DE PAR MESSEIGNEURS
Duval
Lecteur, greffier etbuvetier.
La dotation de cent jeunes filles par la ville de Paris, lors de X ouverture du ventre de Marie-
114 LA GUEMARD
Antoinette, avait donné l'idée à l'Académie Royale de Musique de doter la première fille pauvre à marier qui leur serait indiquée par la ville : la Danse et le Chant souscrivant pour trente louis destinés à faire les frais de la noce et du banquet commandé au Wauxhall d'hiver. Et, dans l'annonce qui en était faite dans le Journal de Paris , Ton s'étendait sur la curiosité de cette fête où les nouveaux époux et leurs familles seraient servis « par les talents et les arts agréables », et l'on annonçait qu'une souscription était ouverte chez le sieur Rouen, notaire, où les amateurs trouveraient un billet contre le dépôt d'un louis : la somme provenant de cette souscription devant être consacrée à la première nourriture des deux époux.
La dote était déposée chez M110 Guimard, nommée trésorière de l'œuvre.
Mais voici que la fête imaginée par les coryphées de la danse et du chant, pour l'heureux accouchement de la Reine, qui devait avoir lieu au Wauxhall d'hiver, était empêchée en vertu d'ordres supérieurs, par laraison pitoyable, disent les Mémoires secrets, que cette fête semblait parodier la Cour.
Sur cette défense, Mlle Guimard faisait transporter la fête chez elle, le second mercredi du