‹ La guerre sur le DanubeChapitre 107 sur 232 · La Revue militaire de Vétranger, n · texte numérisé non relu

La Revue militaire de Vétranger, n

temps essayé de se maintenir sur une hauteur intermédiaire coupée de tranchées, aux abords du moulin de Tchirak.

L'attaque centrale d'artillerie et d'infanterie, sur la rive droite de l'Osma, fut préparée avec soin par les batteries russes. Elles manœuvrèrent aussi bien que le terrain pouvait le pennettre. Mais là, encore, l'infanterie ne sut pas couvrir assez savamment de ses feux les positions turques. Elle se lança courageusement à l'assaut des premiers terrassements et de la grande redoute de l'est, sans avoir assez calculé les difficultés de l'entreprise. On avait, en effet, devant soi la meilleure partie de la garnison de Nicopoli, soutenue par les feux d'une puissante artillerie et s'appuyant à un véritable ouvrage. Le régiment de Galitz (n° 20), après avoir enlevé les retranchements de Vabla, se porta sur la redoute, mais fut contraint de reculer sous un feu écrasant des Turcs. Un nouvel assaut, tenté avec le concours d'un bataillon du régiment de Tambow (n*122), fut également repoussé. Les défenseurs de la redoute ne succombèrent qu'aprèsT'r entrée en ligne des deux autres bataillons de ce dernier régiment et d'un bataillon du régiment de Penza (n® 121), appelés de la réserve. L'ouvrage, tourné par le nord, resta aux mains des Russes, après un effroyable carnage dans l'intérieur de l'ouvrage.

La place était investie le 15 au soir. Il ne restait plus aux Russes qu'à livrer, le 16, un dernier assaut.

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