‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 27 sur 80 · GRAND'GARDE · texte numérisé non relu

GRAND'GARDE

— Pauvre soldat d'où reviens-tu ?

— Ma sœur, le vent pleure à la vitre, Pleure comme un petit enfant.

La pluie le flagelle, 11 sanglote aux vitres,

Les bat d'un million d'élytres :

Ecoute pleurer aux vitres le vent.

Oh qu'il fait froid ! nos chairs meurtries Grelottent ; serrons-nous bien fort L'un contre l'autre, ma chérie !

Oh, les soldats aux mains meurtries.

Ils ont faim, Ils ont froid, dehors !

Le vent, ma sœur, pleure à la porte.

Il tourne autour de la maison Glacée, 11 la secoue, sous chaque porte Ameute ses rauques cohortes Nous envahir en trahison !

Que la nuit est pesante et noire !

Elle s'assied sur notre cœur, Et l'étouffé en ses ouates noires ; Pauvres soldats sans feu ni boire, Perdus dans la nuit, le froid et la douleur,

Endolorissons -nous de leur douleur, ma sœur !

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