NOTICE. XLVII
Tandis que ses beaux ans furent en leur esté, Jamais tant de vertu, d'esprit et de clarté N'ont rendu parmi nous un mérite célèbre.
Ses beaux ans ne sont plus, mais son nom vit toujours, Et la nuit ny l'oubli de l'empire funèbre Jamais sous le soleil n'en borneront le cours.
Il nous reste à noter les huit poètes qui, bornant leur ambition à un seul madrigal, choisirent avec recherche, sur les fertiles coteaux de l'Hélicon, la fleur unique dont ils devaient orner le front de Julie.
Commençons par Chapelain ■ et son altière Couronne Impériale, qui fut si goûtée à l'hôtel de Rambouillet. M. de Gaignères parle assez longuement dans
talent original et personnel, une imagination vive et colorée, une forme correcte et pure. — Boileau ayant dédaigné de le débarbouiller de son fiel, il est resté inconnu des chercheurs de nos jours. Voyez :
1° Poésies meslées du sieur de Pinchesne, dédiées à Monseigneur le duc de Montausier, in-4°, 1672 ;
2° Amours et poésies chrestiennes de M. de Pinchesne, in-4*', 1674;
j° Géorgiques de Virgile, traduites en vers françois par Martin de Pinchesne, in-8, Rouen, 1708.
I. L'abbé Goujet, dans %a. Bibliothèque française itomeXVII, p. 373), attribue à Chapelain, outre la Couronne Impériale, une pièce intitulée l'Aigle de l'Empire à la princesse Julie. Cette épistre de 96 vers environ, qui est insérée dans le Recueil de Sercy .^tome V, p. 400), ne peut être de Chapelain, car elle se trouve signée des initiales D. M. (sans doute Desmarests). Dans le même Recueil se trouve une pièce qui est assurément de Chapelain, c'est un sonnet sur le mariage de M. le marquis de Montausier. Voyez, sur la Couronne Impériale, la note 2, aux Notes et Variantes,