ^®^^ pièces encore en état de
4® de 4 combattre de la j^er bav. '
fen de leurs deoz pièces contre rennemi dont les colonneB montraient à ce moment auprès de Oernay; cependaat, il it près de 9 heures quand celnî-ci prononçait 'son offensive
aad. La 4" brigade s'était concentrée entre-tnnps auprès Villechanmont;*) six compagnies**) se jettent à la rencontre I Français, an sud-est du hameau, et les empâchest de poasser s avant de ce côté. Les huit pièces qui avaient pris posttion, début, sur la drO|ite de Villechanmont, se portent bientôt "es plus à l'ouest, vers la butte du moulin à vent; oànonnéee ■ trois batteries françaises, criblées par les feux de l'infonterie avenue à petite portée, elles subissent des pertes trèe-séricuBeB '. les obligent à rétrograder momentanément pour se remettre état de combattre; mais l'ennemi, en dépit de sa grande lérïorité numérique, s'épuisait en vains efforts poor faire plier isi les cinq bataillons bavarois, qaattd, vers 9 heures, nue rtie de la 22' division vient prêter à ces derniers tm concoors t efficace.
Les avant-postes de cette division avaient remarqué beautp d'activité dans les campa français. Le général de With, mis en éveil par ce renseignement, avait prescrit à la ' brigade seule de se concentrer dès l'aube près de Launay, 1 d'aller relever les Bavarois, et il avait réserva la 44" brigade ir défendre l'espace compris entre Beanvert et Gravant. Quand 43' brigade arrivait, vers 8 heures, auprès de Beanmont, lea varois étaient d^à engagés si vivement qu'il ne paraissait .s possible de les relever, et, comme les troupes luttant à llechaumont se trouvaient serrées de près, le commandant de 22* division envoyait à leur aide trois bataillons et deui rteries.***) L'intervention de ces renforts donnait Wentôt an nbat une tournure plus favorable. Les masses ennemiee ne dent pas à se mettre en retraite vers Cemay ; la 4' batterie i^e les canonne pendant un certain temps avec un visible
6< de 6 *) La ^„ ^^^ affectée à la brigade n'était pins aa meanre de htter.
«•) Du 18« régiment.
„n^ I" 1" et H» 3« et 4» batt. lourdes
succès;*) puis le 2® bataillon du 95® enlève le hameau, où 200 hommes environ mettent bas les armes. Une batterie française tente de prendre position à peu de distance; le feu rapide du bataillon du 95® l'oblige à repartir au plus tôt, non sans avoir perdu deux avant-trains, un caisson et une grande partie de ses chevaux. Le bataillon, soutenu par la 2® batterie de 4 du 1®' régiment d'artillerie**) accourue entre-temps, se met alors en devoir d'organiser la défense de Cemay, tandis que les deux batteries envoyées en avant par la 22® division continuent le combat, d'une position à l'ouest de Yillechaumont.
Peu de temps après le départ de la 43® brigade, la 44®, laissée {luprès de Gravant, avait été attaquée par plusieurs bataillons français qui s'empressaient d'occuper les fermes de BeaxLvert et de Layes, évacuées par suite d'une erreur des fusiliers du 83®. A cette nouvelle, le général de Wittich ordonne de reprendre sur-le-champ le terrain perdu; la 2® brigade bavaroise, réunie depuis 7 heures et demie auprès de Billy, l'assure de son concours dans cette opération. A cet effet, le général de Orff dirige contre les fermes le 9® bataillon de chasseurs et les deux bataillons du 11® régiment, avec une batterie,***) qui attaquent de concert avec le 83®; l'ennemi est délogé après une courte résistance, et poursuivi à une certaine distance vers Touest.f) Sur ces entrefaites, six compagnies de la 44® brigade avaient gagné du terrain à l'ouest de Gravant, en soutenant un
*) Snr les huit pièces de la 4® brigade bavaroise, cinq étaient entrées
8® lourde fluccessivement en action, pendant ce temps, aux côtés de la — ^p —
en position à l'est de Yillechaumont.
**) Cette batterie avait reçu des munitions sur ces entrefaites, et elle avait encore appuyé de quelques coups de canon le mouvement offensif du 95^; plus tard, après avoir repoussé par un tir à mitraille une attaque de rinfanterie ennemie, elle ralliait la 3» brigade.
***) 1er bav ' ^®**® batterie prenait ensuite position entre Layes et
Beauvert.
t) Le 9e bataillon ^^ chasseurs pénétrait dans Beauvert, suivi du
1er IJe "FuB.
ïî®'^^ ÏP ®* "Së^ enlevaient Layes.
bat très-vif de monsqneterie; d'antrea contingents étaient 3 renforcer dans Ceniay le bataillon de la 43» brigade.*)
Vers 11 henres, les Français faisant mine de déployer des es imposantes devant Layes, les fractions de la 2* brigade aroise maintenues jusqu'alors anprès de Lannay se portent première ligne; de plus, cinq batteries entrent en action près Beauvert, couFertes par trois bataillona de la 1™ brigade aroise appelée de Qrand-Châtre, Le reste des troupes de e brigade s'établit en réserve à Lannay, avec quatre eries.**)
Au nord des positions occupées par les Bavarois, la lO* bri- B de cavalerie surveillait depuis 10 heures du matin, dn «au de Gondray, quelques partis ennemis qui s'étaient acés jusqu'à Tillermain; les deux autres brigades de la 4" sion de cavalerie, réunies primitivement aux abords de umont, étaient venues en arriére de la 10' brigade, prêtes ntrer en ligne. Une réserve formée principalement de carie se tenait, en outre, auprès de Grond-Châtre, à la disition dn grand-duc de Mecklenbourg qui était arrivé de mg sur ce point vers 7 heures et demie.***) A maintes ises, daus le cours de la matinée, les patrouilles lancées en loratiou signalaient au grand-duc nne concentration de forces ddérables au nord-est de la forêt de Marchénoir. Vers
*) On avait donc sar la hautenr à l'oneat àe Gravant: gôi (troÎB cdid-
, Vî I" et 6" „ ir« , Pua.
lies Benlement), gp ; danBOems?: gp et -sj;-
**) Entraient an action an nord de Baanvert: des batteries de la 1"
tde bararoîse, — ler hav — ' ^^ '" "^erve d'artillerie, qni avùt été
„ , „ 7« et 8« de 6 . lO» de 6 , , . -
le auprès de Grand -Cliâtre: — ô ^- l — — et - j — ^- — . — La 1" bn-
I dinfanterie bavaroise avait jeté snr Montigoy: p, . . norna *' ^ illon de chaasenrs.
**) Le grand-dnc avait à sa disposition, anprès de Rillj et i» imont: la brigade des cnirassiers bavarois, la 2^ division de cavalerie liée de sa place d'alarme auprès du Bardoa, la colonne dn génénl ïanch renforcée d'nne batterie bavaroise et environ ISOO bonunea de ilacement de la !"• division bavaroise arrivés dans la matinée.
midi; la 4^ dmsion de cavalerie mandant à son tour que de fortes colonnes débouchaient de cette forêt sur Gravant; le grand-duc prescrit à la 17® division de marcher à Tattaque de VîUevert et de Villorceau.
Depuis son offensive de la matinée, l'adversaire s'était maintenu dans une attitude expectante en face de cette division. Vers 11 heures cependant, il acheminait de grosses colonnes sur Villorceau et il ripostait très-vigoureusement à la ô® batterie légère, qui avait ouvert son feu au nord de Beaugency; mais l'intervention des 5® et 6® batteries lourdes forçait les troupes assaillantes à rétrograder. A la réception de Tordre précité, le général de Tresckow, laissant quelques troupes seulement autour de Beaugency,*) dirige le gros de ses forces, de Messas où il était rassemblé, vers le Grand Bonvalet; il jette sur Pierre- Couverte son avant-garde, sur la droite de laquelle le 1®' bataillon du 75® occupe le Clos-Moussu tandis que le 2® bataillon s'établit aux Grolles. Ainsi assurés de flanc contre les forces ennemies massées à Travers, le 1®' bataillon et les fusiliers du 76®, accompagnés de la 6® batterie légère, marchent sur Loynes et Villorceau. Des contingents bavarois avaient pris pied déjà dans ces deux localités; le 1®' bataillon se porte alors sur Villemarceau. Après avoir essuyé d'abord une violente fusillade, ce bataillon est assailli, vers 3 heures, par d'épaisses colonnes débouchant d'Origny et de Villejouan; renforcé par le bataillon de fusiliers, et appuyé par le feu de trois batteries venues en position au sud de Villemarceau,**) il parvient enfin à déterminer la retraite de l'ennemi, qui se replie vivement avec de grosses pertes.
Sur ces entrefaites, les deux bataillons du gros restés auprès du Grand Bonvalet***) s'étaient embusqués également entre le
5® batt» lé g.
**) ' jye les deux dernières de ces batteries
s'étaient engagées déjà vers midi, an snd de Villechanmont, couvertes par deux escadrons de dragons, pour soutenir les Bavarois. ^^^. Fus. . Ile ^ "75^" ®^ 76i*
gagner Orléans;^) sa tète de colonne était arrivée à Bray, tandisque la 1'® division de cavalerie demeurait encore pour le moment auprès de la Bussière. —
A la réception des rapports annonçant la marche favorable de la lutte dans les parages de Beaugency, le prince Frédéric-GharleS; complétant ses dispositions antérieures, expédiait d'Orléans les ordres pour le lendemain. Ces ordres prescrivaient à la subdivision d'armée du grand-duc de maintenir ses positions y de faire éclairer vers Morée par la 4® division de cavalerie, vers Mer par la 2* division, et d'affecter à l'occupation d'Orléans le I^^ corps bavarois, qui avait été plus particulièrement engiEigé durant la semaine écoulée.**) Le X* corps était invité à s'avancer jusqu'à Beaugency, en poussant son avant -garde jusqu'à Mer s'il était possible de le faire sans une lutte sérieuse, et à se mettre en relation, sur la rive gauche, avec le IX® corps qui devait lancer ses têtes de colonne vers Amboise. La 6^ division de cavalerie avait ordi*e, tout en se maintenant en contact avec le L£« corps, d'explorer la vallée du ' Cher avec une de ses brigades et de faire observer de Yierzon, par les deux autres brigades, les troupes ennemies groupées aux alentours de Bourges.***)
to dëcembie. Eu cxécution dc ces prescriptions, le grand-duc de
Mecklenbourg envoyait l'ordre 'à la 17® et à la 22® division de se trouver sur leurs points de rassemblement le 10 au matin, et de s'y tenir prêtes à soutenir éventuellement le X® corps. L'occupation des villages d'Origny, Villejouan et Villemarceau était confiée durant la nuit au 32® régiment, appartenant à la 22® division; toutefois, en vertu d'un ordre supérieur, sept com-
11® *} Il laissait à Gien: ^^ 4^ régiment de nhlans (de la l'^ division de
Vs 6e batt lég.
cavalerie), jjp et un peloton de pionniers.
