MENAGE DU PETIT DETAILLANT DANS SON EXISTENCE
sins et les Maisons à Succursales se sont fait une telle concurrence que cette concurrence arrive à ses extrêmes limites. Le nombre des firmes, s'il s'accroît encore, à lui seul, mettra en danger l'existence de toutes les Maisons.
Chaque succursale, en effet, dès que s'installe en face d'elle une succursale rivale, voit son chiffre d'affaires, donc son bénéfice, diminué d'autant, souvent coupé en deux. C'est dire que les frais généraux progressent, naturellement ; les succursales, pour résister, sont contraintes de vendre plus cher que précédemment. Or, l'avantage qu elles présentaient et qui fut la cause réelle de leur succès, c'était la différence des prix qui existaient entre les marchandises vendues par elles et celles vendues par le petit coinmerçant. Si cette différence parvient à s'éteindre, comme c'est infiniment probable, le public n'aura plus de raison pour rester client des succursales ; il retournera chez le petit commerçant. Ce phénomène est en train de s'accomplir. Bien mieux, on assistera à la crise du grand commerce de détail qui sera obligé de fermer bon nombre de boutiques pour régresser vers sa situation primitive de petit commerçant. Mais il faut que ce retour, s'il est inéluctable, s'accomplisse tout naturellement, par suite du développement de la concurrence ; Une convient pas qu'il soit le résultat d'un assassinat perpétré à l'aide de moyens parlementaires et de charges fiscales que, délibérément, on aura voulues « écrasantes ».
Oui, nous le répétons, la crise est passée. Elle est moins grave qu'autrefois, en tout cas. La preuve en réside ici : depuis plusieurs années, le nombre des petits détaillants, loin de diminuer, a augmenté. Il s'est créé, autour de chaque grand magasin, des spécialités qui, demain, constitueront; pour le détail en général, le vrai danger.
A Pau, en 1889,^.234 patentes existaient; il y en avait 2.423, trois ans plus tard.
A Ghâteauroux, en 1904, 1.809 patentes existaient; il y en avait 1.859, neuf ans plus tard.
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L\. UUBRBE BT LE CtIMUBHCB fRANCAIS
A Saint-Etienae, en lUO-J. lt).O03 patentes exislaieiii; il y en avait 11.501, dix ana plus tard.
Dans le Morbihan, en IBOO, IG.SdO patenLe& existaient; il y F-n av»il. 18.138. onze ans plus Urd.
ançon, en 19IX), 2,483 patentes existaient; il y en
'95, cinq ans plus tard.
lon-sur-Suône, en 1900. 1.470 patentes existaient: il
lit 1.773, treize ans plus tard.
ens, en 1898, 4.117 patentes existaient; il y en avail
latorze ans plus tard.
muairc statistique de France » donnait le tableau
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do
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de paleoWs.
ïérence constatée entre les années 190S et ■1908, ; l'application de la loi du i9 avril 1905.
n demeure paa moins exact que le nombre des 1 n'a jamais cessé de s'accroître. Le recensement
de 1906 nous fournit également les renseigneutvants :
mptait, en 1906, 2'J7.697 établissements commeryant au moins un employé, contre, en 1901,
établissements commerciaux ayant au moins un i, et, en 1896, 249. BIS établissements commerçant au moins un employé, ible résulter de cela que le nombre des élablisses'accroit sans cesse, ce qui peut Htc