‹ La guerre, le commerce français et les consommateursChapitre 15 sur 112 · p. 100 Bourges · texte numérisé non relu

p. 100 Bourges

0,90p.l00Rainber- Villie^s.

Boucheries,^ 1/2 p. lOO Loudéac.

charcuteries.( 3 p. 100 Rodez.

1 p. 100 Nièvre.

1 p. 100 Landes.

1/2 a 2 p. 100 Loire.

2 p. iOO Pyrénées- Orientales.

Epiceries .

RAPPOltT au chitfre des bénéfices.

2 4/2 p. 100 Rodez.

2,25 p. 100 Ramberviiliers.

12 p. 100 Lôudéac.

10 p. 100 Nièvre.

14 à 16 p. 100 Pyrénées-Orientales.

On peut s'étonner de savoir que la boulangerie se plaignait plus amèrement que toutes les autres corporations de la cherté des farines, du chiffre d'affaires plus élevé et du bénéfice nul, comme Ta fait le Syndicat de la boulangerie

42 LA gCërre et le gommërcb français

année ei qui, après les hostilitéSi vont accomplir des bonds prodigieux, à moins que ces bonds ne soient accomplis pat un nouvel impôts plus ou moins destiné à les remplacer. Mais, quelle quô soit la chose, le résultat sera certainement le même.

Les impôts I c'est Tobjet perpétuel des récriminations, c'est le cauchemar des petits commerçants. Ce cauchemar, bien entendu, ne commence qu'après l'ouverture dumagasin, car, avant, tout est rose. Beaucoup proclament qu'ils devraient être en rapport avec le chiffre d'affaires et les bénéfices, et nient qu'ils le soient. Ils ajoutent : <( Le commerce et l'industrie arrivent à payer, presque seuls, des pensions aux paresseux et aux gourmands. »

Le petit commerce, il faut bien le dire, a été habitué à cette conception spéciale de son rôle et du paiement de l'impôt par M. Georges Berry et ses amis. Cela prouve que l'erreur s'implante facilement dans les cerveaux peu cultivés ; on doit regretter de voir des hommes politiques s'ingénier à la semer en n'envisageant que le profit électoral, souvent absolument contraire à l'intérêt du pays.

Mais l'ère de justice va naître. La patente, en effet, a vécu. Le Sénat l'a supprimée le 13 novembre 4915, malgré les pleurs de M. Boivin-Champeau, qui regretta la souplesse fiscale de cet instrument sacrifié. Les parle* mentaires, en effet, dans la culture intensive des sentiments démagogiques, en ont usé vis-à-vis des Maisons à Succursales, pour complaire au petit commerce. La patente, ainsi augmentée, devait arrêter l'essor économique, comme elle arrêta toujours les détaillants dans Teffort vers le mieux. C'est ainsi que la boulangerie, voyant sa patente augmentée de 20 à 2S p. 100 par la taxation des pétrins mécaniques, scies circulaires, monter charges mus par des moteurs, dédaignait cet outillage perfectionné. Le petit commerçant déclarait franchement que la patente Tempêchait, bien malgré lui, d'obéir aux prescriptions de l'hygiène et du progrès dans sa boutique; il se proclamait en désavantage marqué en face des firmes plus importantes ayant des capitaux à leur disposition. On verra si, dans la suite, il fait mieux avec

LES CHABGE8 DU PETIT GOMMfiRÇANT

rimpôt sur le chiffre d'affaired et les bénéfices, qu'il ëerâ d'ailleurs inca|)able de déclarer exactement, et qu'on ne pourra côntrôlerj à cause de l'absence de comptabilité. Mais comme, dans Taveùir, les charges de tous les citoyens français auront augmenté^ du fait de la guerre, il faudra bien que chacun artive à payer, sou» Une formé ou sous une autre, ce qui sera nécessaire.

Il importe pourtant, ne serait-ce qu'en vue de l'histoire économique de la France, de rappeler les rapports qui semblaient exister datis notre pays< entre la patente et le chiffre d'affaires, d'une part, entre la patente et le chiffre de bénéfices, d'autre part. Le tableau suivant en donnera une idée ; on remarquera la diversité des chiffres obtenus.

COJitMERâfiS

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BAt»PORT au cbifire d>iîaire«.

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0,40 p. iOO Saifit-

Bneuc.

Boulangeries. { l.S à 1.7 p. 100 Brian-

çon.

1/2 p. 100 Rodez.

[ 0.4 p. 100 Verdun.

Hôtels et cafés 5 ^"^ P* *^^ Bourges, uoteisetcaîesx ^ g^ ^^^ Raîïiber-

\ vlliiers.

Boucheries,} 1/2 p. lOO Loudéac.

charcut€ries.( 3 p. 100 Rodeia.

1 p. 100 Nièvre.

1 p. 100 Landes.

1/2 à 2 p. 100 Loire.

2 p. 100 Pyrénées- Orientales.

Epiceries .

RAPPORT au chiffre des bénéfices.

2 1/2 p. 100 Rodez.

2,25 p. 100 Ramber- Vifliers.

12 p. 100 Lôudéac.

10 p. 100 Nièvre.

14 à 16 p. 100 Pyrénées-Orientales.

On peut s'étonner de savoir que la boulangerie se plaidait plus amèrement que toutes les autres corporations de la cherté des farines, du chiffre d'affaires plus élevé et du bénéfice nul^ comme l'a fait le Syndicat de la boulangerie

41 LA GUEBRG ET LE COllUEBCB FRANÇAIS

de Château-Thierry, et qu'elle ait dû payer tout de même. On s'ôtonnera aussi de voir la boucherie, la charcuterie, l'épicerie, arriver à payer, comme droit de patente, 12, 14, 16 p. 100 du chiffre de leurs l^énéficea, sans succombei Ceux-ci trouveront, dans l'impôt provisoirement établi : 3 p. 100, taxe uniforme, un soulagement véritable. Et l'oi Dourraiten conclure Que. lyrâce à ce soulagement, bientôt.

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