**) 1800 hommes et un escadron avaient ordre de partir le 10; le reste devait suivre, le 11.
***) Ancnne prescription importante ne concernait le III^ corps et la 1^' division de cavalerie, attendn que les dispositions prises dans la matinée réglaient déjà les points essentiels.
pagnies de ce régiment en étaient parties avant le point du jour pour rallier le lieu de rassemblement de la 43® brigade. Il était 7 heures du matin environ, quand les autres compagnies laissées aux avant -postes^) sont soudainement assaîllie^par des masses épaisses.
Le 9, en effet, à la suite d'une entrevue à Josnes, le général Ghanzy et le ministre Gambetta avaient décidé de continuer provisoirement à défendre les positions actuelles, dans l'espoir que, entre-temps,, les fractions de l'armée qui s'étaient repliées sur Bourges déboucheraient de nouveau en Sologne, attirant ainsi sur elles une notable partie des forces allemandes. Dans le cas, cependant, où les journées suivantes n'amèneraient pas une réaction favorable dans la situation, le commandant en chef des troupes françaises avait l'intention d'exécuter sa retraite dans la direction de l'ouest. Par suite de ces résolutions, le 17® corps avait reçu l'ordre, dans la soirée du 9, de chasser les Allemands, dans la nuit même, de la menaçante position qu'ils occupaient fort en saillie au village d'Orignj.
Aux premières lueurs de l'aube, les colonnes françaises marchent donc contre ce village et s'en emparent après une résistance acharnée du 32®. 150 hommes environ restaient comme prisonniers aux mains des assaillants; le reste se frayait un chemin à l'arme blanche sur Yillejouan. Une compagnie gardait ce village; mais l'effort croissant d'un ennemi bien supérieur la contraint à l'évacuer à son tour, après avoir épuisé presque toutes ses munitions.
Sur ces entrefaites, la 43® brigade s'était formée auprès de Cemay, la 44® près de Gravant; de plus, sur l'ordre du général d'infanterie von der Tann, le I®' corps bavarois, qui avait pris les armes au point du jour, avait établi la 4® brigade en position auprès de Yillechaumont, la 2® autour de Lajes et de Beauvert.**) Quand l'ennemi, maître de Villejouan, déploie sa
♦) 7® et 8« dans Origny, 1^® dans Villejouan, 12® dans Villemarceau. —
La 10® compagnie était employée d'antre part.
**) La 1^ brigade d'infanterie bavaroise avait rompn snr Orléans»
l^e de 4, 5® et 7® de 6 à l'exception des ^er bav ®* ^^ ^* bataillon de chasseurs
5® de 6 qui leur était affecté comme soutien ; toutefois, la j^^r bav ^'^^^^^ P^^^ ^^
Guerre Franeo-AUemande de 1870-71. Texte n. 42
Les Français, comme on ee le rappelle, avaient pris pied tns Yillejooan, sur le fianc droit de la 17" division, depuis les ■emières henres de la matinéa Afin de prëvenir la dangereuse 'entnalité d'nne attaque de flanc venant de ce côté, vers midi, )rés qne la 6* batterie légère et ta 6" lourde ont refoulé l'eDueî dana l'intérieur du village, les fuBÎliers dn 76' se portent à tttaque, renforcés par le 1" bataillon. Lee défenseurs opposent le résistance désespérée, dont on ne vient entièrement à bout l'entre 3 et 4 heures du soir, après une action très-meurtrière >ur9mvie de maison en maison; un petit détachement isolé ins une ferme à l'est dn village persistait senl à lutter encore.*) tentât après, des colonnes a'avançant d'Origny et d'Ourcelle )ur tenter de reprendre Villejouan, le 2" bataillon du 76* est iheminé sur ce point, et l'artillerie de la divieiou entre tout itibre en action au sud de Villemarceau où venaient pareilleent les deux batteries à cheval du X* corps, acconmes de ravaut. L'action combinée de ces troupes, appuyée par les itteries de la 23° division en position auprès de Gemay, ne rde pas à arrêter l'offensive des Français. Âbandoonant i vainqueur les 170 hommes environ qui défendaient encore . ferme, ils regagnent vivement leurs positions en arrière et inoncent à continuer la lutte, rendant ainsi iaatile l'interveoon des réserves conservées disponibles auprès de Beaumout ; auxquelles l'ordre était déjà donné de se porter en ligne, idépendamment de la 2" division de cavalerie**) et de la rigade des cnïrassiers bavarois qui se tenaient sur ce point à Is isposition du grand-duo, la 19" division s'y trouvait de même jpuis midi, ainsi qae la 39" brigade qni avait quitté Orlétuis i grand matin. Dans la soirée, le grand-duo cantonnait les oapes sur le teirain qu'elles occupaient et faisait établir 1»
*} Ia ggê '^^^'l- concoora À l'eDléTemeut da vill^e; cette compagnie
Hait maintenne dans TlllemarceaD jtuqn'à 10 heures da maldD, pois elle ait venue prendre, auprès d'Aornôoe, ane position offensive de Isqaelle le se portait à l'attaqne avec les troapes de la 11" division.
**) Vers midi, cette division avait été chargée d'aller occuper le tarrwi . nord da chfttean de Coudray; mais la ^ division de cavalerie j étsnl rivée snr ces entrefaites, elle regagnait sa position d'attente.
chaîne de ses avant -postes depuis la rive droite de la Loire jusqu'au au nord de Poisiouz, en passant par YiUejouan et Cemay. —
Les combats, les fatigues de toute sorte avaient affaibli la force d'endurance de Tinfanterie; les batteries légères de la 22® division étaient presque toutes hors de rang. Ayant égard à ces conditions, le commandant en chef de la II® armée avait donc autorisé, entre-temps, le grand-duc à conserver jusqu^à nouvel ordre une brigade d'infanterie et six batteries du I®' corps bavarois, désigné, comme. on le sait, pour occuper Orléans. Vers minuit. Tordre était envoyé au grand -duc de considérer aussi comme valables pour le 11 les dispositions arrêtées pour la journée écoulée; les troupes bavaroises devaient rompre le 12 seulement sur Orléans, attendu que, le 10, le m® corps n'était pas venu au delà de Saint-Denis de l'Hôtel et la 1'® division de cavalerie au delà de Saint -Benoît, ce qui rendait impossible de faire arriver ces troupes, pour le lendemain, dans la zone tactique de la subdivision d'armée du grand-duc, ainsi qu'on l'avait espéré.
Dans la 6® division de cavalerie, qui explorait la Sologne, la 14® brigade, demeurée dans le voisinage de Vierzon d'où elle éclairait vers Bourges, avait trouvé l'ennemi, ce jour-là, à Méhun et à La Chapelle-d'Angillon, et avait remarqué des colonnes profondes en marche de cette dernière localité vers le sud. La 15® brigade de cavalerie, qui avait ordre de pousser sur Blois, avait détruit la voie ferrée aux abords de Villefranche et était arrivée à Bomorantin, d'où quelques centaines de traînards et d'isolés s'empressaient de gagner le large.
La 3® brigade de cavalerie avait été détachée sur Bracieux*) pour établir la communication entre la 6® division de cavalerie et le IX® corps; elle ne rencontrait que des partis isolés de francstireurs qui disparaissaient au plus vite. Les troupes avancées du IX® corps étaient arrivées à Vienne et y avaient trouvé le pont détruit entre ce faubourg et Blois. A peine les premiers bataillons de la 25® division étaient -ils entrés dans Vienne, après en
*x X r. ,^ X .» -, .. , II® ,1/3 1'® batter. lég. *) Le 9« bataillon de chasseurs, le .^ ^eas Se
étaient acheminés pareillement sur ce point.
ir Blots. Afin â'éolairoir ce point, le X* coi-ps reçoit l'ordre ) s'avancer, le 12, âans cette dernière direction jasqa'à Mer; \r la propOBÏtioD du grand-doc de Hecklenbourg, la snb- TÎsion d'armée, BniTaot directement rennemi, se porterait an id de la forM de Marchénoir, sur la face nord de laquelle la ' division de cavalerie aorait mission de battre le pajs jnsqne (îs Châteandun. —
Sur la rive ganehe de la Loire, la situation dn IX' corps éprouvait pas de modiâcatiouB essentielles dans la jonmée da î. Le général de Manstein dirigeait, ce jour-là, la 25* divion sur Candé, la 3' brigade de cavalerie vers Ouchamps, les .pprocbant ainsi de l'aile droite de la &" division de cavalerie; iB mouvements s'exécutaient sans antres incidents que la rentntre de quelques groupes de francs-tireurs en retraite. Se mtre côté de la Loire, le X* corps, chassant devant lai de jbles partis enuemis, gagnait Suèvres avec la 20 division, Mer '00 la 19"; la 2" division de cavalerie, qui était rattachée à I corps d'armée, se tenait sur sa droite pour maintenir la liaison reo la subdivision d'armée du grand-duc.
Dans cette dernière, la 22' division était arrivée à Villemton; son avant-garde avait fait halte à l'est de Maves, la nmée étant trop avancée ponr promettre nn résultat qnelinque d'une attaque contre ce village. Pins au nord, la 17' vision, appelée entre-temps à l'aile droite, avait occupé les entonrs de La Madeleiue-Villefrouin et la 17" brigade de cailerie avait été envoyée sur Marchénoir.*) Une partie de cette ligade tombait sur nn convoi en retraite, et, après avoir eu ÎBon de la résistance de l'escorte, elle capturait une quaranine de voitures, La 4' division de cavalerie, chargée, comme lus l'avons dit, d'éclairer an nord de la forêt, avait cantonné
8^ et la 10' brigade autour de Saceon; le 5' régiment de agons avait jeté denx escadrons du côté de Châteandun dans
soirée du 11, et les deux antres sur Terdes dans la matinée 1 12; il constatait la présence, dans les localités explorées.
