‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 66 sur 80 · UN CORBEAU · texte numérisé non relu

UN CORBEAU

. Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau .

— Quand je rentre, écrasé sous le labeur honni,

SI je ne trouve pas mon oiselle en mon nid,

Aussitôt je rêve malheurs : d'affreux présages

De leurs ailes velues me glacent le visage.

Je vois le mauvais sort dans un coin accroupi,

Qui de son œil vitreux muettement m'épie,

Je vois sur toi sa grifïe s'allonger, heureuse

De nous faire payer nos joies vertigmeuses.

Je VOIS fauché déjà notre avenir béni,

Et m'affaisse en disant : Fini, tout est fini !

Et soudain, maternel et nuptial reproche.

Tinte jusqu'en mon cœur le chant de ton approche

Ce cœur bondit comme d'un sépulcre, en chantant,

Vers tes deux bras ouverts et ton cœur qui se tend.

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