I.Vll
. jum, .Mondra 50110.
Mai= ne pensez pas que, depuis ces quir.ze jour-., nous nous soyons tenus tranquilles, renonçant à retrouver la victime de celle terrible vengeance conjugale.
Dans la nuit qui suivit i'ésM'nement, Daniolla, ne pouvant dormir et en proie à un état fébrile qui m'inquiétait, me dit tout à coup :
— Lève-toi, amit II faut pénétrer dans cette befana maudiie. Oui sait s'il a eu le courage de tuer sa lemme? Elle n'est peut-être en punition que pour un temps...
— Je n'espère [ilus rien ; mais, [lour le calmer, me voilà prêt à essayer l'iuipossible. Que crois-tu que je doive faire? Lorsque j'ai cheiclié, avec Benvenuio, le chemin de celte befana, j'en ai a|iproehé beaucoup, puisipie le docteur m'a dit avoir entendu notre travail et en avoir été inquiet.
— Cl' Ir.ivail était dangereux, je ne veux pas que tu le reprennes; mais, moi, je crois, je dis qu'il y a une autre enirée à la befana que celle que nous connaissons, une ent'ée queFelipone a découverte de[iuis le temps que le prince et le docteu." y élaieni, et dont il se réserve le secret pour lui seul.
— Qui le donne celle pensée-là?
— Une esjièce de vision que je viens d'avoir. Oli ! ne me rc-garde pas d'un air inquiet, ne me crois pas en délire. Je dis une vision, ce n'est pas autre chose qu un souvenir; mais un souvenir qui s'éiait elfaeé tout à fait et qui vient de me revenir. Comme j'étais là, moitié pensant, moitié rêvant. Écoute I Le jour où Felipone nous donna l'idée de nous marier en dépit du curé, je l'avais rencontré dans la partie tout abandonnée du parc qui est entre l'allée des cyprès et le mur de clôture. Il creusait une espèce de ru:!sé, et, comme ce n'est pas là son ouvrage, je m'en étonnai. Il ne me donna pas une bonne raison; mais je n y Qs que peu d'atlention, et tant de choses intéressantes m'ont occupée ce jour-là et le lendemain, que je n'ai pas gai dé souvenir d uue chose si inditléreiite. Voilà qu'elle nie revient et c'est peut-être Uieu qui veut que je m'en sou- Vienne. Allons y.
— Resie tranquille, j'irai seul. Dis-moi où cela est.
— Non, lu ne trouverais pas. Prends tous tes outils; je porterai la lanterne souido.
Nous nous glissâmes parmi les lauriers et les oliviers jusqu aux louires épais que Daniella n'avai 1 jamais expluié.-. ailenlivemenl, m.ais où, avec un instinc. remarquable, eile retrouva l'emplacemeiit où elle avait vu fouiller. Au heu d un fossé il y avait une butte de terre qui ne paraissait pas de fiaiche date. Un épais tapis de mousse téaioigiiail, au contraire, d'un long abandon.
Daniella, qui tenait la lanterne, se baissa et toucha celle croule de mousse qui se détiicha et vint presque tout entière à la main. Elle avait été placée la, elle n'y avait pas poussé ; et elle était si veite et si Iraiclie, qu'elle n'y avait été placée que peu d'heures auparavant.
A la suite de ces observations je n'hésitai pas à me servir de la pioche et de la bêche. La terre, légère et toute fiaichemenl remuée, fut écartée en moins de dix minutes. Je trouvai quelques dalles disposées en forme de double escalier formant le toit d'une ouverture carrée à lleur de terre.
Je me penchai sur le bord de celle ouverture, et je sentis le vide.
J'eus encore recours aux papiers enflammés jetés dans ce vide, et je vis l'intérieur d'un vaste puits qui s'évadait dans le fond. C'était une glaeière. Je pus tixer la coi de à nœuds dont je mêlais muni, a la base d'un pelil aibrequi masquait en partie 1 iiuveiluie. Uaiiiilla hi'éclaira en laL--ant lentement descendre la lanterne au iiiujen d une hcelle. Nous n'avions plu.d'hé^. talion, plus de douies; cet allcn'i^seulenl arliliciel nous nieltail trop sûrement sur la voie.