*) A la 11" brigade de cavalerie ëtaiect rattachés: J* „. 5" batt loarâe
de troupes en retraite vers Touest, mais prêtes pour la plupart à &ir6 tète à une attaque, et il demeurait avec ses quatre escadroBs groupés auprès d'Ozoir-le-Breuil. En arrière de la première b'gne de la subdivision d'armée du grand-duc, les régiments de la 9* brigade de cavalerie se cantonnaient aux alentours de Toupenay; quatre batteries du P' corps bavarois*) et la 4® brigade en faisaient autant à Josues. Tous les autres éléments du I®' corps bavarois avaient rompu sur Orléans^ tandisque le IIP corps et la V^ division de cavalerie, venant de cette dernière ville, étaient arrivés aux abords de Beaugency.
Aux froids rigoureux de la période précédente avait succédé un temps doux et pluvieux qui rendait la marche des troupes extrêmement pénible, mais dont Tennemi surtout avait beaucoup à souffi-ir. Dans la région située au sud de la forêt de Marchénoir principalement, les Allemands ramassaient les traîiiards par milliers; les routes étaient littéralement jonchées d'armes abandonnées, de voitures laissées sur place; des cadavres d'hommes et de chevaux gisaient sans sépulture dans la campagne; les villages regorgeaient de milliers de blessés auxquels les soins nécessaires faisaient défaut.
Tous ces indices de profonde désorganisation des troupes françaises étaient encore ignorés, le 12, au quartier général de la n® armée, transféré à Beaugency; on y supposait au contraire que l'ennemi chercherait à résister de nouveau sur des positions avantageuses. Les renseignements précis manquaient toujours quant à la direction principale de retraite de la 2® armée de la Loire. Aussi longtemps qu'il demeurait possible que des forces imposantes eussent pris la route de Blois, il semblait hasardeux d'accentuer le mouvement du grand-duc vers l'ouest. En conséquence, l'ordre était donné de conserver, le 13, les positions actuelles, en se bornant à faire suivre l'ennemi par les troupes avancées. Le X* corps, au contraire, était invité à attaquer Blois, le lendemain vers 1 heure, du soir, avec des forces sérieuses; le IX® corps devait, au besoin, lui prêter son concours de la rive gauche de la Loire, tandisque le IIP corps, dont les der-
*) Sur les six batteries bavaroises laissées au grand-duc, deux avaient été données à la 22® division ponr remplacer ses batteries légères devenues hors de service.
niers échelons ae trouvaient encore auprès d'Orlëans, serrerait sur lai-méme. —
Les rapports qui parvenaient, le 13 an matin, an commandant eu chef venaient jeter enfin plus de clarté sur la situation des Français, Vers 9 heures déjà le X' corps commençait par mander que, dès la soirée précédente, des patrouilles de cavalerie n'avaient plus trouvé l'enuemi à Bloïs; les lettres laissées par les Français dans leurs bivouacs, ainsi que divers autree documents manuscrits, indiquaient nettement que l'aile droite de la 3° armée de la Loire avait &it retraite également dans la direction du Loir. Quant au développement de son inouvâment vers le nord, il était indiqué par les rapports de la cavalerie alors en exploration au nord de la forêt de Marchénoir. Les objections qui avaient prévalu jusque là contre an mouvement latéral sur la droite, vers le cours du Loir, se trouvaient ainsi écartées; par suite, le prince Frédéric-Charles ordonnait à la subdivisiou d'armée du grand-duc de porter, le lendemain, son aile droite sur Morée, son aile gauche sur Oucques. Une communication du IX" corps, reçue bientôt après, faisait connaître que lès Allemands étaient entrés à Blois et que des partis avaient poussé jusqu'au Cher sans rencontrer des forces ennemies organisées. Le X* corps était alors invité à porter une avant-garde à l'ouest, vers la Cisse, et à lancer des patronales sur Herbault et Tours; le m* corps et la 1" division de cavalerie devaient venir, le 14, jusqu'aux environs de Maves; le IX* corps et la 6' division de cavalerie resteraient sur la rive gauche de la Loire jusqu'au rétablissement du pont de Blois, et, pendant ce temps, on s'occuperait de jeter aussi un pont de bateaux près de Saint-Dié.*)
Ces ordres avaient été expédiés lorsque le chef d'état-major de la II' armée recevait à Suèvres, où le quartier général s'était transporté dans l'après-midi, une dépêche en date du 12 par laquelle le général comte de Moltke exposait ainsi qu'il sait les conditions résultant de la situation générale de l'armée allemande, en tant que s'appliquant à la II" armée.
*) Un poat de bateaus avait été construit dans la nait du 11 aa 13 [>réB de Beaugencf; puis, les tronpes ajaat gagné da terrain, le conmsnlant en chef avait fait replier ce pont, le 12, et avait preacrit d'en établir iD nOQVeaa auprès de SaintrDié.
Après avoir résisté avec succès aux efforts tentés à la fin de novembre et au commencement de décembre pour dégager Paris, il s'agissait maintenant, en poursuivant sans relâche l'adversaire désorganisé, dé le mettre hors d'état d'agir de longtemps. Cette tâche restait encore à accomplir en ce qui concernait les corps français récemment battus dans leurs rencontres avec la subdivision d'armée du grand-duc. D'un autre côté, il importait de ne pas méconnaître qu'on ne pouvait s'étendre au delà d'une certaine mesure dans le sud et dans l'ouest aussi longtemps que Paiîs tiendrait encore, n'eût-on même d'autres motifs pour en agir ainsi, que de ménager aux troupes le repos dont elles avaient grand besoin après une longue série de marches et de combats. Dans la première de ces directions on ne saurait dépasser, à moins de circonstances toutes particulières, une ligne tracée par Tours, Bourges et Nevers, prenant sou point d'appui sur Orléans oii se concentrerait à cet effet la masse principale des forces. La sécurité vers l'ouest pouvait être assurée par les troupes du grand-duc, d'une position voisine de Chartres; la proximité de Paris permettrait, soit des mutations partielles de certaines fractions, soit le démembrement de la subdivision d'armée, si les forces rassemblées à Conlie se trouvaient englobées dans la retraite de la 2® armée de la Loire; la 5® division de cavalerie, postée auprès de Chartres, concourrait alors à la poursuite en prononçant un mouvement en avant sur Nogent-le-Rotrou. Enfin, une attention toute spéciale devait être apportée aussi à la surveillance incessante et sûre des masses qui se rassemblaient autour de Bourges, sous le général Bourbaki. La II® armée était invitée à s'entendre à ce sujet avec le général de Zastrow, renforcé, depuis le 13, par l'arrivée de deux régiments d'infanterie à Châtillon-sur-Seine, en vue de régler de concert les bases d'une action commune.
Sur les pressantes instances du ministi*e Gambetta et du général Chanzy, les troupes françaises dont il vient d'être question en dernier lieu avaient donné des signes d'une certaine activité. Le 12, les patrouilles de la 14® brigade de cavalerie en exploration sur les deux rives de l'Yèvre se trouvaient en présence d'infanterie régulière et de partis de cavalerie qui poussaient à leur suite jusque sous les murs de Vierzon. La population ouvrière de cette ville prenait en môme temps une
attitude trés-nettement hostile. Le lendemain, quand rennemi portait du sud et de Test son infanterie sur Yierzon, occupant aussi la forêt située au nord, le colonel comte von der Oroeben et les quatre escadrons qu'il avait sous la main se repliaient sur Salbris, où la 14^ brigade se massait vers midi; certains escadrons n'avaient pu rejoindre qu'en faisant un détour et au prix d'assez grosses pertes. L'adversaire ne suivait qu'à une faible distance au dehors de Yierzon et semblait se diriger ensuite vers la vallée du Cher; cependant, la 15® brigade de cavalerie qui éclairait dans la partie inférieure de cette vallée ne rencontrait point de troupes régulières françaises, non plus que la 3® brigade, jetée par le IX* corps jusque vers Montrichard.
Dans la matinée du 13, trois bataillons de ce dernier corps^) avaient été transportés par bateaux à Blois; le X® corps y venait aussi tout entier, avec l'agrément du commandant en chef, et ses troupes de tête se développaient aux abords nord de la ville. Plus à droite, les régiments de la 2® division de cavalerie avaient gagné sans incidents les environs de Yillerbon; la 22® division, restée auprès de Yillexanton, avait atteint Gonan avec sa tête de colonne; la 9® brigade de cavalerie était venue de Toupenay sur Boisseau, où elle prenait rang entre la 22* et la 17® division; l'avant-garde de cette dernière avait gagné Epiais, son gros avait pris position à Oucques et aux abords. A peu de distance de ce village, la 17® brigade de cavalerie s'était heurtée contre de forts contingents français; après les avoir refoulés par quelques coups de canon de la batterie lourde qui l'accompagnait, elle éclairait jusqu'à Viévy-le-Rayé. La 10® brigade de cavalerie battait le pays au nord et constatait l'existence, auprès de Cloyes, d'un campement ennemi considérable ; au dire des habitants, des forces sérieuses devaient se trouver aussi sous Ghâteaudun. Deux escadrons de hussards de cette brigade tentaient de pénétrer dans la forêt de Marcbénoir; ils en étaient
*) Le IX^ corps était rejoint, ce jour-là, par le 2® régiment d'infaoterie hessoise qui avait été chargé» le ô, de fouiller la forêt d'Orléans et était
resté ensuite comme garnison de cette ville, avec le ler cay heas * ^ régiment en repartait le 11, après avoir été relevé par le 1^^ corps bavarois. -
empêchés par des feux de mousqueterîe, et, à rapparîtîon de cayaliers français auprès de Binas, ils rétrogradaient sur Gharsonville. La 8® brigade de cavalerie avait été ranienée le long de la face sud de la forêt, à La Madeleine-Vîllefrouin. —
Le grand-duc avait prescrit, pour le 14 décembre, à la 17® division de gagner le Loir, savoir: son aile droite par Ecoman sur Morée, son aile gauche au sud de Préteval; Tespace laissé libre par la 17® division devait être occupé par la 22®. Derrière celle-ci, la brigade bavaroise restée à Josnes et la 8® brigade de cavalerie viendraient cantonner aux environs de Saint-Léonard. Les 10® et 9® brigades de cavalerie avaient ordre de battre le pays, la première au nord de Morée, la seconde au sud d'Oucques.
