LES COOPÉRATIONS DE DEMAIN : ACHAT ET VENTE
Les Sociétés coopératives de consommation prospéreront sous Tunité directrice, parce qu'elles représentent un progrès économique. Si elles ne représentaient que cela, la chrysalide pourrait demeurer longtemps dans son enveloppe coriace, avant d'être le beau papillon aux nuances vives et variées. Elles doivent être le miroir évident de perfectionnements techniques, un modèle d'organisation et de répartition des denrées.
Là, toujours, c'est l'exemple des Maisons à Succursales qu'il faudra suivre. Le consommateur servi à meilleur ompte que chez le boutiquier d'en face, et surtout bien servi ! Si la machine succursaliste, si la tactique de ces capitalistes commerciaux que sont les succursalistes, ont donné des bénéfices réels à qui avait construit cette machine et à ceux qui employèrent cette tactique, c'est raison de plus pour que le système coopératif ne néglige, ni la machine qu'il peut établir à l'instar de l'autre, ni la tactique qu'il peut faire sienne, et qui réussit parfaitement au concurrent.
Par le savoir-faire, parl'organisation, les Coopératives de demain, devenues à leur tour entreprises de centralisation, joindront, parallèlement aux autres, les bénéfices du détail à ceux des négociants de gros. Comme « die Producktion » elles arriveront, sans aucun doute, à posséder, à côté de leurs boucheries, un abattoir moderne, des installations frigorifiques, des usines pour la fabrication des conserves, des vignes dont elles tireront le vin, des fermes qui leur fourniront la volaille et le beurre, les légumes et le lait, les fruits et le pain ! Cela consacrerait