C. Antichambre commune. bre
D D. Chambré à coucher. t. Garde-robe.
E. Salon commun. M. Chambre des domestiques.
F F. Boudoir. If. Lanterne pour éclairer la salle
F. Cabinet de toilette à manger.
G. Lieux à l'anglaise. 0. Lanterne pour éclairer le buf- H. Dégagements. fet.
1. Brochure citée dans la Correspondance' secrète de Métra, vol. VIII.
l'Amour embelli par les Grâces. La chambre à coucher invite au repos, le salon au plaisir, la salle à manger à la gaîté : les formes en sont ingénieuses, sans qu'on ait eu recours à ce contraste outré dont on a abusé si souvent. Une serre chaude comprise dans l'intérieur de l'appartement y tient lieu, l'hiver, de jardin : c'est le goût même qui l'a décorée. Le paysage y est tendre, sans nuire à l'effet ; les treillages sont soumis à la bonne architecture ; les arabesques n'y ont rien de chimérique, l'exécution de toutes ces différentes merveilles paraît être l'ouvrage de la même main. Harmonie délicieuse qui met le comble à l'éloge de l'architecte, parce qu'elle prouve qu'il a connu l'importance du choix des artistes qui l'ont secondé et la nécessité de leur imprimer sesidées. On y voitun petit appartement de bains, enchanteur et peut-être unique par le style des ornements. On y trouve aussi une petite salle de spectacle que l'on peut regarder comme un chef-d'œuvre dans son genre. On ne comprend que difficilement comment l'architecte a pu trouver le lieu de la scène et celui que doivent occuper les spectateurs.. »
A la décoration du Temple de Terpsichove se rattachent deux anecdotes, apportant deux curieux renseignements biographiques sur deux grands peintres français du dix-huitième siècle, d'humeur et de caractère différents.
Un jour que la danseuse examinait où en étaient les travaux de son hôtel, elle remarquait la tristesse d'un jeune homme peignant des arabesques, l'interrogeait, apprenait de lui que la misère, le forçant à gagner son pain, l'empêchait de se livrer aux études nécessaires pour concourir avec succès pour le prix de Rome. Mlle Guimard lui faisait quitter les travaux de l'hôtel et lui remettait tous les mois, deux cents livres, permettant à Félève de Vien de remporter le prix. Ce peintre, c'était David.
L'autre peintre, c'est Fragonard. Les panneaux du grand salon étaient entièrement couverts de peintures, et le panneau principal offrait la répétition en peinture de la sculpture de la façade : la représentation de Mlle Guimard en Terpsichore, et entourée des attributs qui pouvaient la caractériser « de la manière la plus séduisante1 ».
L'architecte Le Doux avait choisi, pour la réalisation galante de l'allégorie, Honoré Fragonard. Mais cette fois il survenait une brouille si vive entre la danseuse et son peintre qu'il était renvoyé et qu'un marché était passé avec un autre artiste. Or, un jour, Fragonard qui était de sa nature un rieur, et qui resta toute sa vie
i. L'Académie de Musique, par Gastil-Blaze, Paris, 4855. Quelques anecdotiers font de David, en cette circonstance, non un peintre d'arabesques, mais le prédécesseur de Fragonard.
un farceur d'atelier, curieux de voir ce qu'était devenue la peinture commencée par lui, entre les mains de son successeur, trouvait le moyen de s'introduire dans la maison et de pénétrer jusqu'au salon sans rencontrer personne. Là, la vue d'une palette dans un coin lui donne l'idée dame spirituelle vengeance.
En quatre coups de pinceau il efface le sourire des lèvres de Terpsichore, qu'il charge de colère et de fureur et, sans rien ôter à la ressemblance de Mlle Guimard, en fait une Tisiphon-e. Et le malheur veut que, le sacrilège consommé, Mlle Guimard arrive avec des amis pour leur faire les honneurs de son portrait1.
L'anecdote est- elle vraie, j'en doute et me demande si Grimm n'a pas été victime d'un racontar d'atelier, car nous voilà chez M. Groult en présence de cette peinture, et rien dans la figure ne trahit une retouche, et la Guimard, de là, apparaît avec le sourire bien fragonar disant de Terpsichore.
Sous un ciel violâtre, comme transpercé d'embrasements d'incendie — le ciel aimé de Frago-