En exécution de ces instructions, le 14 au matin, la 17® division se mettait en marche sur trois colonnes pour gagner le Loir dans les parages de Préteval.*) La colonne de gauche atteint Lignières sans rencontrer de résistance ; puis, dans Taprèsmidi, sollicitée sur sa droite par le bruit d'une canonnade, elle appuie par Le Berruet sur la colonne du centre. Les patrouiles de dragons qui éclairaient en tête de cette dernière avaient déjà dépassé le Loir quand elles rencontrent l'ennemi ; celui-ci, établi dans une situation très -dominante, ouvre un feu nourri de mousqueterie et d'artillerie contre le 1®^ bataillon du 76® qui s'était avancé sur ces entrefaites jusqu'à Préteval. Les deux batteries, accourant en position à l'est de Pallouet, ne tardent pas à riposter; les deux derniers bataillons du 76®
*) Colonne de ganche (avant-garde), en marche d'Ëpiais par Champlain: Bégiment de fusiliers No 90, H^ bataillon de chasseurs (la 3^ compagnie avait rétrogradé), 1^' et 4^ escadrons du 18^ régiment de dragons, 5^ batterie légère. (La V^ compagnie de pionniers de campagne, laissée à Saint-Dié pour la construction du pont, ne rejoignait que le lendemain). —
Colonne du centre, s'avançant d'Oucques par Les Ronces : S3® brigade d'infanterie (la 8^ compagnie du 76» était afifectée comme escorte à la caisse de guerre), 2» et 3» escadrons du 18» régiment de dragons, 6» batterie légère et 6» lourde (la 3» batterie à cheval avait dû rester dans ses cantonnements par suite d^une épidémie qui sévissait sur ses chevaux.) -^
Colonne de droite, en marche de Viévy - le - Rayé par Ecoman: ^gt. de grenadiers No 89 (Deux compagnies étaient employées d'autre part), 17e brigade de cavalerie, 5» batterie lourde et 1^ batterie à cheval. —
:agiient aussi snccessÏTemeiit Fréteval, afin de faire tête aux ttaqueB renouvelées de l'infanterie française; une partie du 76° emenre affectée à sorveiller un passage de la rÎTlère situé en val et à couvrir l'artillerie. Le 76' s'était maintenu jusqn'à i nuit dans Fréteval lorsque, vers 7 heures du soir, plusieurs etaillors ennemis pénètrent à l'improviste de l'est dans la ille; mais ils s'y heurtent à une résistance opiniâtre et, à la uite d'une longue lutte dans tes rues, ils sont complètement Bpoussés.
L'avant-garde de la colonne de droite eu marche par Ecoman vait pareillement atteint Morée sans rencontre; cependant, n continuant vers le Loir, elle était contrainte de rétrograder evant l'apparition de troupes ennemies comprenant de l'infanterie t de la cavalerie. Une action s'engage alors, dans laquelle BB deux batteries attachées à la colonne, prenant position oprès de La Charounière, forcent bientôt à la retraite l'artillerie ue les Français ont mise en ligne sur le revers opposé de l vallée. Pendant ce temps deux demi-bataillons du 89* avaient ecupé Morée; les trois autres s'étaient déployés peu- à-peu rès de La Ruelle, car l'adversaire tentait, de La Blinière, de éborder le flanc droit des Allemands.*) Cenx-ci parviennent ependant à se maintenir dans Morée, avec le cosconrs des tëces qui tirent dans cette direction, et, au soir, ils prennent îurs cantonnements dans la ville.**)
Dana cette journée du 14, la 10" brigade de cavalerie, de on côté, avait exploré le terrain situé plus au nord jusqu'au lOir, et elle avait constaté que l'ennemi occupait toajourB loyes, mais qu'il avait disparu des localités en amont. Surjes eus autres brigades de la 4* division de cavalerie, la 8* avait oussé avec les troupes bavaroises jusque dans la région à ouest de Soînt-Léonord, la 9" était restée dans ses positions
*] Etaient empl<^éis à la défaoseda Moréa: 8°, 4^6<'atS■ iprèa de La Baella: 5° et 7^ compagnies et 3' bataillon.
**) Daai cette rencontre, les batteiïee de la 17" division am potiTMeiil I mouvoir eo d^ora d«8 rontes, car les plaies persistutev Kvsiwt d<empé le aol i tel point qne, daaa qoelqnea tentativofl ponr marcheT > avers cbampa, les ronea s'enfonçaient an deseiw dn moyen ; les oboB aussi, )nr la plupart, s'enterraient profondément sans éclater.
sur Taile gauche de la 22^ division. Cette dernière avait atteint Oucques et son avant-garde, établie auprès d'Epiais, lui avait signalé la présence de forces françaises considérables dans le voisinage de Coulommiers. La trouée produite entre Taile droite de la II® armée et la subdivision d*armée du grand-duc par suite du mouvement latéral de celle-ci vers sa droite, avait été remplie par le III® corps dont les têtes de colonne étaient arrivées à Maves; la 1'® division de cavalerie se tenait en avant de ce corps d'armée, à Touest de Conan. Une patrouille de la 2® division de cavalerie qui avait poussé jusqu'à la Gisse, était attaquée par deux escadrons de chasseurs près de Villeromain, et poursuivie jusqu'au Breuil. Des reconnaissances plus fortes, envoyées entre-temps par le X® corps le long de la Loire ainsi que sm* HerbauU et La Chapelle-Vendômoise, constataient de même la retraite de l'aile droite française sur Vendôme; d'après les renseignements donnés par les populations, la ville de Tours était entiëremsent dégarnie de troupes et le siège du gouvernement avait été transféré à Bordeaux. —
Les rapports adressés au commandant en chef dans le courant de la journée du 14 établissaient, à n'en pouvoir douter, que le général Chanzy résisterait de nouveau sur le Loir avec son armée tout entière. Une action décisive se préparait donc, et si la subdivision d'armée du grand-duc venait à s'engager, le prince Frédéric-Charles n'était pas en mesure, pour lé lendemain, de la faire soutenir efficacement. Le IX® corps, en effet, encore échelonné en arrière jusqu'à Mer, ne pouvait arriver en temf>8 utile, et d'ailleurs ses troupes, constamment en marches forcées depuis le 9, avaient le plus urgent besoin d'un jour de repos; le concours du X® corps était plus impossible encore. D'autre part, les troupes du grand -duc elles-mêmes avaient eu à surmonter des fatigues extraordinaires au cours des deux dernières s^oiaines. Dès midi, le girasd-diiû avait m. communication écrite de la dépêche du général comte de Moltke parvenue le 13, et des considiérations qui en découlaient; dans la soirée, il recevait en outre l'ordre d'éviter tout contact sérieux avec l'ennemi pour le 15, attendu que le X® corps et l'&vant-garde du III® devaient arriver ce jour -là seulement à portée des positions de l'aile droite française. Des instructions dans le même sens avaient été envoyées à ces deux corps d'armée pendant l'après-
idî;*) ie IX' corps avait été autorisé à porter à une brigad< s troupes d'occupation de BIoîs.**) —
Gonfonnément à ces instructions, le général de VoigtS' betz avait prescrit, poar le 15, au X* corps d'acheminer aui endôme, comme avant-garde du corps d'armée, les troupes figées la veille au soir sur La Chapelle-YendAmoise, en leoi Ijoignant une brigade et une batterie de la 2* division de c&ilerie, et de porter sur le flanc gauche, vers Saint- Âmand, lee lionnes lancées le long de la Loire et vers Heibault en lee inforçant pareillement d'une brigade de la mâme division de ivalerie.
Le 15 au matin, ravant-gar4e du X' corps, commandée par
lieutenant-général comte de Stolberg,***) m met donc en arche sur la route de Yendôme, flanquée à droite et à gauche a les régiments de hussards. Quelques obus de la 3" batterie
cheval commencent par déloger l'adversaire de Villeromain; ais le 4'' régiment de hussards se trouve ensuite arrêté par le fusillade très-vive de cavaliers français qui ont mis pied à rre à Cmcheray. Le 1" bataillon du 92* puis le 1*' du 56' se iploient alors en avant de MaligQas,f) en face des hauteurs u- lesquelles les Français se disposent à résister. Vers 2 heures, lUX-ci commencent à répondre par le feu d'un grand nombre 1 pièces ans deux batteries d'avant-garde bientôt renforcées
*) Dana le principe, le commanâant eu chef s'était borné à preecrin
, X^ coTpB de porter un fort détachement sur TendAme; cependant, i U
qnéte dn général de Toîgte-Rhetz il avait ensnite antoriaé l'envoi de
rpB d'armée toat entier ûaoa cette direction.
**) En raison du moment très-prochain où la snbdiviHion d'armée du
and-dnc devait être appelée à opérer isolémeot, l'ordre avait été dooné
rX< corpa, dons la matinée, de renvoyer la 8" brigade de cayaleiie
près de la 8^ division. Cette brigade, ctilisant le pont de bateaux jeté
Saint-Dié, arrivait, le 11, & Mnlsans.
4ta.% T. i 3 ., , ^" ^"8. I" - . , , .
*•*) Lavant-garde ae composait de: gg^' -tjô^' ™p 5= bngadede
, , 3s batt lég. ^. 3» batt. à chov.
Valérie, ^î — ^- ot =- .
t) Trois compi^nies dn 92^ étaient an nord de La Gnignardière, aae latrième se tenait anprés de Broche-Poisson, le gg^ prés de La Vallé«-
par deux autres batteries,^) et une action soutenue s'engage; assaillies par un ennemi supérieur, les compagnies qui se trouvaient à Touest de la route se replient sur La Galoche où elles sont renforcées ensuite par le bataillon de fusiliers du 79®. Cependant la lutte, en se prolongeant, avait montré au commandant de corps toute la force de la position française; sur son indication, les bataillons de la 40® brigade qui arrivaient, vers 3 heures, auprès de Malignas**) reçoivent donc Tordre de déborder la droite ennemie avec la 3® batterie lourde et les batteries à cheval de Taiiiillerie de corps. Secondé par le tir des pièces qui prennent position au nord de Sainte-Anne, sous la protection du 2® bataillon du 92®, le bataillon de fusiliers de ce régiment pénètre dans Orgie après une lutte assez courte, concurremment avec un demi-bataillon du 17®;***) sur la gauche de ces troupes, le bataillon de chasseurs occupait le Grand-Puteaux, car on avait constaté entre-temps — et les déclarations des prisonniers le confirmaient d'ailleurs — que des masses françaises très-considérables se trouvaient encore sur la grande route de Château- Renault à Vendôme et à Pouef t de cette dernière jusqu'à Saint- Amand. Ces conditions interdisaient à l'aile gauche allemande de pousser plus loin. Sur l'aile droite, l'artillerie française avait été réduite au silence vers 5 heures; la 19® division parvenue
*) Sur les quatre batteries mises en action du côté des Allemands, la
3® à chev.
