CAMPEMENTS
On ne saurait exagérer, en tant que cause locale de mécontentement, l'importance des camps de repo
mcident Les échelons supérieurs nous ont naru l.gnorer. Les officiers subalternes nous en ont exp"
d,"fi ib rrr- '''^ ^'"'T"' ^'^^'^^"^«■■' d'un seS che on ne ^^,'^P''»n«- Les jours de relève, on marche on ne dort pas, on ne mange pas • à l'arrivée n„ cantonnement il n'v avait ni hni= JT ^.' ^'^"^'îe au riture ni noiiio x ! '® P"""" <="""e 'a nour-
riture, m paille : mécontentement '
d„ =!w ? ''•^P'«/*"n«n' lue le moral baisse. A la fali-ue
» pit-c-'^i^crsH-
Enfin les lits devraient être faits en série sur un moèle unique pour toute l'armée française et non pas ibriqués souvent sur place par des moyens de for-
iine
Mais pour aboutir à ces résultats, il faudrait indusnaliser ces questions, en remettre la responsabilité a entreprise et cesser d'en faire une sorte de percepion pour officiers en retraite.
ÉTAT MOaAL DE L ARMEE
La guerre tend de plus en plus à devenir une guerre le moral. Demain nous pouvons avoir à subir une malœuvre allemande. Celle-ci peut se doubler d un recul le l'ennemi sur des lignes préparées à l'avance à la lauteur de Cambrai, de Rethel et de l'Argonne, ou a a hauteur de Montfaucon, d'Azanne, de blenay, cte ^ézières, d'Hirson et d'Avesne. .
Le moral de l'armée, d'une division ou d un regi- Tient est une chose vivante qui varie avec les jours et es heures, mais justement parce qu'il varie, i ne faut pas prendre pour immuable le boH état moral des divrisions que nous avons visitées.
Il V a l'homme « qui n'en veut plus » et qui est dangereux"^ Il y a l'homme qui critique ses chefs; tous ou presque tous sont aujourd'hui dans cet état d esprit- C'est un fait avec lequel le Commandement doit désormais compter. , • , j- -4 »«
« Nos hommes ne sont pas des resignés, disait un officier; ce qui n'est pas d'un bon rendement leur déplaît : de l'égalité ! et plus de bourrage de crâne ! »
C'est un fait qu'il faut accepter. La classe 17 notamment est mauvaise, les récupérés ne sont pas bons.
Le feu est sous la cendre. « On nous a volé nos hommes », disait un général et d'autres ajoutaient : « Ce n'est pas fini, c'est venu trop soudainement,
d'une manière trop générale et ça s'est calmé tr tôt. ))
Le danger est toujours sous-jacent et comme no disait un aumônier rencontré sur la route : « Désormf il faut compter avec le Poilu. »
CONCLUSIONS
En conclusion, nous proposons à la Commissi( d'émettre le vœu :
i'' Que l'organisation des premières lignes de se teur soit faite d'après un plan établi une fois poi toutes selon un ordre d'urgence, surveillé par un o gane du génie ou du Commandement permanent attaché au secteur ;
2° v)ue, si l'extension du front anglais permet d'env sarev des permissions plus nombreuses et plus longue des essais soient faits pour les bloquer sur une seu permission et que la Commission de l'Armée soit a] pelée à connaître du résultat de ces expériences;
3" Que l i i mesures soient prises, comme elles con menc^nt à être déjà dans la Y" Armée, pour que 1 pain ne soit pas mangé à plus de 7 jours de date ;
4" Que le Ministère vérifie si les barriques marquée Saint-Cyr ont donné lieu à des plaintes ;
5° Que le Gouvernement insiste près du Commande ment pour que, dans les secteurs à demi passifs, le cuisines roulantes soient mises en ligne ;
6" Pour qu'un personnel spécialisé et suffisammen nombreux soit affecté à l'organisation des camps; ^ 7-^ Pour que le Ministre de la Guerre applique l'organisation des camps les. principes d'industrialisa tion de la guerre dont il a affirmé l'utilité à la tri bune.