‹ La Guimard, d'après les registres des menu-plaisirs de la Bibliothèque de l'Opéra, etc., etcChapitre 10 sur 71 · L'Intermédiaire des chercheurs et curieux (10 juin · texte numérisé non relu

L'Intermédiaire des chercheurs et curieux (10 juin

Et ce cœur pitoyable et cette main ouverte de la danseuse, sont si connus à Paris, que ce ne sont pas seulement des pauvres qui vont frapper à la porte de l'hôtel de la Chaussée d'Antin, mais bien de petits marchands sous le coup d'une échéance, et même des joueurs qui ne savent comment acquitter une dette. L'on connaît le mot de la Guimard à un officier, lui empruntant cent louis pour payer une dette de jeu, et qui se préparait à lui signer un billet : « Monsieur, votre parole me suffît... J'imagine qu'un officier aura au moins autant de probité qu'une fille d'Opéra1. »

Enfin elle est si notoire, cette bienfaisance, qu'elle désarme la plume des pamphlétaires, et que Théveneau de Morande, si impitoyable pour toutes les reines à l'heure de l'Opéra, ne dévoile un peu de la vie intime de « la sœur de miséricorde » qu'avec un certain respect pour V humanité de la séduisante damnée, et qu'il attribue au ressouvenir des années de misère, •passées avec le danseur Léger. 2

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