‹ La Guerre sainte, ou, Les passions du cœurChapitre 10 sur 43 · oTRUCTJONS · texte numérisé non relu

oTRUCTJONS

moi-même la cause de ma perte , parce que lorsque vous avez eu la bonté de me reprendre , je ne vous ai pas écouté. Mais je vous prie da m'assister de vos prières , de peur que le démon ne me mette en pièces. Comme il parlait encore, l'esprit malin l'enleva aussitôt, et il arriva enfin à la ville de Pane, où, comme un furieux, il se précipita dans une fournaise dont les flammes le consumèrent sur-le-champ.

( Vis de saint Pacôme , écrite par un ancien auteur grec. )

DANGERS DES LOCASGES»

Joab , roidfi Juda , ayant élé , dès l'âge de sept ans , élevé au trône , par les bons soins que lui ren. dit le grand-prêtre Joïada , te conduisit si bien tant que véc:ut ce saint pontife , que l'Ecriture- Sainte rend un excellent témoignage de sa piété, en disant qu'i'Z fit toujours es qui était bon en la présence du Seigneur. Mais Joïda ne fut pas plus tôt mort , dit l'Ecriture , que les princes de Juda vinrent trouver ic roi , et lui "endirent de profonds respects. Ce jeune prince , gagné par ces témoignages extraordinaires de déférence, y tiouva du plaisir, et consenlit à ce qu'ils voulurent. Ils quittèrent le temple du vrai Dieu . et s'attachèrent au culte superstitieux des idoles. Ce péché irrita Dieu contre ie roi et ses sujets ; car un an après , l'armée des Svricns , étant venue contre Joas , tua

SUR LKS TASSIONS DU COEUR. 9

(nus les princes du peuple , et traita mémo le roi i\f Jmla avec la dernière ignominie; de sorte que les Syriens le laissèrent dans des langueurs extrêmes. (II. Paralip., 24.)

Qu'il est donc vrai que les louanges et les flatteries sont pernicieuses aux hommes ! Car qui ne sera saisi de frayeur , en considérant que la fumée d'un vain encens donné par de misérables flatteurs à un roi qui avait auparavant travaillé avec tant de zèle ù réparer les ruines du Temple et à faire rendre au culte de Dieu son ancien éclat , est capabl de l'enivrer tout d'un coup , et de lui faire pcrdie de vue ce que la raison et la piété lui avaient fait connaître jusqu'alors qu'il devait à Dieu!

HmiLIIL DE «AINT PACOME.

Saint Pacômc , abbé en Egypte , qui écrivit une règle pour ses moines , qu'un ange même lui avait dictée , étant un jour entré dans son monastère après avoir prié Dieu , alla voir les frères , et les trouvant occupés à y faire des nattes de jonc , il s'assit et se mit aussi à travailler avec eux. Alors un enfant qu'on lui avait donné pour le servir, le voyant travailler, lui dit : « Vous ne faites pas bien, mon père; l'abbé Théodore travaille bien d'une autre manière. » Aussitôt saint Pacômc se leva, et lui répondit : « Montrez-moi , mon fils, comment il faut que je fasse. » L'enfant le lui

ayan! montré , le saint abbé recommença à travailler avec un esprit tranquille, témoignant asscj par là qu'il était accoutumé à dompter son esprit jusqu'aux moindre? sentiments d'orgueil.

(En sa Fie , éadepar un ancien auteur grec.)

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