V Académie Impériale de Musique, par Castil-Blaze, Paris
M Duthé danser, et où MUc Dervieux s'était chargée de la commande du repas chez un grand traiteur du boulevard. Ella comédie, et le souper auraient été suivis d'un bal, d'un jeu d'enfer, et |« de tout ce que pouvait accompagner une pareille fcorgie». La partie, d'abord projetée pour le carnaval, avait été remise au premier jeudi de ca- •rême, dans le but, disent les Mémoires secrets, de rendre la partie plus célèbre et plus singulière1. Les souscripteurs étaient en nombre suffisant2, le spectacle monté, le souper tout préparé, quand arrivait, sur les plaintes de l'archevêque de Paris, un ordre du Roi qui défendait et le spectacle, et le bal, et le souper, — ordre que l'influence sur son frère du comte d'Artois, qui devait assister à la fête en compagnie du duc de Chartres, n'avait pas le pouvoir d'empêcher.
La déesse du Carême Préparent un grand repas ; Par une rigueur extrême La police ne veut pas
Qu'un teint si blême Dans Paris, du Mardi gras
Soit l'emblème.
Dans la chanson, née du pique-nique défendu,