‹ La guerre sur le DanubeChapitre 56 sur 232 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

par une garnison de 12,000 hommes. Située à peu de distance de la séparation en deux branches du Danube, qui forme, à partir de Calarach, une île de vingt-cinq lieues de long sur trois ou quatre de large, la ville de Silistrie est protégée par deux lignes d'ouvrages détachés, au nombre desquels il convient de citer le fort Arab-tabia. Elle, est reliée par de bonnes routes à Routschouk, à Schoumla, à Varna par Pravadi, à la Dobroutcha. La face orientale du quadrilatère, Silistrie-Vama, a cent vingt kilomètres de développement. Les deux places de la face méridionale, Varna et Schoumla, ne sont séparées que par une distance de quatre-vingts kilomètres à vol d'oiseau.

Tout l'espace compris entre Calarach et l'embouchure sur le Danube de la rivière Jalomitza, vingt-cinq lieues plus bas, n'était gardé, en Roumanie, que par des éclaireurs assez clair-semés. Les marais de l'île de Borcea sont, en effet, à peu près impraticables. Sur la rive turque, Rassova, Cemavoda, Topalo et Hirsova, étaient occupées par de faibles détachements turcs. Quand le canal de la Borcea rejoint le bras principal, le fleuve, avant de se partager de nouveau en trois grands canaux, se resserre et s'encaisse pendant quelques kilomètres; mais l'agresseur qui passerait le Danube à Gura-Jalomitza* aurait à traverser ensuite une bande de terrain très marécageuse.

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