‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 16 sur 80 · ENIGME · texte numérisé non relu

ENIGME

— Mon jardin était cimetière Ta tombe était mon lit Je fleurs.

— Je m'exile front bas du portique insulté

— L'aurore a dévêtu sa robe d'hyacinthe — Les assassins ont profané l'enceinte,

L'image sainte est abattue, La lampe éteinte, Au portique où j'étais notre double statue.

Les barbares sont venus Que je n'ai pas su chasser, L'aurore s'est dévêtue.

Mes yeux sont prostitués ;

Mais te ravir ils n'ont su, Pur reflet intérieur ; De l'image obscure et sainte, L'aurore s'est revêtue ;

Dans les gouffres de mon cœur Elle t'appelle esseulée :

Qu'à jamais elle y demeure.

Voici l'heure des statues.

De sa robe d'hyacinthe L'aurore s'est revêtue.

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