— yj; — prenait position près de Bois -la- Barbe, la 4® loarde près de
Broche -Poisson, les 3® et 5® batterie^ légères à l'oaest de la grande
route.
jt-x II® et Pus.
*) ôôe (^® dernier avait une compagnie employée d'autre part),
ne 1er
y^y 10® bataillon de chasseurs. — Le ôôë ^^i^ ^^^^ lavant -garde; les
I^"" et Fus. , . , n '^ , 2® . , 4e batt. lég. — yj^ étaient restes devant Langres avec le lée drag Xë —
sons le colonel d'Ehrenberg (Voir II® Partie, page 467); toutefois, ces troupes ralliaient la brigade, le lendemain, après avoir été relevées devant Langres et s'être arrêtées jusqu'au 80 novembre à Ohaumont.
. 5e et 6e 7e et 8e X A o ' 4.
) — tm- — — — js; — demeuraient en réserve auprès de Samte-
8e Anne. — gôi s'était jointe au bataillon de fusiliers.
Onerre Franco-Allemande de 1871-71. Texte H. 43
à Malignas s'avance alors avec la 38® brigade à droite de la chaussée, la 37® sur la route même, et se porte au delà des points occupés par l'avant-garde; mais la nature couverte de la contrée, le sol absolument défoncé et une obscurité profonde l'empêchaient de prononcer son attaque. Le corps d'armée s'établit donc en cantonnements entre Sainte-Ânne et Yilleromain, couvert par la chaîne de ses avant-postes disposés en arrière de la Houzée jusqu'à Orgie, tandisque les troupes de la colonne de gauche s'abritent aux abords de la route de Blois à Saint-Amand.*) Cette colonne était parvenue devant cette dernière localité sans rencontrer grande résistance; mais elle trouvait l'ennemi l'occupant encore en force, et, après une destruction sommaire de la voie ferrée, que des postes d'infanterie protégeaient de toute part, elle rétrogradait sur Gombergean.
A la droite du X* corps, l'avant-garde du III®, accompagnée de la 1*^® brigade de cavalerie, s'était mise en marche, à 8 heures trois-quarts, de Gonan dans la direction de Goulommiers, sous le commandement du lieutenant-général de Hartmann;^^) mais les routes, absolument impraticables en partie, l'obligeaient à des détours considérables, et il était près de midi et demi quand elle atteignait Selommes. Le bataillon de fusiliers du 20® se détache alors sur le flanc gauche pour aller fouiller le bois du Coudray; le reste des troupes marche sur Villetrun qu'il occupe, après en avoir fait chasser l'ennemi par quelques coups de canon de la 5® batterie légère. Cependant, celui-ci ouvre, de Bocé et du bois de Meslay, un feu nourri sur les Allemands en voie de formation entre Villetrun et Coulommiers; six com-
Ile 1er
*) Cette colonne se composait de: gg^» ^, 4® brigade de cavalerie Ire batt. à chev.
**) Les troupes sons les ordres du général de Hartmann comprenaient,
5e batt lég. et 5e lourde indépendamment de la lie brigade d'infanterie, les jjp ♦
l'e batt. à chev.
et la l^e brigade de cavalerie avec la pp . Cette dernière brigade comptait deax régiments seulement, attendu que, lors du mouyement de retour de la région à Test d'Orléans, le 4e régiment de uhlans était resté prés de Gien (Voir IP Partie, page 636, Note *).
pagnies du 35®^) se dirigent alors sur Bocé en avançant l'aile droite, soutenues dans leur mouvement par les deux batteries da m® corps, qui prennent position au nord de Ooulommiers, et par les batteries à cheval de la division de cavalerie postées anprës de Yilletrun; en même temps, le 2^ bataillon du 20^ marche sur Bel-Essort. Le bataillon de fusiliers de ce régiment, rappelé sur ces entrefaites, gagne la vallée de l'Houzée pour établir la liaison avec le X® corps, lequel avait cherché à entrer en ligne dans l'action engagée sur la grande route de Vendôme, tandisque la 1"* brigade de cavalerie donne la main par Bocé aux patrouilles envoyées de ce côté par la 17* division.
Les Français opposent encore une très -vive résistance au mouvement des troupes de la 11® brigade d'infanterie sur Bel- Essort; puis ils se replient par Meslay et Âreines vers la rive opposée du Loir dont ils coupent en partie les ponts, poursuivis dans leur retraite par le feu des batteries à cheval, qui ont gagné les devants, et par les contingents du 35® qui poussent derrière eux jusqu'à La Touche et à Haut-Fontenay. La nuit survenant empêchait d'aller au delà, et l'avant-garde du HE® corps se cantonnait alors à l'est des points indiqués ci-dessus. —
Tandisque, durant cette journée du 15, les fractions de la II® armée qui éclairaient vers Vendôme arrivaient par un mouvement oflfensif jusque sur le Loir, au prix de pertes relativement minimes, la subdivision d'armée du grand-duc, se con« formant aux intentions du commandant en chef, s'était maintenue dans une attitude expectante aux ^ abords de Fréteval.
Le 15 de très-grand matin, le 76® se retirait de cette ville snr la rive gauche du Loir; le l®*" bataillon du 75® prenait position sur le revers même de la vallée, aux ruines du château, d'où il dirigeait une vigoureuse fusillade contre de l'infanterie française qui procédait, dans le courant de la matinée, à la destruction sommaire du pont de Fréteval. En dehors de cet épisode, aucune rencontre ne se produisait, ni sur ce point, ni vers Morée, car l'adversaire se bornait, de son côté, à maintenir l'occupation des hauteurs du versant opposé. A l'aile
*) 58, 7«, 8®, 10®, 11« et 12® compagnies. — Les 6« et 9« compagnies étaient employées d'antre part.
gauche de la 17^ division, en position à l'ouest des Haies, le 14® bataillon de chasseurs s'était embusqué dans le voisinage de La Sallerie pour surveiller le passage de Pezou; vers 3 heures du soir, débordé sur sa gauche par des troupes françaises, il rétrogradait vers la lisière nord-est du bois de Benay; mais, dans la soirée, il forçait l'adversaire à revenir de nouveau en arrière de La Thibaudière. Les autres troupes du grand -duc avaient conservé pour la plupart leurs cantonnements antérieurs; seule, la brigade bavaroise s'était formée derrière la 17® division, auprès d'Ecoman; la 8® brigade de cavalerie, s'avançant par la forêt de Marchénoir, couvrait l'aile droite de concert avec la 10* brigade, au nord de la route de Binas. —
L'attitude de Fennemi dans les rencontres que nous venons de décrire, confirmait pleinement les appréciations formulées dès la veille par le commandant en chef: c'était bien une rencontre décisive qui se préparait sur le Loir. Or, pour s'y engager avec des chances de succès, il était nécessaire avant tout d'attirer à soi toutes les forces qui se trouvaient à portée. Le prince Frédéric-Charles prescrivait donc, dans la soirée du 15, à la subdivision d'armée du grand -duc de serrer sur elle-même, le lendemain, et de prendre ses dispositions en vue de l'attaque générale projetée pour le 17. Le X® corps et l'avant-gftrde du IIP devaient faire en sorte de refouler plus en arrière les troupes avancées de l'ennemi; les autres éléments du IIP corps avaient ordre de venir à Villetrun. Le IX® corps,
franchissant la Loire au pont de Blois, rétabli depuis l'aprèsmidi du 15, laisserait une brigade mixte dans cette ville et s'avancerait jusqu'à Villeromain; la 6® division de cavalerie se mettrait en ligne entre Villeromain et Pinoche.*).
Du' côté des Français, le général Ghanzy avait massé toute son armée entre Vendôme et Cloyes^ à l'exception des fractions du 16® corps qui s'étaient repliées de Blois sur Saint- Amand^ et son intention était de maintenir encore, le 16, sa position sur le Loir. Cependant, informé dans le courant de la nuit, par les rapports des commandants de corps, que l'état
*) Cette division avait été rejointe, le 15, par la 14® brigade de cavalerie qui avait marché, la veille, de Salbris sur Bomorantin.
des troupes ne permettait pas de contiouer la lutte, il ordonnait, avant le point du jour, de reprendre la retraite sur Le Mans; l'aile droite devait prendre par Montoire, le centre par Saint- Calais, le 21® corps établi auprès de Préteval et au nord par Vibraye. Les troupes françaises postées en avant de Vendôme gagnaient donc la rive droite du Loir sans être inquiétées par les Allemands, de sorte que, aux premières clartés de Taube, les avant-postes du X® corps disposés au pied des hauteurs du Temple ne trouvaient plus personne sur la position.
La 20® division, se mettant alors en marche d'Orgie, franchit le pont du Loir qui n'avait été détruit que superficiellement, et arrive vers midi sous Vendôme, où un peloton de la 2® compagnie du 35% envoyé de la ligne des avant-postes du III® corps, avait déjà pénétré depuis quelques instants en repoussant de petits groupes ennemis. Les troupes avancées de la division s'étalent ensuite dans la banlieue nord, et le X® corps, ainsi couvert, s'établit dans la soirée à Vendôme et aux alentours. La 5® compagnie du 92®, en poussant vers le nord avec les troupes .de tête, surprenait une batterie ennemie en retraite auprès des Tuileries et s'en emparait; des forces françaises assez sérieuses s'engageaient pour la reprendre; mais elles étaient repoussées par trois bataillons accourus en hâte*), et par le feu de quelques pièces qui prenaient position au Temple. Le 10® bataillon de chasseurs tombait ensuite, auprès de Courtiras, sur un convoi en retraite vers Le Mans, dispersait l'escorte formée de deux bataillons avec de l'artillerie, et capturait 64 voitures ainsi qu'une mitrailleuse.
Pendant ce temps le général Jaurès, ignorant les dispositions prises par le commandant en chef, était resté en position près de Préteval avec le 21® corps; une partie de ses troupes avait même dessiné une action ofifensive lorsque les mouvements des Allemands avaient paru indiquer l'intention d'attaquer.