Je n'eus a descomlre que la liauteur d'environ trois mèlres. Avant le fond de la glacière je trouvai un passage tres-bas el tres-étroit où je pen^ai que le gros I-Vlipone ne passait pas sans peine; el, ajiies un court trajet, je me trouvai uans la grande galerie qui conduil à la befana. Je revins sur nus pas po.,r calmer les inquiétudes de ma femme et lui dire de venir me rejoindre par le Pianlo. J'avais toute espérance de sortir par le lour, après avoir constaté le fait mystérieux, horrible probab'"ment, que nous poursuivions.
Je pénétrai sans obstacle dans la befana. La faible clarté de ma bougie ne me permettait pas d'en voir l'ensemble, et, après I avoir explorée dans tous les sens, je commençai à croire que nous avions rêvé une catastrophe. J'allai ouvrir à Daniella, qui arriva bientôt derrière la porte tournante, et que j'étais pressé de tranquilll^er.
— Il n'y a rien, il n'y a personne, lui dis-je. S'il eût renfermé là sa victime il aurait cadenassé cette porto, par où elle pouvait sortir.
— Mais s'il l'a tuée! As-lu cherché partout! Tiens, voilà une chose nouvelle ici. La grande cheminée qui donne près du casino est murée.
— Gela n'a-t-il pas été fait pour nous empêcher d'entendre les cris de Brumières lorsqu'on l'a tenu ici toute une nuit ?
■— Il nous a dit qu'on l'avait bâillonné. On n'aurait pas pris celte peinc-là si la cheminée eut été murée.
Je crevai, à coups de pioche, la cloison do briques qui fermait l'orifice de la chpmiMée,.£l je vis qu'on avait entassé du foin derrière cette maçonnerie encore fraîche. Felipone avait donc pris ses précautions d'avance pour que l'on n'entendit pas, du casino, les cris de la victime.
— Puisqu'il a eu tant de préméditation, dis-je à ma femme, il n'y a pas d'espoir à conserver. S il l'a tuée, il a eu le sangfroid de l'enterrer quelque part, soit ici, soit ailleurs, dans les souterrains, peut-être dans la glacière par où je suis descendu, et dont il a eu lo soin de masq ler l'entrée.
Nous evaininàmes tentes choses. Le lit où Tarlaglia avait couché une nuit, avant celle où il avait arrangé, à la ferme, le mariage du prince, était encore dans le fond de l'Inunicycle avec les matelas el les touveriures. Nous nous rap|ielioiis que le fermier avait attiré sa femme dans la befana en lui donnant pour prétexte qu'il fallait remporter cette garnilui e de lit, et le lit n'était pas dégarni. Les échelles qui avaient servi à porter Brumières dans la niche et à l'en faire descendre étaient encore là. J'y montai, je ne retrouvai dans la niche qu'un boulon de manchette, que je reconnus appartenir à Brumières. 11 n'y avait aucune trace d'une lutte quelconque.
— N importe, dit Daniella, j'ai rêvé que je devais venir ici, et je n'en sortirai pas sans une cerlitude.
kt, toute pâle el frémissante, elle cria par trois fois, de sa voix pleine et accentuée, dans le sourd et morne édifice le nom de Vincenza.
Au troisième appel, un léger frémissement se fit entendre, et nous nous élançâmes vers les décombres d'où le son était parti.
Nous trouvâmes, dans le fond de la partie écroulée, la malheureuse femme assise el idinle. Ses vêtements déchirés, ses cheveux épars collés à son front par le sang coagulé sur son visage, la rendaient méconnaissable et si elfrayante, que Daniella, superstitieuse, reeula en disant :
— C'est la véritable bcfanal
La victime était hors d état de nous répondre. Elle essaya de se lever et retomba. Je l'emportai dans le casino, où nos soins lui rendirent la raison, mais mm la force. Elle avait perdu tant de sang, qu'elle élail épuisée. Elle avait reçu à la lête un seul coup d'un assommoir quelconque. Elle n avait rien vu. Elle avait une large ble>sure près de la tempe, mais elle ne la sentait |ias, et deaiandait seulement si elle avait quelque chose au visage. Elle parut soulagée dès qu'elle sut qu'elle n'était pas défigurée.
