‹ La Guimard, d'après les registres des menu-plaisirs de la Bibliothèque de l'Opéra, etc., etcChapitre 29 sur 71 · Mémoires secrets, vol. IX · texte numérisé non relu

Mémoires secrets, vol. IX

Le théâtre de la Chaussée-d'Antin continua, en dépit de l'archevêché et du parti dévot, à avoir comme public, les princes du sang, les grands seigneurs et les impures les plus en vue. Et la parodie d'ERNELiNDE, la bouffonnerie en vers, composée par le danseur Despréaux, déjà l'ami intime de la danseuse, représentée en septembre 1777, chez la Guimard eut ce succès extraordinaire. Un mois après, la parodie était représentée où? devant la cour, à Choisy, la veille du départ pour Fontainebleau, et le jeune Roi, qui n'avait jusqu'alors encore témoigné aucun goût bien vif de théâtre, y riait d'un si gros rire, pendant les trois actes, qu'il donnait une pension au danseur1.

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