‹ La guerre, le commerce français et les consommateursChapitre 48 sur 112 · CAPITALISME, CHIFFKK D'AFFAIRES ET BÉNÉFICES · texte numérisé non relu

CAPITALISME, CHIFFKK D'AFFAIRES ET BÉNÉFICES

Pierre Moride donne quelques exemples précis, qu'il est bon de citer, parce qu'ils sont choisis parmi les plus typiques, et sans parti pris. Nous en ajouterons d'autres.

Paris-France. — Paris-France possède 100 succursales et quelques clients. La société anonyme Paris-France a été fondée le 3 mai 4898. Fixé primitivement à 10 millions de francs, le capital social a été élevé peu à peu ; aujourd'hui, il est de 30 millions, divisé en 60.000 actions de 500 fr. 23 ; 500 obligations de 500 francs, 5 p. 100, ont été émises. Les dividendes distribués ont été, pour l'exercice 1900-1911, de 55 francs. Les cours moyens des actions et des obligations ont été respectivement, en 1900, de 730 fr. 76 et 511 fr. 46 ; en 1906, de 966 fr. 88 et 51Ô fr. 80 • en 1910, de 1.183 fr. 34 et 515 fr. 49; en 1911, dé 1.404fr. 91 et 512 fr. 11.

Nouvelles Galeries Réunies. — Cette société française fut fondée en 1897. Les opérations de la société consistent, d'après les statuts :

1° A fabriquer, acheter et vendre, gros ou détail, soit pour le compte de la société, toutes espèces de marchandises généralement quelconques, sans exception, avec ou sans commission ;

2° A se charger de tous payements et recouvrements pour le compile d'autrui, soit au moyen de chèques, soit de toute autre manière;

3^ A fournir et à recevoir des fonds ou des avances, soit en comptes courants, soit en effets, actions, warrants ou autres valeurs ; à faire, tant activement que passivement, toutes opérations de banque ; à prêter ou à emprunter,' en conférant ou en acceptant, s'il y a lieu, toutes garanties hypothécaires ou mobilières ;

4'>A acheter, vendre, échanger, louer, avec ou sans promesse de vente, démolir, construire, modifier, aménager tous immeubles au mieux des intérêts de la société, et à s'intéresser directement ou indirectement à toutes opérations se rattachant à des immeubles ;

5° A favoriser la fusion des diverses sociétés ou compagnies et entreprises particulières^ soit par voie d*an-

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nexion à la présente société, soit par voie d'alliance, soit par tout autre moyen ;

6® A liquider, s'il y a lieu, la portion de Tactif nécessaire à l'acquit du passif de la Société des Grands Bazars réunis et des sociétés qui fusionnent avec la présente ;

7* A établir des agences, comptoirs, factoreries et succursales, tant à Paris que dans les autres villes de France, des Colonies françaises et de l'étranger ;

Le capital social, fixé à l'origine à '7.500.000 francs, est aujourd'hui de 39 millions représenté par 78.000 actions de 500 francs entièrement libérées et au porteur. ^.000 obligations de 500 francs 4 p. 100 ont été émises. Les diWdendes distribués ont été, pour l'exercice 4900-Î901, de 50 francs ; pour 1905-1906, de 5i fr. 50 ; pour 1910- 1911, de 55 francs.

Les cours moyens des actions et des obligations ont été respectivement : en 1900, de 768 fr. 34 et 4*1 fr. 97; en 1905, de 811 fr. 69 et 460 fr. 85 ; en 1910, de 1.238 fr. 34 et 488 francs ; en 1911, de 1.403 fr. 05 et 489 fr. â8.

incroyable. — Les chaussures Incroyable ont 140 succursales. Leur société anonyme a été fondée en 1896. Les statuts disent :

La Société a pour objet l'achat et l'exploitation du fonds de commerce de M. Charpentier, négociant en chaussures, 38, boulevard du Port-Royal, ensemble la clientèle, l'achalandage, le mobilier et les marchandises existant, tant à Paris, 38, boulevard du Port-Royal, que dans les diverses succursales, ainsi que la propriété de la marque tt Incrovable ».