Dans l'après-midi du 15, en effet, et sans attendre les ordres du prince Frédéric-Charles, le grand-duc de Meqklenbourg, préoccupé de l'imminence d'un choc décisif, avait prescrit de faire relever la 17® division par des éléments
*) ^» jj^ et 10® bataillon de chasseurs.
moins activement employés durant les derniers jours, et, à cette fin, il avait ordonné, pour le lendemain matin, à la 22^ division d'appuyer sur les troupes en position à Lignières et à Préteval, à la 4® brigade bavaroise d'en faire de même sur Morée. La 4® division de cavalerie devait se rassembler au nord de la route de Binas à Fréteval et se mettre en communication avec la 5® division de même arme, venue de Chartres sur Ghâteaudun, ainsi qu'on en avait reçu avis ^); la 3® brigade de cavalerie, arrivée à Oucques, le 15, maintiendrait, au sud de Lignières, la liaison avec le IIP corps.
La 22® division procédait en temps voulu au relèvement prescrit, sans rencontrer des empêchements sérieux; l'ennemi tirait quelques coups de canon seulement, et faisait mine, à plusieurs reprises, de se porter en avant; mais, à chaque fois, il suspendait son mouvement avant d'être à portée des armes allemandes. Auprès de Morée, au contraire, les troupes n'avaient point été relevées encore quand l'adversaire, débouchant de Saint-Hilaire et de la Grande-Haie, attaque le 89® qui s'était organisé défensivement dans Morée et La Ruelle. En présence des efforts des Français pour déborder l'aile droite allemande, la 4® brigade bavaroise prolonge cette aile jusques au delà da Chêneteau, en portant en avant une partie des 10® et 13® régiments, et, grâce aux feux rapides, on parvient à mettre un terme aux assauts répétés des contingents ennemis. Sur ces j entrefaites, plusieurs bataillons français secondés par l'artillerie
l déployée tant auprès de la Bliniëre que sur la rive droite du Loir,
î poussaient offensivement de Saint-Hilaire jusqu'à 200pa8 de Moréè;
\ mais les troupes chargées de défendre ce point, renforcées par des
>- Bavarois, couvraient les assaillants d'un feu si meurtrier qu'ils
rebroussaient chemin en toute hâte, poursuivis par les obus des batteries bavaroises qui étaient entrées en action à la Guizon-
*) Après rarrivée de la I^ armée sur la basse Seine, la b^ division de cavalerie, stationnée auprès de Drenz depuis le 17 novembre (Voir II'' Partie, page 430), avait reçu Tordre de venir sur Chartres et d'établir la Uaison avec la subdivision d'armée du grand-duc; puis, le 14, elle avait été invitée à inquiéter la retraite de la 2® armée de la Loire. Un des chapitres suivants donnera le détail.
nière*) et à la Coutencellerie.*) A ce moment, Tordre de battre en retraite parvenait enfin au 21® corps et il évacuait ses positions; la brigade bavaroise établissait les avant-postes auprès de Morée, tandisque, dans la région située plus au nord, la 4® division de cavalerie entrait en communication avec la 5®.
Les rapports relatifs aux importants événements qui s'étaient produits sur le Loir, le 16, parvenaient au prince Frédéric- Charles au commencement de l'après-midi. La veille, une dépêche envoyée d'Orléans par le général von der Tann avait ren^u compte de l'évacuation de Vierzon par la 14® brigade de cavalerie;**) dans la soirée, une nouvelle dépêche mandait que les troupes laissées aux abords de Gien***) avaient été attaquées dans la journée du 15 par des forces supérieures venant de Briare. Selon toute apparence, les masses réunies autour de Bourges, sous le général Bourbaki, se disposaient donc à se reporter en avant sur Montargis et Fontainebleau. Or, si une telle entreprise venait à se produire, le commandant en chef n'avait à lui opposer au premier abord que les fractions du I®' corps bavarois qui se trouvaient déjà à Orléans; il s'agissait donc, avant toute chose, d'en finir avec la rencontre décisive déjà entamée sur le Loir. Le général von der Tann est avisé, en conséquence, de venir occuper, s'il en était besoin, une position défensive sur le Canal d'Orléans, tout en se maintenant dans cette ville; de plus, l'invitation est adressée au général de Zastrow, par l'intermédiaire du grand quartier général, de marcher, le plus tôt qu'il le pourra, sur Auxerre et Clamecy.f)
Telle était la situation quand, le 16 de très-grand matin, arrivait au quartier général de la II® armée, à Suèvres, la nou-
3® de 4 5e de 6 , 6^ de 6
*) AlaGuizonnière: pr^— et 3e bav. ' ^ ^^ Contencellerie: -^er bav. '
**) Voir Ile Partie, page 648.
***) Les troupes laissées auprès de Gien par la II® armée avaient été relevées, le 13, par nn détachement commandé par le colonel de Leonrod
I«r et Ile 1er, 2e et 8e
et composé de ^égt. du Corps ^* 3e chev. lég/
t) A la réception de la dépêche déjà plusieurs fois citée du général comte de Moltke en date du 12, le commandant en chef de la Ile armée, avait adressé, le 14, au général de Zastrow une demande pressante de prendre au plus tôt une position interdisant à l'ennemi de marcher par Oieu sur Paris.
velle que, par suite du mouvement déjà signalé de plusieurs bataillons français sur Gien, la colonne envoyée le long de la Loire d'amont avait dû revenir à Ouzouer-sur-Loire, que toutefois l'ennemi n'avait pas suivi au delà de Gien, et qu'en Sologne, le 4® régiment de uhlans*) avait battu le pays jusqu'à la vallée du Cher sans rencontrer personne. A 8 heures, le prince Frédéric-Charles partait pour la Chapelle-Vendômoise où il arrivait vers midi. Jusqu'alors on n'avait point entendu de canonnade suivie, on n'avait reçu aucun rapport annonçant une rencontre; une seule explication était possible, c'est que l'ennemi, évitant le combat, avait dû se retirer, donnant ainsi aux Allemands la faculté de faire face, sans perdre un instant, au péril qui semblait imminent vers l'est.
Précisément à ce moment, le IX® corps arrivait à la Chapelle- Vendômoise; le prince Frédéric-Charles commence par lui prescrire de pousser, le jour môme, jusqu'à Beaugency, et le 17 jusqu'à Orléans. Puis, quand les rapports des troupes sont venus confirmer les présomptions du commandant en chef, l'ordre est donné au III® corps, vers 4 heures du soir, d'élargir le plus possible des cantonnements vers l'est et de venir, le 17, à Mer, le 18 à Beaugency; la 6® division de cavalerie devait prendre par Méris et s'étendre, le lendemain^ jusque dans les parages de Coulmiers. Enfin, dans la soirée, le prince feld-maréchal, de retour à Suèvres, décidait de poursuivre sur-le-champ la 2* armée de la Loire et confiait cette mission aux troupes du grandduc et au X* corps renforcé de la 1'® division de cavalerie. Ce corps d'armée, tout en continuant à garder la ligne du Loir et à occuper Blois, devait s'avancer ensuite jusqu'à Tours et détruire à fond les communications ferrées de l'adversaire avec le midi; la subdivision d'armée du grand-duc, au contraire, était appelée à prendre ultérieurement la direction de Châteaudun, afin de dissoudre les rassemblements de forces françaises qui pourraient s'y trouver. En même temps, et en raison de l'accroissement des distances, la subdivision d'armée cessait d'être subordonnée à la II® armée et le grand- duc relevait directement du grand quartier général.
*) Après avoir été relevé auprès de Gien, ce régiment, en voie de retour, avait été jeté par le général vonderTann d'Orléans dans la Sologne.
Le prince Frédéric-Charles, passant ensuite par Meung, arrivait à Orléans, le 18. Le IX® corps s'y trouvait depuis la veille, après avoir parcouru plus de 80 kilomètres en 24 heures environ par un temps afireuz, prêt à être employé à volonté contre on adversaire descendant de Oien ou débouchant dans la vallée du Loing, tandisque le III® corps et la 6® division de cavalerie se tenaient disponibles dans le même but, aux abords de Beaugency et de Coulmiers.
Toutefois, il n'était pas nécessaire, pour le moment, de s'engager de plus près, car les troupes françaises qui avaient paru à Gien appartenaient à un petit corps qui battait le pays et se bornait à occuper passagèrement la ville. Après plusieui*s semaines d'une activité poussée à outrance, la masse des forces de la IP armée pouvait donc se ménager quelque repos autour d'Orléans afin de s'y remettre en état, à tous les points de vue, et d'y puiser une énergie nouvelle pour faire face aux efforts de l'ennemi, au cas où celui-ci tenterait une fois encore de se porter du sud à la délivrance de Paris.
Snpplément ÎITIIL
Ordre de bataille de la h armée
au 15 novembre 1870.
Commandant en chef: Général de cavalerie baron de Mantenffel.*)
Chef d'état-major: général-major de Sperling»*^) Qaartier-maitre supérieur: colonel comte de Wartensleben. Commandant de rartillerie: lieutenant-général Schwartz. Commandant du génie et des pionniers: général-major BieBler.
Etat-major: 1) major de Lewinski L; 2) capitaine Baumann; 3) capitaine de Bauchhaupt, du 3^ régt. d'inf. du Hanovre No 79; 4) lieutenant en l®r baron de Collas, du régt. de fus. de Westpbalie No 37.
Adjndantur: 1) canitaine de Frankenberg- Prochlitz, à la suite du 1er régt. ae uhl. de la Prusse occid.; 2) lieutenant en l«'6aede, du l«r régt. de drag. de Silésle No 4: 3) lieutenant en l^r de Brannschweig, du 91® régt d'inf. d'Oldenbourg.
Officier supérieur adjoint au commandant de l'artillerie: major Siber, de la 4^ brigade d'artillerie.
Officier du génie en 2^: capitaine von der Groeben, détaché pour l'expédition des afifaires.
Intendant de l'armée: lieutenant en l^r Sulzer; intendant de campagne: conseiller d'intendance Panly.
Commandant du quartier-général: major de Strantz, à la suite du 10® régt de uhl. de Posen.
Force publique: lieutenant -colonel Dorudorff; commandant du détachement: capitaine Thilo.
> < Inspection générale d'étapes.
Inspecteur général: lieutenant-général Malotki de Trzebiaiowski.
Chef d'état-major: major de Ditfurth.
Adjudant: lieutenant en l^i" de Biedenau, du 2® régt d'inf. du Hanovre
No 77.
Officier d'artillerie: major Burbach.
Officier du génie: major Dost.
Intendant: conseiller d'intend. Metzger.
Commandant du détachement de force publique: major Schulz.
*) n conservait en même temps, jusque vers la fin de novembre, le commandement du I«r corps d'armée.
**) Remplacé dans ces fonctions , pour cause de maladie , par le colonel comte de Wartensleben, quartier-maître supérieur.
