‹ La guirlande de JulieChapitre 47 sur 90 · XLVIII NOTICE · texte numérisé non relu

XLVIII NOTICE

sa Notice du sujet allégorique traité dans ce madrigal ; nous ne jugerons donc que l'œuvre en elle-même. — Chapelain s'était si puissamment imposé à son époque, avant la pénible apparition de son poëme, que de fait il ne pouvait être médiocre. Les quelques pièces qu'il donnait en à-compte sur son colossal chef-d'auvre^ étaient saisies, admirées, exaltées avec une telle passion, que c'eût été un crime de ne pas s'extasier. — Aujourd'hui nous pouvons considérer la Couronne Impériale avec un sens plus rassis et exempt de ce prisme d'enthousiasme qui fit regarder le créateur de la Pucelle comme le premier poëte du monde, et, à l'avouer franchement, le madrigal de Chapelain nous semble légèrement boursouflé et d'une allure un peu trop majestueuse pour l'harmonie générale et l'ensemble bien caractérisé de la Guirlande.

Godeau ', par contre, trouva pour sa Tulipe une forme fraîche et idyllique ; il donna à son vers l'élégance et le tour agréable de la pastorale, et le madrigal du Nain de la princesse Julie est si honnêtement

I. Antoine Godeau, évêque de Grasse et de Vence, de l'Académie française; né vers i6o5, mort en i 6^2. Les ouvrages de Godeau sont tellement considérables que nous renvoyons au Catalogue académique, dressé par l'abbé d'Olivet. — M. de Grasse présida au mariage du marquis de Montausier et de Julie d'Angennes. « Ce fut à Rueil que les nopces se firent, dit Tallemant. et par une rencontre plaisante, celuy qu'on appeloit autrefois le Nain de la princesse Julie fut celuy-là même qui les espousa. ><

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