Elle pourra adjoindre, à cet établissement, la vente ou la fabrication de toutes chaussures, l'installation de nouvelles succursales, en un mot, tout ce qui se rattache au genre de commerce exercé actuellement par M. Charpentier. Elle pourra s'intéresser, de quelque façon que ce soit, tant à titre d'actionnaire que d associé ou de commanditaire, à toute entreprise de fabrication ou de vente de chaussures.

Le capital social est de 1.500.000 firmes, divisé en 15.000 actions de 100 francs ; les dividendes distribués

CAPITALISME, CHIFFRE d'aFFAIRES ET BÉNÉFICES 211

Les Établissements BîHsset, à Angers. — Leur capital social est de 900.000 francs et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, était, en 1913, de 23.900 francs.

Les Établissements économiques bisontins, à Besançon. — Leur capital social est de 600^000 francs et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conlormeaux bilans, en 1913, était de 30.500 francs.

Les Établissements économiques de la Ville de Reims. — Leur capital social est de 200.000 francs avec 200.000 oblis^ations, et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 134.100 francs.

Les Établissements économiques troyens, à Troyes. — Leur capital social est de 800.000 francs avec 160.000 obligations et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 354.100 francs.

Les Établissements Lucien Lépine et C''°, à Suippes. — Leur capital social est de 750. ÔOO francs et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 68.400 francs.

Les Établissements B- Miellé et C'% à Ghâlons. — Leur capital social est de 1.800.000 francs avec 1.000.000 d'obligations, et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 654.200 francs.

LesÉtablissements de Tour aine, Tours. — Leur capital social est de 1.250.000 francs et la moyenne annuelle de leurs bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 154.200 francs.

La Ruche méridionale, k h^g^n. — Son capital social est tle 1.250.000 francs et la moyenne annuelle de ses bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 93.800 francs.

La Ruche troyenne, à Troyes. — Son capital social est de 900.000 francs, avec 411 .115 obligations, et la moyenne annuelle de ses bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 165.300 francs.

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laSemeuse duSud, àMontpellier. — Son capital social est de 1.000.000 de francs et la moyenne annuelle de ses

bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913. était de 37.300 francs.

L' Em^gt^ de COaest, hTianics. — Son capital social est de 400 000 francs, avec 100.000 obligations, et la moyenne annuelle de ses bénélices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 20 900 francs.

L'Epargne de Toulouse. — Son capital social est {le 2.000.000 francs, avec 1 .031 500 obligations. Sa moyenne annuelle de bénéfices nets, sans déduction, conforme aus bilans, en 1913, était de 745.000 francs.

La Société économique d'A Umentalion de Lyon. — Son capital social est de 1 .500.000 francs, avec 666,500 obligations. Sa moyenne annuelle de bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 676.300 francs.

La Société nouvelle des épiceries du Nord, La Madeleine-les- Lille. — Son capital social est de 2.0OO.O00 de francs, avec 500.000 obligations et sa moyenne annuelle de bénéfices nets, sans déduction, conforme aux bilans, en 1913, était de 61,000 francs.

Les Docks de l'alimcnlalian, h Nancy. — Leur capital st de 300 000 francs. Leur moyenne annuelle de s nets, sans déduction, conforme aux bilans, en lit de 34.000 francs.

m de l'industrie et du commerce, à Béziers. — Son ocial est de 635 000 francs et sa moyenne annuelle fices nets, sans déduction, conforme aux bilans, , était de 208.000 francs. Actuellement celle j'appelle Ruche du Midi.

10 on le voit, les grandes maisons de commerce de int, le plus ordinairement, des sociétés par actions, rosse part de ces actions appartiennent auxemt aux clients, ce qui peut rendre très facile, le cas , 1.1 transformation des succursales en coopéra-

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