Le sang était arrêté; les os du crâne ne me parurent point lésés. Il "élail évident que Felipone avait voulu tuer, qu'il croyait avoir tué, mais que sa main avait manqué do force et qu'il n'avait pas eu le courage de porter un second coup. Cet homme si adroit et si fort n'avait pas pu tuer la femme qu'il aimait. La Vincenza se rappelait avoir iullé, avant d être emmenée jusqu'au réservoir, où elle pensait qu'il avait voulu la noyer. Puis elle était tombée sous un choc violent el n'avait eu conscience de rien, jusqu'au moiiioiilou elle nous avait entendus parler, Daniella el moi. dans la bejana. E le n'avait pas reconnu nos voix ; elle ne se rendait encore compte de rien en ce moment là. Mai-, en s'enteirlanl appeler par son nom, et [Kir une voix qui, disait elle, en lui avait pas fut peur, elle était venue à bout, par un elfort machinal, de nous ré|jondie.
Elle pensait avoir élé poussée dans lo ré.-.ervoir après le coup qui lui avait oié la connais-ance, et elle ne se trompait probablement pas, car ses vêtiineiits fripés parals^aient avoir élé mouilles jusqu'à la ceinture. Ma s elle avait du revenir à ells, étant seule, et se traîner jusqu'à la place ou nous 1 avions retrouvée. Ç avait élé un eil'ort tout instinctif, sa mémoire ne pouvait ressaisir ce fait.
Elle ne put même nous donner ces vagues détails qu'après quelques heures de repos. Daniella eut beaucoup de peine à la réchaulfer, el passa le reste de la nuit à la soigner. J'avais de mon mieux pansé et fermé la blessure avec le collodion et la
iA MNIELLA
toile adh^isive qa'à mon départ du presbytère l'abbé Valrei;, grand remégenr pn sa paroi^=e. avait fourrés dan? ma mallo, en ca< d'arciil'ont. Je lui ai vu faire tant, de pansement^ charitable':, où je l'aillais naUirpllement, que je n'v suis pas trop nia'adroit.
Grâce à lin tempérament peu irritable et à un saii;; très-pur, la malade n'eut pas la réaction nerveuse que je redoutais, et, au bout (le deux jours, la cicatrice éta:t fermée dans les meilleures conditions possibles. Il nous fallut agir avec beaucoup de my-lère : d'une part, pour no pas exposer helipone à des pournites; de l'autre, pour me pas exposer sa femme à une nonvello vengeance.
J'avais, dès la nuit même de celte recouvrance inespérée, fait disparaître les traces de mon entrée dans la clacière, aprè-! être remonté par là, afin do laisser le tour fermé en dedans. Je pouvais présumer que Felipnne n'aurait jamais la force de retourner dans la lefana, mais s'assurerait des issues, pour que personne ne put constater son crime. Je ne me trompais pas : il travaillait à murer et fi condamrer pour jamais l'entrée du souterrain dans sa cave. Je le sus par Gianino, qui l'entendait mdçonner et poiter des pierres durant la nuit; et, malgré ses précautions, je le vis, en outre, sortir un malin des massifs de la glacière. J'allai voir furtivement ce qu'd avait fait. Je trouvai la butte exhau-sée et complètement plantée d'arbres. Une autre fois, je vis Omifrio, sans chiens et sans troupeau, auprès de la chapelle de SantaGalla. Là aussi, probablement, on avait muré le passage.
