‹ La guerre Hispano-Américaine de 1898Chapitre 2 sur 15 · DB · texte numérisé non relu

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CIJAPITRE .PREMIER

. UNE PAGE D'histoire'

Aperçu historiqae et géographique. — Découverte de ùAa. et conquête de l'île. — Orographie et hydrographie. — Productions. ' — Population et races. — Disparition des peuplades anciennes. — La traite des nègres. — La révolte de 1812. — Le Casino espagnol et le gouvernement ile i'ile. — L'étoile solitaire. — t^es flibustiers de Lopez. — Le président Buchanan. — La guerre de dix ans. — Les doléances cubaines. — La commission coloniale. — Le gouvernement métropolitain refuse les réformes. * — > Commencement de l'insurrection (1). — Prise de Bayamo. — Manuel Cespedes, le Père de la Patrie. — Les généraux Lersondi et Dulce. — Anarchie et massacres. — Don Salvador Cesneros. — L« pacificateur Martinez Campos. — Le Convenio de Zanjon. — Fin de la guerre de dix ans.

C'est en 1492 que Christophe Colomb découvrit Tlle de Cuba, mais sans se rendre compte le moins du monde de la situation géographique de sa découverte ; dans la relation de son voyage, il déclare, en efiFet, que « les terres les plus belles que le soleil éclaire et que ses yeux aient jamais vues » appartiennent au vieux continent et sont une péninsule de l'Asie, la presqu'île XimpaBgo des anciens géographes.

Le voyage que fit en 1194, sur ia- côte méridionale de nie, le navigateur génois ne modifia en rien sa première

(1) La partie relative à Tinsurrèctioa cubaine est extraite d'un remarquable travail publié en 1898, par M. E. Bousson, dans la B^ue Ijirousse.

impression ; la légende rapporte qu'arrivé à quelques lieues de l'extrémité occidentale de Tlle, il réunit soïennellement ses équipages pour les prendre à témoin que Cuba n'était pas une lie, mais bien une partie du continent ; et pour ancrer à jamais cette hasardeuse allégation dans Tespritide ses subordonnés, il fit mettre à Tordre de ses caravelles que tout matelot ou officier, énonçant une affirmation contraire à la sieiuie^ aurait les oreilles ou la langue coupées.

C'est en vertu de cet argument sans réplique que Cuba continua d'être péninsule d'Asie jusqu'en 1508, époque à laquelle Ocampo fit le tour de File par le détroit de Yucatan. Trois ans plus tard, en 1511, les Espagnols prenaient possession de Cuba et fondaient la première ville, Baracoa.

Les divers noms ^que reçut successivement la nouvelle colonie espagnole, Juana, Santiago, Ave-Maria, Fernandina, Alpha-y-Omega, sont tombés rapidement en désuétude et elle conserva définitivement son nom actuel, abrégé de l'appellation Cubanacan, sous laquelle le& indigènes désignaient une portion de leur territoire. Du mot Cuba, les flibustiers de tous les pays, même de France, ont fait le vocable Coube ou Couve ; l'appellation lie de la Couve se trouve notée sur quelques anciennes cartes marines.

Cuba, la plus vaste des Antilles, occupe une position géographique dominante entre le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes ; sa forme est unique parmi les lies américaines; les géographes espagnols Font fréquemment comparée à une langue d'oiseau.

De la pointe de Maisi au cap San- Antonio, elle décrit une courbe de 1450 kilomètres, dont la convexité est tournée vers le Nord ; la largeur de l'Ile ne dépasse nulle part 100 kilomètres. Son périmètre, d'après la carte d'Esteban Pichardo, dépasse 11,000 kilomètres ; sa superficie serait de 112,191 kilomètres carrés; en lui adjoignant l'Ile de Pinos et le^ quelques Ilots de la côte Nord et de la côte

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