‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 9 sur 80 · AUBADE · texte numérisé non relu

AUBADE

— Mon cœur soupire, La nuit, le jour.

— Lourd le cœur de haine On jura, vilaine,

On jura vilaine

De ne plus vous voir...

De ne plus vous voir Toute une semaine :

Et voyez où mènent Nos vœux et vouloirs !

0 tout premier soir.

Qu'il fut héroïque Et se rengorgeait.

Ce tout premier soir !

Mais les hauts projets

— Bernique, bernique —

Partaient en panique Dès le soir d'après ;

Et que davantage Au matin nouveau :

Tout ce beau courage Filait à vau-1 eau,

Et ce pauvre cœur, Fol de maie rage.

Et ce pauvre cœur Martelait les heures :

Au troisième jour.

Fier de sa faiblesse.

Au troisième jour On vous réaccourt ;

D'un rien de tendresse Payez ce retour :

D'un rien de tendresse Tout ce bel amour !

QUADRUPEDANTES

— Cette main si jolie Fait palpiter mon cœur.

— On vous souffle zit et zut, feu de paille d'invectives, Vous ne le re verrez plus, ce sachet à moi trop cher ; Lourd et veimeil comme un cœur, amoureux comme une Que revendique votre ire, acerbe et impérative ! Ichair,

Des voix en sourdent, j'écoute : et de vous les sœurs cap- Où j'entends, où je vois fondre et s'évanouir dans l'air [tives Sur les ondes du parfum, qui m'enlève, où je me perds. En rondes de visions, des Denyses fugitives :

Insaisissable caresse, auréole de baisers. Radieuse nébuleuse, où chacun de vos pensers. Vers son rivage m'appelle, allègre ou mélancolique :

C'est vous toute que j'écoute et vous seule que je vois. Quand m'insuffle ses chaleurs l'extravagante relique Que j'entends malgré vos pleurs, éterniser, fleur, en moi.

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