Guerre Franco-Allemande de 1870—71. Suppléments II. 17
Effectif d'ensemble des forces.
pr corps d'armée: 25 bat, 8 escad., 14 batt. ( 84 pièces), 3 comp. de pion. Vile . - 25 - 8 - 14 - ( 84 - ), 3 - - -
Ville . - 25 - 8 - 15 - ( 90 - ), 3
3è division de rés.: 6 - 8 - 3 - ( 18 - 3e division de cav.: — -16 - l-(6
Total: 81 bat, 48 escad., 47 batt (282 pièces), 9 comp. de pion.
|«' corps d'arméet
Commandant en chef: général de cavalerie baron de HantenffeL
Chef d'état-major: lienteDant-colonel von der Bnrg. Commandant de Tartillerie: génëral-major de Ber^mann* Commandant du génie et des pionniers: major FaMand*
Etat-major: 1) major baron d*Amelungen; 2) capitaine von der Hade.
Adjndantnr: 1) major de Frankenberg, du 7e régt. d*inf. de la Prusse orientale No 44; 2) capitaine de Briinneck, du le^régt. dehnss. hessois No 13; 3) lieutenant en 1er Heinrichs, du 3e régt. de
f'enadiers de la Prusse orient. No 4; 4) lieutenant en ler Sackersorff, du 1er régt de uhl. de Lithuanie (Pr. Albrecht de Prusse).
Commandant de l'escorte: lieutenant en 2e von der Goltz, du 12e régt. de uhlans de Lithuanie.
1" division d'infanterie.
Commandant: lieutenant-général de Bentheim»
Officier d'état-major: major de Schroetter.
Adjndantnr: 1) capitaine Michaelîs, du 1er régt de gren. de la Prusse occidentale No 6; 2) lieutenant en 1er de Tresckow, da 12e ^^ de uhl. de Lithuanie.
ire brigade d'infanterie: général-major de GayL*)
1er régt. de gren. [Pr. Royal] (1er de la Prusse orient); colonel
de Massow.
5e régt. d'inf. de la Prusse orient No 41, lieutenant-colonel
baron de Meerscheidt-Huellessem.
o rs
A reporter: | 6
*) Appelé à un autre commandement (voir Ile Partie, page 369) et remplacé par le colonel de Boecking.
Beport:
2fi brigade d'infanterie: général-major baron de Falkensteln.
2» régt. de gren. de la Pmsse orient. No 3, colonel de Légat. 6^ régt. d'inf. de la Pmsse orient. No 43, colonel de Busse.*)
1^' bat. de chassemrs de la Prusse orient, lieutenant -colonel de Ploetz.
1er f4gt. de drag.. de Lith. (Pr. Albrecht de Pmsse), lieutenantcolonel de Masse w.**)
1"^ Abth. montée du régt. d'art de camp, de la Pmsse orient No 1 (1^ et 2» batt lourdes, 1^ et 2® batt lég.), major Munk.***)
2^ comp. de pionn. de camp, avec la colonne d*ontils, capitaine Nenmann.
3® comp. de pionn. de camp., capitaine Biemann.
Détachement sanitaire No 1
Total de la 1^ division d*infanterie :
2® division d'infanterie.
Commandant: général-major de Fritzelwitz.
Officier d'état-major: capitaine de Jarotzki.
Adjadantur: 1) capitaine Piepersberg, du 1^ régt d'inf. de Westph. No 56; 2) lieutenant en 2® de Saucken, du 8® régt de uhl. de la Pmsse orientale,
3» brigade d'infanterie: général-major de Memeiiy.f)
3® régt de gren. de la Pmsse orient No. 4, colonel de Tietzen
et Henning 7« régt d'inf. de la Pmsse orient. No 44, colonel deBoeckingft)
^^^HB
A reporter: | 6| —
*) Appelé à d'autres fonctions (voir 3® brigade d'infanterie) et remplacé par le lieutenant-colonel de Rosenberg.
**) Remplacé, pour cause de maladie, par le major d'Oettinger.
***) Remplacé, par suite de blessure, par le major Preinitzer.
t) Remplacé, pour cause de maladie, par le colonel deBussse.
tt) Appelé à d'autres fountions et remplacé par le major Dallmer.
Report:
4« brigade d'infanterie: général-major de ZglinitzkL
4e régiment de grenad. de la Prusse orientale No ô, colonel
de Ëinem^) S^ régt. d^inf. de la Prusse orient. No 45, colonel de Muetzsche-
fahl
10® régt de drag. de la Prusse orient, colonel baron von der
Goltz 3® Abth. montée du régt. d'art de camp, de la Prusse orient.
No 1 (5e et 6© batt. lourdes, 5® et 6® légères), major
Millier Ire comp. de pionniers de camp, avec l'équipage de pont léger,
capitaine Bit ter Détachement sanitaire No 2
Total de la 2® division d'infanterie:
Artillerie de corps: colonel Jnngé.
Abth. à cheval du régt. d'art, de camp, de la Prusse orient.
No 1 (2® et S^ batt. à chev.), major Gerhards 2® Abth. montée du régt. d'art, de camp, de la Prusse orient.
No 1 (3« et 4<» batt. lourdes, Se et 4^ batt légères),
lieutenant-colonel Gregoroviua
Total de l'artillerie de corps:
Abth. des colonnes du réfft. d'art, de camp, de la Prusse orient.
No 1, major Kaunnoven Colonnes de munitions d'art. No 1 à 5, colonnes de munitions
d'infant. No 1 à 4, équipage de pont Bataillon du train de la Prusse orient. No. 1, major Kalau
de Hofe Dépôt de rés. d'amb., dépôt de remonte, colonne de boulang.
de camp., colonnes de subsist No 1 à 5, amb. de camp.
No 1 à 11, escadron d'escorte du train.
^) Remplacé, pour cause de maladie, par le major von der Dollen.
VII' corps d'armée.
Conunandaiit en chef: général d'infonterie de Zastrow.
Chef d'état-major: colonet d'IJDg^er.*] Commandaut de l'artillerie: gënéi^-majoT de Zimmemutim. Commandant dn génie et àee pionniers: major T — ~ Etat-major: 1) m^or de Kaltenboi
hageo; 3] lieataaant en
de fns. du Bas-Rhin No S Âdjndantnr: 1) major von dem Eneaebeck, dn 3" rë^. de gren. de la
Pmaae orient. Mo 4; S) capitaine de Funke, dn 2« régt. de droe.
da Banovra No 16; lientenant en 2e Henri XYIII Prince de
BeasB, dn 5^ régt. de nhL de Westpb.
Officier dn génie en second: capitaine Easten. Commandant de l'escorte: lientenant en 2« comte de Yillera, da 15^ régt
de hass. dn Hanovre.
A la Bait« dn qnartier général: Oeorges Prinee liérédlt«tre de Sehanmbnrg-
Iilppe (capitaine).
13» division d'infaoterie:
Commandant: lientenant^général de Bothmer.
Officier d'état-majon major de Warder,
AdJBtantnr: 1) capitaine de Loeper, dn 11* régt. de de Pomér.; 2) capitaine de Bock et polac 3» régt. d'inf. de Weatph. No 16.
n der C
1" régt. d'iof, de Westph. No 13, colonel de Franken
Lndwigadorff*») Bégt de ftiB. du Hanovre No 73, lientenant- colonel de Lo
ÎB" brigade d'Infanteria: général-major baron von der Golt: 3« régt d'inf. de Weatph. No. 15 (Prince Frédéric dea Bas), colonel de Délit z
fi° régt d'mf. de Westph. No 55, colonel de Barby.t)
A re|
•) Kemplacé, pour canse de maladie, par le major de Kaltenborn- **) Remplacé, ponr caaee de maladie, par le tientenant-colonel baron
Abth. montée dn régt. d'art, de ce
(5« et 6» batt. lourdes, 5» et (
Wilhelmi comp. de pioauiers de camp, avec la coloone d'ontils,
capitaioe Ooetze*) comp. de piooDJera de camp., capitaine Cleinow**) tachement sauitaire No 1
Total de la 13» diTÏsioD d'infanterie:
14" division d'infanterie.
Commandant: lieatenant-gènéral de JEameke.
r d'état-major: major baron de Hilgers.
a, dtt 15« régt
27b brigade d'Infanterie: colonel dePanniriti.
29» brlgada d'infanttria: général-major de WojnalL régt. d'inf. de Weatph. Mo 53, colonel de Geretein-
Hohensteintt) régt. d'inf. dn Hanovre No 77, colonel de Gonradjftt)
régt. de hase, dn Hanovre, colonel de Coeet
Abth. montée dn régt. d'art de camp, de Westph. No 7
(1" et 2» batt lonrdes, 1" et 2» batt. lég.), major baron
d'E7DBtten
*) Appelé à d'aï " litz.
. fondions
:mplacé par le lieatenant en l" de de maladie, par le lieatenant en l"' baron i'
**) Bemplacé, poor t iningen dit HnBne.
***) Cette position, vacante juaqu'an commencemeot de décembre, était i»d'
provisoirement aa c^itaine Ueese, da régt. de fiis, du Bas-Rhbi No 39, f) Remplacé, pour cause de maladie, par !e major de Wangeaheim.
tt) Remplacé, pour cause de maladie, par le lieuteoant'Colonel de Grsbow. ttt) Remplacé, pour cause de maladie, par le major ,de Eoeppen.
1" comp. de pionn. de camp, avec l'éqaipage de pou
capitaine Jnnker DéUchement aaaitaire No 2
Total de la 14^ dÎTiaion d'iahntetie:
Artilleria da corpt: lientenant-colonel BURuneyer.
Abth, à cbev. du régt. d'art, de camp, de Westph. No 7 (3* et 3» batt & cnev.), major Goeater*)
3° Abth. montée da régt. d'art de camp, de Weatph. No 7 (3eet4«batt.loHrdes,3«et4«batt.lég.), m^orMatttiiaBa.
'/) détachemeat aanitaire No 3
Total da l'artillerie de corps^
Âbth. des colonnes dn rért. d'art, de camp, de Weatph. No 7
major de Fragatein-Niemsdorff Colonnea de manitiooa d'art No 1 & 6, colonnes de manitiona
d'inf. No 1 à 4, équipage de pont BatailioB au train de Westphalie No 7, majoi baron de
Bothmar»») Dépât de réa. d'ambal, dépfit de remonte, colonne de bonlai^,
de camp., colonnea de snbaist No 1 à 5| ambulances
de camp. No 1 & 10, eacad. d'escorte dn train
VIII' corps d'armée.
Commandant en chef: Qénéral d'infanterie de 6oeben.