Il nous larde beaucoup, comme vous pouvez croire, devoir la Vincetiz.i sur pied et de la faire évader. Nous sommes dans des ap]iréhcnsions continuelles que son mari no la découvre dans une des cliauibres do noire casino. Il est venu nous voir une seule fois depuis qu'elle y est, et s'est assis sur la marche de cotte chambre qui donne sur la petite terrasse, vis-à-vis de notre appartement. Appuyé sur les balnslres, je fumais en feignant de ne pas l'observer, car j'arrive forcément à être aussi dissimulé qu'un Italien de sa Irempe. Il était affaissé et comme abruti dans son déchirant sourire. Peut-être que si j'eusse osé lui dire : « Elle vit. elle là tout près de toi! » Je lui eusse rendu à lui-même la vie et le repos. Mais Daniella m'a appris, par la justesse de sa divination, à ne pas me fier aux apparences. Peut-être l'expression de désespoir et de remords que je croyais lire sur la ligure de ce malheureux n'étail-elle que la salisfaciion morno et sombre d'une vengeance assouvie.
s juillet.
Il était temps que l'on vint nous délivrer de la présence de cette Vincenza. Ê!le me devenait insupportable. Sans cœur et sans raison, cette créature ne songeait qu'à recommencer une vie de désonlro. C'est une sensualité stupide qui la gouverne. Elle n'a d'autre cupidité que le goùl de la toilette, et sur son lit, avant à peine la force do parler, elle s'enquérait du bijou étrusque de Brumières, et reprochait à Daniella d'avoir refusé de le recevoir pour elle; du reste, prodigue, impré\oyante, ne se demandant jamais si elle aura du pain, mais bien une robe de soie et des lichus brodés. Ses habitudes de galanterie l'ont sollicitée avant même que ses forces physiques fussent revenues; car, en remerciment de mes secours et de mes soins elle m'a offert ses bonnes grâces avec un cynisme imbécile. C'est dans sa pensée, vous en conviendrez, une étrange manière de récompenser Daniella de son dévouement.
Sa société nous était de plus en plus répulsive. Elle troublait et souillait l'harmonie poétique de notre existence par son caquet puéril et le dévergondage de son étroite imagination. La seule chose qu'il y ait à louer en elle, c'est une grande douceur; mais il n'en faut chercher la cause que dans un manque d'énergie et dans l'absence de toute fierté. Elle reçoit en riant les plus dures leçons, et son mari ne lui inspire que delà peur, sans aucune réaction de vengeance.
— Pauvre homme, dit-elle en parlant de lui, je suis sûre qu il est bien fàclié de ce qu'il a fait. Pourvu qu'd ne lui en ai rive pas malheur! Si je voulais, il me reprendrait et me demanderait pardon à genoux.
Mais quand on lui conseille d'essayer une réconciliation elle répond qu'elle s'y fierait bien, mais qu'il n'est pas agréable de vivre avec un homme devenu si jaloux. En un mot, elle trouve uiuien de dire des choses ri^ibles eu riant elle-même L'horreur de sa situation dans la befani et de la mort, par là faim, qui l'y altendaitsi nous nel'euîsiuns sauvée, ne lui a pas même lai,-se de terreur. Elle écarte ces souvenirs avec une merveilleuse facilité, en disant qu'il ne faut pas penser aux eUoses tristes, et prouvant qu'il est des natures douées de
l'heureuse impossibilité de souffrir, ce qui les assimile à certaine animaux à moitié inertes, qui remplissent aveuglément les fonctions de la vie dans les bas-fonds de la création.
Daniella a eu le granl sens do n'être pas jalouse en voyant les provocations, à peine voilées, qu'elle m'adressait.
— Je ne me sens pas d'indignation contre elle, m'a- t-ello dit ; je vois qu'elle n'a pas con^^cience d'elle-même. Elle a l'innocence des bêtes. Il faut que Felipone ail senti cela, puisqu'il l'a assommée avec aussi peu de remords qu'il eiil fait d'un de ses animaux.
El pourtant Felipone a des remords et un incurable chagrin. J'ai appris à lire sur sa figure le démenti secret que la passion donne à son tempérament pléthorique.