Chef d'état-major: colonel' de WitcendorK
Commandant de l'artillerie: colonel de Eameke.
Commandant da génie et dea pionniers: lientenant-colonel Schnlz.
GtaSmajor: 1} major Bnmke: 2) capitaine Rogalla de Bieberstein; 3) capitaine Ahlborn, dn 6^ régt d'inf. rhén. No 68.
Adjadantnr: 1} major d'Aweyde, dn 1^^ régt. d'inf. hesa. No 81; 2) capitaine baron de Lilien, dn 1" régt de Imaa. de Weatph. No 8;
dn Eoi (1" rhén.) No 7
\tg, dn régt. des hnssards
Of&cier An génie en 2»: capitaine Beck, de la 3» Commandant de l'eacorte; lieutenant en 1^'' Sat de cuir, rhén.
15* division d'infanterie.
Gommandaat: lientenaDt-général de Kmnmer.
DfScier d'état-major: major Lentze &djodant«r: 1) capitaine Rohde,
Mo H; 2) lientenaDt en l«r Friedai d'inf. rhén. No 65
29° brigade d'infanterie: colonel de Bock.
Eéft. de fuB. de la Fraese orient No 33, lientenant- colonel
de Henning Tfi rëgt, d'in£ ihén. No 66, lîentenant-colonel baron deDoetn-
berg
30» brigade d'infanterie: général-major de Strnbbei^. i^ fégt. d'inf. rhén. No 38, colonel de Bosensweig S< régt. d'inf. rhén. No 68, colonel de Sommerfeld*)
¥ bat. de chose, rhéo., major d'Oppeln-BronikowBki je régL de huBsarda dn Boi (!"' rhén.) coloaet baron de Loe l« Abth. montée du régt. d'art de camp. rhén. No 8 (I" et 2^ batt lonrdes, l"' et 2^ batt. légères), major Mertens ^ comp. de pionniers de camp, avec la coloone d'ontils, capitaine Ëichapfel Détachement sanitaire No 1
Total de la 16° divieion d'infanterie:
16* division d'infanterie.
Commandant: lientenant-général baron de Bârnebow*
OrScier d'état-major; capitaine Hasael
Âdjadantnr: 1) capitaine Cardinal de Widdern, dn 2° régt. de gren. de Silésie No 11; 2) lientenant en ]"Kaalhanaen, dn 2« régt de hnes. rhén. No 9
}°régtd'inf. rhén. No29, Itentenant-colonelde Blnmroeder**) î* régti. d'inf. rhén. No 69, colonel Beyer de Karger***)
*) Bemptacé, pour caase de maladie, par le major d'Olzews **) Remplacé, par euile de blessure, par le major d'Klern. ***) Appelé à d antres (onctions et remplace par le lieutenant- c ichall de Solicki.
32° brigade d'iRtintarie: colonel de Bex.*] Régt. de fos. de Bobenz. No 40, tiaotenant- colonel Bei: 6' Tégt. d'inF. rhén. No 70, colonel Mettlor
2' régt. de hnss. rbéu. No 9, colonel de Wittich à
Hinzmann-Hallmann 3^ Abth' montée dn régt. d'art, de camp. rbén. No 8 (&
batl. lourdes, 5^ et 6*' batt légères), lientenant-(
EildebraQdt Ire comp. de pionnière de camp, avec rëqnipage de poni
capitaine Pagenstecher 3° comp. de pionniers de camp-, capitaine Richter II.* Détachement sanitaire No 2
Total de la 16" division d'infa
Arllllerle de corpi: colonel de Broecber.
Abtb. à chev. da régt. d'art de camp. rbén. No 8 (1"
3^ batt. à cber.), lie atenant- colonel Borkenbage 2« Abth. montée dn régt, d'art, de camp. rhén. No 8 (3'
batt lourdes, 3° et 1« batl. légères), major Zwirne Détachement sanitaire No 3
Total de l'artillerie de
Abth. des colonnes dn régt. d'art, de camp. rbén. No 8, caj
Bggers Colonnes ae manitions d'art. No 1 à 5, colon, de mnnit
No 1 à 4, éqnipage de pont
Bataillon du train rhén. No. 8, colonel von der Marwi
Dépôt de réa. d'amb., dépôt de remonte, coloi
bonlang. de camp-, colounea de anbeiat. No
amb. de camp. No 1 à 12, eacad. d'escorte dn I
3* division de réserve.
Commandant: général- major baron Scholer de Sendt
OfBcier d'état-major: major de Lettow-Vorbeck, dn (
d'inf. rbén. No 70 Adjndantnr: 1) capitaine Ëdler de Hymmen, du â« n
nhl. deWestpfa.; 2] lient, en l"Reimer, dn i
de gren. de la Pmsse orient. No 5.
•) Remplacé, pour oanae de maladie, par le colonel Beyer de Karger. **) Remplacé, pour canee de maladie, par le lientenanc en 1<" Wagner. ***) Remplacé, pour cause de maladie, par le capitaine Fischer.
régt. d'ini de PoaeD No 19, colonel de Goebea. ' régt d'ini bess. No 81, colonel de Sell.
3« brigade de cavalerie de réeenre: général-major de Strantz. ' Tégt. de drag. de réserre, major de Keltecb ré^. de hnas. de réaerre, colonel de Glasenapp.*)
ïth. comb. d'arfill. da V° corpe d'armée {V^ et 2° batt. lourdes,
batt lég. de réB.)i major de Schweiniohen détachement sanitaire dn 1^' corps No 3
Total de la 3" diTialon de réserve:
3" divÏBion de cavalerie.
Commandant: Lien tenant-général comte von der OroelMBa Bcier d'état-major: capitaine comte de Wedel Ijadantar: 1) capitaine Nebelthan, da 6» r^t, de nhL de
TlinTuigei 2) heatenant en l^^r de Elaeber, dn 2"
régt. de boBs. rhén. No 9
6° brlgads de cavalerie: génÉral-major de Mlms. régt. de cnir. rhén., colonel comte de Boedern régt. de ahL itén., lieatenant-colonel de Pestel.
T< brigade de cavalerie: général-major coml« de Dohna. régi de nhl. de Weetph., colonel baron de BeitEenstein r^ de nbl. dn Hanovre No 14, colonel de Lnederitz
' batt. i chev. da VII> corps d'armée, capitaine Schrader détachement aanitaire dn \ïl« corps d'année (unbnL de camp dn VII« corps d'armée.
Total de la 3° division de cavalerie: — 16 (
*) Bemplacé, pour cause de maladie, par le mtgor comte de PfeiL
Snpplément ΀IÎ.
fableau des pertes de la h armée dans la période du 28 octobre
au 15 décembre 1870.*)
Coips
Etats-migors et troupes
Tués on morts
des snites de
leurs blessures
Blessés
Disparus Total
aimée etc.
Officiers et fonct-offic.
Officiers et fonct-offic
5 novembre.
1er
1er régt. de drag. de Lith.
(Pr. Albrecht de Prasse)
7 novembre.
1er
1er régt. de drag. de Lith.
(Pr. Albrecht de Prusse)
13 novembre.
1er
5« régt. d'inf. de la Prusse orient. No 41
14 novembre.
1er
2® régt de ^enad. de la Prusse onent. No 3
14/15 novemhre.
1er
1er bat. de chass. de la Prusse orient.
15 novembre.
1er
1er régt. de gren. [Prince Royal] {1er de la Prusse orient.)
16 novembre.
1er
1er régt. de gren. [Prince Royal] (1er de la Prusse orient.)
A reporter:
*) Moins les pertes éprouvées devant La Fère, Thionville, Montmédy et Mezières ftuisi que celles des troupes d'étapes, qui feront Tobjet de tableaux spéciaux.
Tués oa morts
dee suites de
Blessés
Disparus
Total
Corps
Etats-majors et tronpee
leurs blessures
d'année
Officiers et fonct-offifi.
etc.
Officiers fonct.-ofl
la
Officiera fonct-ofl
Report:
¥à{y. de
7® ré^. de nhl. rhénans.
ca7.
5® régt. de nhl. de Weatph.
2® régt. de nhl. dn Hanov.
No 14
26 novembre.
Ville
2e régt. d'inf. rhén. No 28
6e régt. d'inf. rhén. No 68
7e régt. de huas, [du Roi]
(1er rhén.)
î^div. de
5e régt. de nhl. de Westph.
cav.
27 novembre.
Bataille d'Amians.
1er
1er régt. de grend. l i:'rince
Royal] (1er de la Prusse
orient.)
1er régt. de drag. de Lîth.
(Pr. Albrecht de Prusse)
Ire Abth. montée du régt.
d'art delaPrnsse orient.
No 1
3e régt. de ^enad. de la
Prusse orient. No 4
7e régt. d'inf. de la Prusse
orient. No 44
IQe régt. de dràg. de la
Prusse orient.
3e Abth. montée dn régt
d'art, de camp, de la
Prusse orient No 1
Abtheil. à l du réiçt d'art
chev. ) de camp, de la
2e Abth. \ Prusse orient.
montée f No 1
Total pour le 1er corps
Ville
Régt de fus. de la Prusse
orient No 33
5e régt d'inf. rhén. No 65
2e régt. d'inf. rhén. No 28
6e régt. d'inf. rhén. No 68
A reporter:
Oocps
0tC
1er
div. de cav.
1er
diy. de cav.
1er
di7. de cav.
1er
Etats-majon et troupes
Report:
6 décembre.
1er régt. de drag. de Litfa.
(Pr. Albrecht de Prusse)
8 décembre.
7® régt. de uhl. rhénans.
îî décembre,
5^ régt. d*inf. de la Prusse
orient. No 41 1er xégt, de drag. de Lîth.
(Pr. Albrecht de Prusse) 7® régt. de uhl. rhénans.
12 décembre.
2® régt. de grenad. de la Prusse orient. No 3
7® régt. d'inf. de la Prusse orient. No 44
13 décembre.
3^ régt. de grenad. de la Prusse orient. No 4
Bat. de pion, de la Prusse orient. No 1
7^ régt. de uhl. rhénans.
2^ régt. de uhl. du Hanov.
No 14
14 décembre.
10^ régt de drag. de la Prusse orient.
15 décembre,
8« régt. d'inf. de la Prusse orient. No 45
Tués oa morts des suites de leurs blessures
Total des pertes: 28
Blessas
Disparus
si
Total
Récapitulation par corps.
1er corps d'armée VIII® corps d'armée 3® division de cavalerie
Total: 28
Supplément €.