La Vincenza commençant à pouvoir marcher, nous nous d&i mandions comment nous la ferions évader secrètement, lorsque, par une nuit d'orage effroyable, nous entendîmes sonner à la perle de la grande cour. Une visite à pareille heure et par uii tem;i.-i pareil ne fut pas accueillie sans précaution. Un cavalier, enveloppé jusqu'aux yeux, me demandait à entrer un instant. Celait le docteur R...
— Vous comprenez ce qui m'amène, me dit-il; je -viena chercher la Vincenza...
Il avait rencontré Brumif'jres à la Spezzia. Apprenant que ce voyageur venait de Frascali, le docteur, bien qu'il ne le connût pas, lui avait demandé des nouvelle-; des personnes qui l'iui'ressaient, de sa more, do moi et de Feli|)one. Brunnères, qui venait de recevoir une lettre de nous, où nous lui disions ipiè Vincenza avait couru et courait encore de grands dangers, avait fait part de ce paragraphe au docteur.
— J'ai compris, nous dit celui-ci, que M. Brumières, bien qu'il ne s'en vantât pas, était pour quelque chose dans les malheurs de ce ménage; mais il se pouvait que je fusse seul en cause dans l'esprit du mari; et, d'ailleurs, il me suffit qu'une femme m'ait ap|iartenu sans spéculation et sans perfidie pour que jo me regarde comme son défenseur en toute circonstance où je peux quelque chose. Je connais ce bon Felipone, un homme à passions exclusives, capable de haïr aulanl (]ue d'aimer. Je viens donc voir si je dois lui enlever sa femme, ou si je peux les réconcilier ensemble. Dans tous les cas, je viens attirer le danger sur moi, pour le détourner d'elle.
Quand le docteur sut ce qui s'était passé, son parti fut pris à I insta.it même.
— Donnez-moi celle pauvre femme, dit-il,je vais la mettre en croupe derrière moi, et je me fais fort de la conduire en lieu sûr. De là je l'expédierai en France, où un de mes amis me demande une cuisinière italienne. Elle sait faire le ma^ aroni comme personne. Peut être qu'un jour son mari pleurera s.i \iolence et sera heureux d'apprendre qu'elle vil encore; mais il ne sera jamais ni utile ni prudent de lui dire où elle est.
Daniella, avertie par moi, habilla et enveloppa la Vincenza dans ses propres vêlements, et je la plaçai sur le cheval du docteur, qui refusait de nu-Ure pied à terre et quicmsaità VOIX basse avec moi sous les voûtes de la caserne d'entrée. La Vincenza s'en alla.l avec une joio d'enfant, ivre de l'idée de voir Paris et d'être morte pour Felipone. Le docteur lui défendit de lui dire une parole.
— Nous jouons gros jeu, me dil-il à l'oreille. Faiies-moi l'amitié de regarder par là, vers le chemin des Caraaldules, si personne n'a eu l'éveil de mon arrivée.
Quand je me fus assuré du fait, il me serra la main et partit au galop avec le dangereux fardeau dont il avait le courage de se charger. Ce qu'il taisait là, au péril de sa tête proscrite et mise à prix, pour une femme dont il ne se souciait plus, si tant est qu'il s'en fût soucié plus d'un instant dans sa vie de plaisirs faciles, était un acte d'humanité tout à fait dans sa nature, quelque chose d'héroïque, accompli avec une agréable rondeur et une crânerie sans ostentation. Grande âme, je ne dirai pas typique par rapport à l'Italie, où les types sont si valiés, mais Dien italienne, en ce sens qu'elle résume des vertus porvidenlielles et des exubérances latales : rien à demi, et tout en grand. Là où le mal se fait petit et lâche, on peut dire que le type national est entièrement effacé. Par malheur, il l'est ici Oans une effrayante proportion. Hélas! 'lélasi quel compte auront à rendre a Dieu ceux qui tuenl l'âme des générations et qui peuplent de spectres abjects les terres bénies où le ciel a\ait maguifiquemeni répandu ia beauté des idées avce celle des formes I
LA DANIELLA